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Loi modifiant la Loi sur les services à l’enfant et à lafamille

Titre complet:
Loi modifiant la Loi sur les services à l’enfant et à lafamille

Résumé#

Ce projet de loi du Manitoba met à jour la législation sur le bien-être des enfants pour mieux soutenir les jeunes lorsqu'ils atteignent 18 ans et pour reconnaître les lois sur les services aux enfants et aux familles autochtones. Il permet à la province de continuer à aider certains jeunes adultes jusqu'à l'âge de 21 ans et crée un moyen clair de transférer les cas à un service autochtone lorsque la loi autochtone s'applique. Il met également à jour les lois connexes afin que les termes correspondent et que la surveillance se poursuive.

  • Définit « jeune adulte » comme étant âgé de 18 à moins de 21 ans.
  • Permet la poursuite des soins et de l'entretien pour les jeunes éligibles après qu'ils aient atteint 18 ans afin de les aider à passer à l'indépendance.
  • Établit un processus pour mettre fin à la supervision provinciale ou à la tutelle lorsque la loi autochtone s'applique et que le fournisseur de services autochtones le demande.
  • Indique que, lorsque la tutelle provinciale prend fin, les droits parentaux peuvent être rétablis, si cela est permis par la loi autochtone.
  • Exige un avis à l'agence, au tribunal (si une ordonnance du tribunal prend fin), aux parents et à l'enfant s'il a 12 ans ou plus.
  • Aligne les lois connexes et confirme que l'Avocat des enfants et des jeunes peut examiner ces services pour jeunes adultes.
  • Entre en vigueur le jour où il reçoit la sanction royale.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Jeunes adultes en soins (âges 18–20)

    • Si vous étiez en soins la veille de votre 18e anniversaire, la province peut continuer à vous aider avec des soins et de l'entretien pour soutenir votre passage à l'indépendance.
    • Cela s'applique si vous étiez en soins de parenté, en soins coutumiers, en soins volontaires, sous une renonciation volontaire à la tutelle, ou si une agence était votre tuteur temporaire ou permanent.
    • L'aide peut inclure un soutien pour les besoins de base et la stabilité, mais elle n'est pas automatique ; le directeur décide et peut approuver une agence pour la fournir.
  • Parents et familles

    • Si le cas de votre enfant est couvert par une loi sur les services aux enfants et aux familles autochtones, la supervision provinciale ou la tutelle peut prendre fin à une date fixée.
    • Vous serez informé lorsque cela se produira. Si votre enfant a 12 ans ou plus, il sera également informé.
    • Les droits et devoirs parentaux qui ont pris fin en vertu de la loi provinciale peuvent être rétablis, selon la loi autochtone qui s'applique.
  • Familles et communautés autochtones

    • Le projet de loi reconnaît les lois sur les services aux enfants et aux familles autochtones qui sont publiquement affichées selon les règles fédérales, ou adoptées dans le cadre d'accords d'autonomie approuvés.
    • Votre fournisseur de services autochtones peut demander à la province de mettre fin à sa supervision ou à sa tutelle, et de fixer la date de transfert du cas.
  • Aidants (accueil, parenté, soins coutumiers)

    • Les jeunes atteignant 18 ans peuvent continuer à recevoir un soutien jusqu'à 21 ans s'ils étaient en soins juste avant 18 ans, ce qui peut aider avec le logement et les besoins quotidiens pendant la transition.
  • Agences et travailleurs des services aux enfants et aux familles

    • Vous pouvez continuer à soutenir les jeunes adultes éligibles après 18 ans avec l'approbation écrite du directeur.
    • Il existe un nouveau processus écrit avec les fournisseurs de services autochtones pour mettre fin aux ordonnances provinciales lorsque la loi autochtone s'applique, ainsi que des avis requis.
  • Tribunaux

    • Le tribunal sera informé lorsque l'ordonnance du tribunal pour la supervision ou la tutelle est annulée dans le cadre de ce processus.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Étendre le soutien jusqu'à 21 ans aide les jeunes quittant les soins à éviter une perte soudaine d'aide et à avoir une transition plus stable vers la vie adulte.
  • Reconnaître les lois sur le bien-être des enfants autochtones respecte la juridiction autochtone et soutient les soins dirigés par la communauté.
  • Le transfert clair vers les services autochtones réduit le chevauchement et la confusion entre les systèmes.
  • Permettre le rétablissement des droits parentaux, lorsque la loi autochtone le permet, peut soutenir la réunification familiale selon les règles de la communauté.
  • Maintenir l'Avocat des enfants et des jeunes impliqué ajoute une surveillance indépendante pour les services aux jeunes adultes.

Point de vue des opposants#

  • Le soutien après 18 ans est discrétionnaire (« peut » fournir), donc l'aide peut varier selon le cas et la région plutôt que d'être garantie.
  • Le projet de loi ne précise pas exactement ce que « soins et entretien » inclut, ce qui pourrait entraîner des services inégaux.
  • Le transfert de cas aux lois autochtones pourrait créer de la confusion ou des lacunes dans les services si la coordination est faible.
  • Le rétablissement des droits parentaux lorsque la tutelle provinciale prend fin peut soulever des préoccupations en matière de sécurité si les vérifications ne sont pas claires dans la pratique.
  • Le projet de loi ne traite pas des besoins de financement ou de personnel qui peuvent accompagner le soutien prolongé et les transitions de système.