Interdiction des gestionnaires et du personnel des RH comme remplaçants en cas de grève

Titre complet:
Loi modifiant le Code canadien du travail (travailleurs de remplacement)

Résumé#

Ce projet de loi modifie les règles du Code canadien du travail concernant les « travailleurs de remplacement » (personnes utilisées pour effectuer le travail des travailleurs en grève ou en lock-out) dans les lieux de travail réglementés par le fédéral. Il interdirait aux employeurs d'utiliser des gestionnaires ou certains membres du personnel des ressources humaines/relations de travail d'un autre site pour effectuer le travail des employés en grève ou en lock-out. L'objectif semble être de limiter le remplacement pendant un conflit de travail.

Changements clés :

  • Interdit d'utiliser une personne qui exerce des fonctions de gestion d'un autre lieu de travail pour effectuer les tâches des employés en grève ou en lock-out.
  • Interdit d'utiliser une personne employée dans une capacité confidentielle en matière de relations de travail (par exemple, le personnel des RH ou des relations industrielles) d'un autre lieu de travail pour effectuer ces tâches.
  • Couvre également les personnes transférées dans le lieu de travail en grève après le jour où les parties ont donné un avis de négociation collective.
  • S'applique aux employeurs et lieux de travail réglementés par le Code canadien du travail (comme les banques, le transport interprovincial, les compagnies aériennes, les télécommunications et de nombreuses sociétés d'État).
  • Le texte du projet de loi fourni n'ajoute pas de nouvelles pénalités ou d'organismes d'application; il modifie le libellé des règles existantes sur les pratiques de travail déloyales.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Travailleurs dans les secteurs réglementés par le fédéral

    • Pendant une grève ou un lock-out, votre employeur ne pourrait pas faire appel à des gestionnaires ou à du personnel confidentiel en matière de relations de travail d'un autre site (ou transférés après l'avis de négociation) pour effectuer le travail de votre unité.
    • Cela pourrait affecter l'équilibre des pouvoirs dans les négociations et la manière dont les conflits se déroulent.
  • Employeurs (réglementés par le fédéral)

    • Vous ne seriez pas autorisé à utiliser des gestionnaires ou du personnel confidentiel en matière de relations de travail d'autres lieux—ou ceux transférés après l'avis de négociation—pour effectuer le travail des employés en grève ou en lock-out.
    • Vous devriez planifier vos opérations pendant un conflit sans compter sur ces catégories de personnel comme remplaçants et vous assurer que les politiques et déploiements respectent les nouvelles limites.
  • Syndicats

    • Des motifs plus clairs pour contester l'utilisation de gestionnaires ou de personnel confidentiel en matière de relations de travail hors site pendant un conflit.
    • Les plaintes seraient probablement traitées dans le cadre des processus existants de pratiques de travail déloyales du Code canadien du travail.
  • Grand public

    • Dans les secteurs sous juridiction fédérale, les niveaux de service pendant les grèves pourraient être plus affectés si les employeurs ne peuvent pas utiliser ce personnel comme remplaçants. Le projet de loi ne traite pas des arrangements de services essentiels; la loi et les accords existants continueraient de s'appliquer.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Effets possibles à considérer :

  • Les employeurs pourraient faire face à des coûts de conformité et de planification opérationnelle pendant les conflits.
  • Les conseils du travail et les arbitres pourraient voir une charge de travail supplémentaire pour traiter les plaintes dans le cadre des processus existants. Aucune estimation n'est fournie.

Point de vue des partisans#

  • Le projet de loi semble destiné à combler une lacune qui permet aux employeurs d'atténuer l'impact d'une grève en important des gestionnaires ou du personnel confidentiel en matière de relations de travail d'autres lieux de travail.
  • Les partisans pourraient soutenir que cela renforce le droit pratique de grève et encourage des règlements de négociation plus équitables et plus rapides en maintenant la pression des deux côtés.
  • Cela pourrait réduire les conflits et les litiges en clarifiant qui ne peut pas être utilisé pour effectuer le travail en grève.
  • Éviter que le personnel des relations de travail ne soit impliqué dans les tâches en grève pourrait éviter de brouiller les rôles qui pourraient aggraver les tensions pendant un conflit.

Point de vue des opposants#

  • Une préoccupation est que les employeurs auraient moins d'options pour maintenir les opérations ou la sécurité pendant une grève ou un lock-out, ce qui pourrait augmenter les perturbations de service.
  • Les termes « exerce des fonctions de gestion » et « employé dans une capacité confidentielle en matière de relations industrielles » pourraient être contestés dans la pratique, entraînant des conflits et des retards.
  • Il n'est pas clair à partir du texte fourni comment ce changement s'intègre aux autres règles existantes sur qui peut effectuer du travail pendant un conflit, ce qui pourrait créer de l'incertitude.
  • Le texte du projet de loi fourni ne détaille pas les pénalités ou les nouveaux outils d'application, donc l'efficacité dépendrait des processus de plainte et d'arbitrage actuels, qui peuvent prendre du temps.