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Voie de citoyenneté pour les anciens jeunes en soins

Titre complet:
Loi modifiant la Loi sur la citoyenneté et la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés

Résumé#

Ce projet de loi offrirait un chemin clair vers la citoyenneté canadienne pour les personnes qui ont grandi dans des soins gouvernementaux (comme les foyers d'accueil) et qui n'étaient pas citoyennes lorsqu'elles ont quitté ces soins. Il arrête également les expulsions pendant que leur demande de citoyenneté est en cours d'examen et annule toute expulsion en attente si elles sont approuvées.

  • Crée une nouvelle façon d'obtenir la citoyenneté pour les anciens enfants en soins qui vivaient au Canada lorsqu'ils ont quitté ces soins.
  • Les règles de base incluent : au moins un an passé en soins (peut être réparti sur plusieurs périodes), au moins trois ans de présence physique au Canada avant de faire une demande, et ne pas avoir vécu à l'extérieur du Canada pendant plus de 10 ans depuis l'âge de 18 ans.
  • Les personnes qui ont été retournées à leurs parents à la fin des soins ne sont pas éligibles, sauf si ce retour a eu lieu dans l'année suivant leur 18e anniversaire.
  • Permet au ministre de renoncer à l'une de ces règles pour des raisons humanitaires après avoir examiné la situation de la personne.
  • Accepte la déclaration écrite d'un demandeur comme preuve qu'il était en soins, à moins que le ministre ne décide qu'il est plus probable que ce soit faux.
  • Suspend toute expulsion (déportation) pendant que la demande de citoyenneté d'une personne éligible est examinée ; si la citoyenneté est accordée, l'ordre d'expulsion est annulé.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Anciens enfants et jeunes en soins (non citoyens canadiens)

    • Vous pourriez faire une demande directement pour la citoyenneté, même si vous n'êtes jamais devenu résident permanent.
    • Vous devez avoir au moins trois ans de présence physique au Canada avant de faire une demande.
    • Le temps passé en soins doit totaliser au moins un an, et vous devez avoir vécu au Canada lorsque vous avez quitté les soins.
    • Si vous avez passé plus de 10 ans à vivre à l'extérieur du Canada après avoir eu 18 ans, vous ne seriez pas éligible (sauf si le ministre renonce à cela).
    • Si vous faites une demande, le gouvernement ne peut pas vous expulser tant qu'il n'a pas pris de décision finale. Si approuvé, tout ordre d'expulsion existant est annulé.
    • Le ministre peut renoncer à toute règle pour des raisons humanitaires en fonction de vos circonstances.
  • Jeunes actuels en soins

    • Cela crée un filet de sécurité lorsque vous atteignez l'âge adulte si vous n'êtes pas encore citoyen.
    • Garder des dossiers de votre temps en soins aidera, mais votre propre déclaration écrite peut compter comme preuve, à moins que le gouvernement ne prouve le contraire.
  • Travailleurs sociaux, tuteurs et agences de protection de l'enfance

    • Vous pouvez aider les clients à rassembler des chronologies de leur temps en soins et de leur présence physique au Canada.
    • Attendez-vous à des demandes de lettres ou de dossiers, bien qu'une déclaration propre d'un client puisse suffire, sauf si elle est remise en question.
  • Personnes faisant face à une expulsion du Canada qui étaient en soins

    • Si vous êtes éligible et faites une demande par cette nouvelle voie, votre expulsion est suspendue jusqu'à une décision finale.
    • Si vous obtenez la citoyenneté, tout ordre d'expulsion non exécuté devient nul.
  • Impacts de la citoyenneté sur la vie quotidienne (pour ceux approuvés)

    • Statut légal stable sans besoin de renouveler des documents d'immigration.
    • Droit de vote, de détenir un passeport canadien et d'accéder à des emplois nécessitant la citoyenneté.
    • Accès plus facile à des services qui nécessitent souvent une preuve de citoyenneté.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Protège les jeunes vulnérables qui ont grandi au Canada sous soins gouvernementaux et traite l'État comme un "parent" responsable.
  • Comble les lacunes qui ont conduit certains anciens enfants en foyer à faire face à des expulsions vers des pays qu'ils ne connaissent pas.
  • Établit des règles claires et simples et permet des dérogations humanitaires pour éviter des résultats sévères.
  • Accepter la déclaration écrite d'un demandeur réduit la bureaucratie lorsque les dossiers sont manquants ou difficiles à obtenir.
  • La règle de présence physique de trois ans montre un lien réel avec le Canada.
  • Suspendre les expulsions prévient les dommages pendant que la demande est examinée.

Point de vue des opposants#

  • La règle de preuve (accepter une déclaration écrite à moins qu'elle ne soit prouvée fausse) peut être considérée comme trop ouverte à l'erreur ou à la fraude, plaçant un fardeau sur les fonctionnaires pour contester les revendications.
  • Certains peuvent voir cela comme un octroi de citoyenneté sans l'étape habituelle de résidence permanente ou de tests de langue/connaissance, soulevant des préoccupations d'équité par rapport à d'autres immigrants.
  • Pourrait ajouter aux arriérés de traitement et nécessiter une nouvelle coordination avec les agences provinciales de protection de l'enfance pour confirmer les antécédents.
  • Les définitions de qui était "en soins" et "résident ordinaire" peuvent être complexes à appliquer dans les anciens cas avec des dossiers limités.
  • Suspendre les expulsions pendant les demandes pourrait permettre à des personnes avec des revendications faibles de rester plus longtemps, augmentant les coûts d'application et d'administration.