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Reconnaissance automatique des biens et services

Titre complet:
Loi sur la reconnaissance commerciale

Résumé#

La Loi sur la reconnaissance commerciale vise à faciliter la vente de biens et l'offre de services en Colombie-Britannique s'ils sont déjà autorisés dans une autre province canadienne. Son objectif principal est de réduire les barrières commerciales à l'intérieur du Canada tout en maintenant des protections clés en place.

  • Si un produit peut être vendu ou utilisé dans une autre province, il peut être vendu ou utilisé en C.-B.
  • Si un service peut être offert dans une autre province, il peut être offert en C.-B.
  • Les règles locales concernant la manière dont un produit est vendu ou utilisé, ou comment un service est fourni, peuvent toujours s'appliquer.
  • Les règles concernant qui peut vendre ou acheter un produit, ou qui peut recevoir un service, peuvent toujours s'appliquer (par exemple, les limites d'âge ou la licence des vendeurs).
  • La Loi ne modifie pas les règles relatives aux peuples autochtones, aux taxes, à l'incorporation ou aux monopoles gouvernementaux existants.
  • Un ministre peut ordonner aux régulateurs de modifier ou d'abroger des règles conflictuelles ; s'ils n'agissent pas dans les 60 jours, le ministre peut apporter les modifications.
  • Le Cabinet peut établir des règlements pour exclure certains biens, services ou provinces de la reconnaissance automatique.
  • La Loi ne couvre pas les professions réglementées déjà gérées en vertu de la Loi sur la mobilité de la main-d'œuvre.
  • Elle entre en vigueur à une date fixée par le gouvernement, pas immédiatement.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Consommateurs
    • Un choix plus large de produits et de services provenant de tout le Canada pourrait devenir disponible en C.-B.
    • Les protections quotidiennes comme les limites d'âge, les étiquettes de sécurité et les pratiques de vente peuvent toujours être appliquées en C.-B.
  • Entreprises et détaillants
    • Il est plus facile d'importer et de vendre des biens qui respectent les règles d'une autre province, sans avoir besoin d'un second ensemble d'approbations en C.-B.
    • Vous devez toujours suivre les règles de la C.-B. sur la manière dont vous vendez (par exemple, retours, affichage des prix, publicité) et qui peut vendre (par exemple, licences).
    • Si votre produit ou service est exclu par un règlement futur, les règles spécifiques à la C.-B. continueraient de s'appliquer.
  • Fournisseurs de services et entrepreneurs
    • Les services autorisés dans une autre province peuvent être offerts en C.-B., mais vous devez toujours suivre les règles de la C.-B. sur la manière dont le service est fourni.
    • Cette Loi ne remplace pas la licence pour les professions réglementées (comme de nombreux secteurs de la santé, du droit ou des métiers spécialisés). Celles-ci restent sous la Loi sur la mobilité de la main-d'œuvre.
  • Peuples autochtones et Premières Nations
    • Les mesures relatives aux peuples autochtones ne sont pas modifiées par cette Loi.
  • Monopoles de la Couronne et secteurs réglementés
    • Les monopoles existants (comme certaines structures de distribution d'alcool ou d'assurance automobile) ne sont pas affectés par la règle de reconnaissance automatique.
    • Les règles fiscales et d'incorporation des entreprises restent inchangées.
  • Gouvernements locaux et régulateurs
    • Si une règle d'un régulateur local ou sectoriel est en conflit avec cette Loi, un ministre peut exiger des modifications et intervenir si les changements ne sont pas effectués dans les 60 jours.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Réduit la paperasse et accélère l'accès aux biens et services à travers le Canada.
  • Aide les petites et moyennes entreprises à s'étendre en C.-B. sans payer pour des approbations en double.
  • Peut réduire les coûts et augmenter le choix pour les consommateurs et les entreprises.
  • Maintient des protections clés en place en permettant à la C.-B. de réglementer la manière dont les biens et services sont vendus et qui peut les vendre ou les recevoir.
  • S'aligne sur les objectifs nationaux de réduction des barrières commerciales internes tout en permettant des exceptions ciblées.

Point de vue des opposants#

  • La reconnaissance automatique pourrait affaiblir les normes spécifiques à la C.-B. si d'autres provinces ont des règles plus souples.
  • Donne trop de pouvoir aux ministres pour contourner les régulateurs indépendants et les organismes locaux dans les 60 jours.
  • Le large pouvoir de réglementation permet au Cabinet de choisir des exceptions, ce qui pourrait créer de l'incertitude ou un traitement inégal entre les provinces ou les secteurs.
  • Les groupes de consommateurs et environnementaux peuvent s'inquiéter de l'application, puisque la Loi ne crée pas d'infractions ou de pénalités en soi.
  • Des exceptions complexes (questions autochtones, monopoles, taxes, incorporation, professions réglementées) peuvent rendre difficile pour les entreprises de savoir quelles règles s'appliquent encore.