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Transparence obligatoire du financement pour les groupes de plaidoyer

Titre complet:
Loi sur la transparence des organisations de plaidoyer

Résumé#

Ce projet de loi exigerait des groupes de plaidoyer en C.-B. qu'ils soient plus transparents sur l'origine de leurs fonds. Il se concentre sur l'argent provenant du gouvernement de la C.-B., du gouvernement fédéral et de sources étrangères. Il permet également aux résidents de la C.-B. de demander au tribunal de faire respecter ces règles et prévoit de fortes amendes en cas de violation.

  • S'applique aux groupes à but lucratif et à but non lucratif qui font du plaidoyer public ou tentent d'influencer le gouvernement en C.-B., s'ils reçoivent 10 000 $ ou plus en un an de la C.-B., du fédéral ou de sources étrangères.
  • Les groupes doivent publier un rapport annuel dans les 60 jours suivant la fin de chaque exercice fiscal avec des états financiers et des totaux de financement de la C.-B., du fédéral et de sources étrangères. Pour l'argent étranger, ils doivent lister chaque source. Le rapport doit également inclure la compensation totale versée.
  • Si un groupe couvert a reçu de l'argent de la C.-B., du fédéral ou de sources étrangères au cours des cinq dernières années fiscales, il doit afficher un avis clair sur son site web et ses réseaux sociaux (par exemple, « CETTE ORGANISATION A REÇU DES FONDS DE SOURCES ÉTRANGÈRES ») avec un lien vers ses rapports.
  • Les groupes doivent conserver les cinq dernières années de rapports en ligne gratuitement et divulguer leurs noms légaux et commerciaux, leurs affiliés (entités liées) et qui contrôle qui. Les mises à jour doivent être effectuées dans les 30 jours suivant les changements.
  • Tout citoyen canadien vivant en C.-B. peut demander à la Cour suprême de la C.-B. (après un préavis de 30 jours au procureur général) de faire respecter la loi. Le tribunal peut ordonner la conformité et des pénalités, et peut accorder au demandeur jusqu'à 30 % de la pénalité si ses informations ont été utiles.
  • Les pénalités peuvent inclure le paiement d'un montant égal à tout financement non divulgué, plus jusqu'à 10 millions de dollars. Les directeurs, dirigeants ou agents qui ont sciemment permis une violation peuvent être condamnés à une amende allant jusqu'à 750 000 $. Un groupe qui enfreint la loi ne peut pas obtenir plus de financement public de la C.-B. tant qu'il ne se conforme pas.
  • La loi entrerait en vigueur à une date fixée ultérieurement par règlement.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Organisations de plaidoyer, œuvres de charité et entreprises qui font du plaidoyer :

    • Si vous recevez 10 000 $ ou plus en un an de la C.-B., du fédéral ou de sources étrangères, prévoyez de déposer un rapport annuel dans les 60 jours suivant la fin de l'année.
    • Soyez prêt à afficher des avis clairs sur votre site web et vos réseaux sociaux pendant cinq ans après avoir reçu de l'argent de la C.-B., du fédéral ou de sources étrangères, avec des liens vers vos rapports.
    • Conservez cinq ans de rapports en ligne gratuitement. Divulguez vos noms légaux et commerciaux, vos affiliés et les relations de contrôle. Mettez à jour dans les 30 jours suivant tout changement.
    • Suivez les sources étrangères en détail, y compris les bailleurs de fonds spécifiques.
    • Le non-respect risque de lourdes amendes et une suspension de la réception de financement public de la C.-B. jusqu'à ce que vous vous conformiez.
  • Directeurs, dirigeants et personnel senior :

    • Vous pouvez faire face à des pénalités personnelles allant jusqu'à 750 000 $ si vous permettez sciemment une violation.
    • De solides contrôles internes, des dossiers précis et des mises à jour web en temps opportun seront importants.
  • Donateurs et membres :

    • Vous pourrez voir si un groupe reçoit de l'argent de la C.-B., du fédéral ou de sources étrangères et consulter leurs informations financières récentes en ligne.
    • Si vous êtes un donateur non canadien, votre soutien peut être identifié comme une source étrangère.
  • Grand public :

    • Vous verrez des avis clairs sur les sites web des groupes et les réseaux sociaux indiquant s'ils ont reçu un financement de la C.-B., du fédéral ou de sources étrangères, avec des liens vers des rapports que vous pouvez lire gratuitement.
  • Résidents de la C.-B. (citoyens canadiens) :

    • Vous pouvez demander au tribunal de faire respecter la loi après avoir donné un préavis de 30 jours au procureur général.
    • Si le tribunal ordonne une pénalité et que vos informations ont été utiles, vous pourriez recevoir jusqu'à 30 % de cette pénalité.

Dépenses#

Coût public estimé : Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Améliore la transparence afin que les gens puissent voir qui finance le plaidoyer, y compris l'argent des contribuables et les sources étrangères.
  • Aide le public et les médias à juger d'un éventuel biais ou conflit lorsque des groupes s'expriment sur des questions.
  • Des avis uniformes sur les sites web et les réseaux sociaux rendent les divulgations difficiles à manquer et faciles d'accès.
  • De fortes pénalités dissuadent de cacher des financements ; une récompense potentielle encourage les lanceurs d'alerte à se manifester.
  • Utilise les tribunaux et les demandes citoyennes au lieu de créer une nouvelle agence d'application de la loi.

Point de vue des opposants#

  • Ajoute des coûts administratifs et des délais serrés, ce qui peut mettre à rude épreuve les petites organisations à but non lucratif et les œuvres de charité.
  • Des étiquettes proéminentes pourraient stigmatiser les groupes et décourager la libre expression ou la collecte de fonds.
  • Permettre des poursuites privées pourrait inviter au harcèlement ou à des litiges stratégiques, détournant des ressources du travail programmatique.
  • De lourdes amendes et une responsabilité personnelle pourraient être disproportionnées et pourraient dissuader des subventions ou partenariats étrangers légitimes.
  • Pourrait dupliquer ou entrer en conflit avec les divulgations de charité fédérales existantes et les règles de lobbyistes de la C.-B., créant de la confusion.
  • Suivre les « affiliés » et toutes les sources étrangères peut être complexe, surtout lorsque les fonds passent par des intermédiaires.