Organismes de gouvernance des Premières Nations
- Peuvent adopter, administrer et appliquer leurs propres lois sur l'eau et les eaux usées sur les terres des Premières Nations. Doivent publier ces lois (site web et Gazette des Premières Nations).
- Peuvent étendre leur compétence en matière d'eau aux « zones de protection » adjacentes si la Première Nation, le Canada et la province/territoire s'accordent sur le fonctionnement des lois ensemble.
- Peuvent choisir si les normes minimales pour l'eau potable et les eaux usées suivent les repères fédéraux ou les normes de la province/territoire. Si aucun choix n'est fait, le ministre doit travailler avec la Première Nation pour appliquer celle qui est la plus élevée.
- Peuvent exclure les règlements fédéraux sur l'eau de l'application sur leurs terres si leur propre loi couvre le domaine (les normes minimales s'appliquent toujours).
- Peuvent conclure des accords avec le Canada et avec les gouvernements provinciaux/territoriaux/municipaux sur le financement, l'administration, l'application, les services et la protection de l'eau de source. La délégation à d'autres gouvernements ou organismes publics/à but non lucratif est autorisée si ceux-ci consentent.
- Co-développeront un cadre de financement avec le ministre qui prend en compte les coûts en capital, d'exploitation et d'entretien, de surveillance, d'application, de rapport, juridiques et d'éloignement, de gouvernance, de capacité, d'assurance et de normes comparables.
- Recevront un soutien pour accéder à des informations sur l'assurance concernant les risques et les primes pour les systèmes d'eau.
- La Charte canadienne des droits et libertés s'applique lors de l'exercice de cette compétence.
Résidents, occupants et utilisateurs de bâtiments sur les terres des Premières Nations
- L'eau potable (provenant de systèmes publics ou privés sur les terres des Premières Nations) doit répondre à au moins la norme de qualité minimale choisie. Les eaux usées doivent répondre à au moins la norme minimale d'effluent choisie.
- La quantité d'eau doit être suffisante pour la consommation, la cuisine, l'hygiène, l'assainissement, la sécurité, la protection contre les incendies, les urgences et les besoins culturels/spirituels, en fonction de l'utilisation actuelle et future.
- Le ministre doit faire des « meilleurs efforts », en coopération avec chaque Première Nation, pour garantir l'accès à de l'eau potable propre et sécuritaire sur les terres des Premières Nations.
Opérateurs et personnel des systèmes d'eau sur les terres des Premières Nations
- Peuvent faire face à de nouvelles exigences par le biais des lois des Premières Nations ou des règlements fédéraux concernant la formation et la certification, la gestion des actifs, la surveillance, le rapport, la santé et la sécurité au travail, la planification d'urgence, les permis et l'assurance.
- Pourraient faire face à des pénalités pour non-conformité en vertu des lois des Premières Nations ou des règlements fédéraux.
Provinces, territoires et municipalités
- Peuvent conclure des accords avec le Canada et les Premières Nations sur la protection de l'eau de source, les services et l'application. Si un accord entre le Canada et une province/territoire/municipalité pourrait affecter une Première Nation, cette Première Nation doit être partie ou être consultée.
- Les normes provinciales/territoriales peuvent s'appliquer sur les terres des Premières Nations si choisies par la Première Nation, ou si elles sont plus élevées lorsque aucun choix n'est fait.
Entreprises et organisations sur les terres des Premières Nations
- Les systèmes d'eau privés sur les terres des Premières Nations doivent répondre aux mêmes normes minimales que les systèmes publics et peuvent être soumis à des permis, à la surveillance et à l'application en vertu des lois des Premières Nations ou des règlements fédéraux.