Loi sur la déclaration relative aux droits des peuples autochtones

Titre complet:
Loi modifiant la Loi sur le ministère de la Justice

Résumé#

Ce projet de loi modifierait la Loi sur le ministère de la Justice pour exiger une déclaration sur les droits des Autochtones pour chaque projet de loi gouvernemental. La déclaration doit expliquer les effets possibles sur les droits des Autochtones protégés par l'article 35 de la Constitution et indiquer si le projet de loi est conforme à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA). L'objectif global est d'accroître la transparence sur la manière dont les nouvelles lois pourraient affecter les droits des Premières Nations, des Inuits et des Métis et de vérifier si une consultation appropriée a eu lieu.

Changements clés :

  • Exige que le ministre de la Justice dépose (présente officiellement) une déclaration pour chaque projet de loi gouvernemental introduit par un ministre ou un autre représentant de la Couronne, que ce soit à la Chambre des communes ou au Sénat.
  • La déclaration doit exposer les effets potentiels sur :
    • les droits et libertés garantis par la Charte ; et
    • les droits des Autochtones reconnus et affirmés par l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.
  • La déclaration doit également indiquer si le projet de loi est conforme au DNUDPA.
  • Si le projet de loi pourrait affecter les droits de l'article 35, la déclaration doit inclure un résumé détaillé de toute consultation avec les peuples autochtones qui détiennent ces droits, ou indiquer qu'aucune consultation n'a eu lieu.
  • Définit « peuples autochtones » en utilisant la définition de la Constitution (Premières Nations, Inuits et Métis).
  • Le projet de loi stipule que la déclaration est un outil de transparence et ne remplace pas le devoir légal du gouvernement de consulter les peuples autochtones.
  • Entre en vigueur un an après avoir reçu la sanction royale.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Peuples autochtones (Premières Nations, Inuits et Métis)

    • Pour chaque projet de loi gouvernemental, vous pourrez voir une déclaration publique sur les impacts potentiels sur vos droits de l'article 35.
    • S'il y a des impacts potentiels, vous verrez un résumé détaillé de toute consultation avec les titulaires de droits, ou une note claire indiquant qu'aucune consultation n'a eu lieu.
    • Cela ne change ni ne réduit le devoir de la Couronne de consulter ; cela rend simplement l'information sur les impacts et la consultation plus transparente.
  • Parlementaires

    • Vous recevrez une déclaration standardisée avec chaque projet de loi gouvernemental qui signale les impacts possibles sur les droits des Autochtones et indique si le projet de loi est conforme au DNUDPA.
    • Si des consultations n'ont pas eu lieu là où des impacts potentiels existent, la déclaration doit le dire, ce qui pourrait informer le débat, les amendements ou la surveillance.
  • Départements fédéraux et ministre de la Justice

    • Vous devrez évaluer chaque projet de loi gouvernemental pour les impacts potentiels sur les droits de l'article 35 et pour la conformité avec le DNUDPA, et préparer la déclaration.
    • Lorsque des impacts potentiels sont identifiés, vous devrez compiler un résumé détaillé des consultations menées avec les titulaires de droits autochtones spécifiques, ou indiquer qu'aucune consultation n'a eu lieu.
    • Vous devez déposer la déclaration dans la chambre où le projet de loi est introduit.
  • Grand public

    • Vous disposeriez d'informations plus claires et plus précoces sur la manière dont les projets de loi gouvernementaux peuvent affecter les droits des Autochtones et si une consultation a eu lieu.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

  • La nouvelle exigence ajouterait probablement un travail administratif pour analyser les projets de loi, évaluer la conformité au DNUDPA et préparer des déclarations.
  • Lorsque des impacts potentiels de l'article 35 existent, la compilation de résumés de consultations détaillés pourrait ajouter du temps de personnel et des coûts connexes.

Point de vue des partisans#

  • Le projet de loi semble destiné à améliorer la transparence pour le Parlement et le public sur la manière dont la législation peut affecter les droits des Autochtones protégés par la Constitution.
  • Exiger une déclaration sur la conformité au DNUDPA pourrait aider à orienter l'élaboration des lois vers l'objectif déclaré du gouvernement d'aligner les lois fédérales avec le DNUDPA.
  • Inclure des résumés de consultations, ou noter quand aucune n'a eu lieu, pourrait être perçu comme un renforcement de la responsabilité concernant le devoir de la Couronne de consulter.
  • Reconnaître les distinctions entre les Premières Nations, les Inuits et les Métis dans le préambule signale que la consultation significative doit refléter ces différences.
  • Maintenir ensemble les déclarations de la Charte et les évaluations des droits des Autochtones pourrait donner une image plus complète des impacts sur les droits pour chaque projet de loi gouvernemental.

Point de vue des opposants#

  • Une préoccupation est que le projet de loi ne définit pas ce que signifie « conforme au DNUDPA » ou comment cette évaluation doit être faite, ce qui pourrait conduire à des déclarations inégales ou peu claires.
  • Le projet de loi ne précise pas ce qui se passe si une déclaration constate qu'aucune consultation n'a eu lieu ou qu'un projet de loi n'est pas conforme au DNUDPA ; son effet pourrait être limité à la transparence.
  • Cela pourrait augmenter la charge administrative et nécessiter une expertise juridique et de consultation spécialisée dans les départements.
  • L'exigence ne s'applique qu'aux projets de loi gouvernementaux (introduits par un ministre ou un représentant de la Couronne), pas aux projets de loi des membres privés, donc certaines législations n'incluraient pas ces déclarations.
  • Le projet de loi ne précise pas à quel point le « résumé détaillé » des consultations doit être ou qui vérifie son adéquation, ce qui pourrait soulever des questions sur la cohérence et l'exhaustivité.