Retour aux projets de loi

National Strategy to Combat Human Trafficking Act

Titre complet:
Loi concernant la Stratégie nationale de lutte contre la traite des personnes

Résumé#

Ce projet de loi inscrirait la Stratégie nationale du Canada pour lutter contre la traite des personnes dans la loi. Il oblige le gouvernement fédéral à tenir la stratégie à jour, à suivre les principaux accords des Nations Unies et à faire rapport sur les progrès chaque année. Il exige également des examens publics réguliers et place les survivants au centre du travail.

  • Le ministre de la Sécurité publique doit maintenir et mettre à jour la stratégie nationale de lutte contre la traite.
  • La stratégie doit soutenir les survivants, élargir la prévention et améliorer les poursuites en utilisant une approche tenant compte des traumatismes (soins qui évitent de re-traumatiser les personnes).
  • Elle doit s'attaquer aux causes profondes telles que la pauvreté et la discrimination et protéger les groupes à risque plus élevé.
  • Un site web public partagera des recherches, des signes à surveiller et de l'aide pour les communautés.
  • Les travailleurs fédéraux recevront une formation continue ; des objectifs clairs et des délais doivent être fixés et suivis.
  • Les survivants doivent diriger un comité consultatif, et le conseiller principal du ministre sur la traite doit être un survivant.
  • Le gouvernement doit examiner la stratégie dans les deux ans, puis tous les cinq ans, avec des contributions publiques, et publier les résultats.
  • Un rapport annuel au Parlement montrera les progrès chaque année.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Survivants et familles

    • Plus d'accent sur le soutien pour retrouver l'indépendance, avec des services qui sont culturellement et linguistiquement sensibles.
    • Rôle renforcé pour les survivants dans la définition des programmes et des conseils au ministre.
    • Accès plus facile à l'information et aux ressources via un site web unique.
  • Personnes à risque plus élevé (femmes et filles autochtones, noires et asiatiques, jeunes à risque, migrants)

    • Campagnes de prévention et de sensibilisation ciblées dans les communautés.
    • Services et formations conçus pour s'adapter à différentes cultures et langues.
  • Membres de la communauté et public

    • Informations plus claires sur la façon de repérer les signes de la traite et où obtenir de l'aide.
    • Occasion de partager des opinions lors des examens publics de la stratégie.
  • Fournisseurs de services et ONG

    • Plus de coordination avec les partenaires fédéraux, provinciaux et municipaux.
    • Augmentations possibles des références et des demandes de formation liées à la stratégie nationale et au travail de sensibilisation.
  • Professionnels de l'application de la loi et de la justice

    • Plus de formation et d'outils pour identifier les cas de traite et travailler avec les survivants de manière tenant compte des traumatismes.
    • Coordination renforcée avec d'autres agences et pays.
  • Fonctionnaires fédéraux

    • Formation continue requise sur la traite et les pratiques tenant compte des traumatismes.
    • Objectifs clairs et délais de rapport pour suivre les progrès.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Met la stratégie de lutte contre la traite sur des bases stables et à long terme avec des objectifs clairs et une responsabilité.
  • Éléve le leadership des survivants afin que les programmes reflètent les besoins réels et évitent de nuire.
  • Renforce la prévention en sensibilisant et en s'attaquant aux causes profondes telles que la pauvreté et la discrimination.
  • Améliore la coordination entre les gouvernements et avec les partenaires internationaux.
  • Renforce la capacité du système judiciaire à trouver, enquêter et poursuivre la traite tout en soutenant mieux les survivants.
  • Aligne le travail du Canada avec les engagements internationaux pour protéger les femmes et les enfants.

Point de vue des opposants#

  • N'inclut pas de financement dédié, ce qui pourrait limiter l'impact et augmenter les attentes sans ressources.
  • Ajoute des examens et des rapports qui peuvent augmenter la paperasse et les coûts administratifs.
  • L'accent mis sur la formation et les causes profondes pourrait, selon certains, détourner l'attention des interventions policières de première ligne et des poursuites.
  • L'orientation fédérale peut chevaucher les rôles provinciaux et municipaux, risquant la duplication ou la confusion.
  • Un nouveau site web et plus de formation pourraient avoir un effet limité dans le monde réel s'ils ne sont pas associés à des services concrets et à l'application de la loi.
  • Exiger que certains rôles consultatifs soient occupés uniquement par des survivants pourrait limiter la flexibilité d'inclure d'autres experts.