Projet de loi sur l'Ombudsman de la santé pour améliorer la sécurité des patients

Titre complet:
Loi sur l'Ombudsman de la santé et la responsabilité en matière de sécurité des patients

Résumé#

Le projet de loi créerait un Ombudsman de la santé de la Nouvelle-Écosse pour enquêter sur des plaintes graves concernant les soins de santé financés par l'État et la sécurité des patients. L'ombudsman pourrait enquêter sur des plaintes individuelles et des problèmes de sécurité plus larges, faire des recommandations aux autorités sanitaires et surveiller si des mesures correctives sont mises en œuvre.

  • L'ombudsman serait un fonctionnaire de l'Assemblée législative et devrait être un professionnel de la santé qualifié avec une expérience significative en soins directs.
  • Les patients, anciens patients, représentants et certains membres de la famille pourraient déposer des plaintes concernant des préjudices graves, négligence, retards, erreurs de traitement, dotation en personnel, communication ou autres préoccupations en matière de sécurité.
  • L'ombudsman pourrait commencer des enquêtes sans recevoir de plainte.
  • Les autorités sanitaires et les prestataires de services concernés devraient fournir des informations et des documents lorsque cela est requis.
  • Les rapports d'enquête pourraient être rendus publics lorsque l'ombudsman le considère dans l'intérêt public ou nécessaire pour la sécurité publique.
  • La représailles contre les plaignants, les patients ou les personnes fournissant des informations seraient interdites.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Patients et anciens patients : Vous pourriez vous plaindre auprès de l'ombudsman concernant des problèmes graves liés aux soins, y compris des blessures graves ou la mort, négligence, échecs de réponse d'urgence, erreurs de traitement majeures, soins retardés, diagnostics manqués ou échecs à partager des informations critiques.
  • Familles et représentants : Vous pourriez vous plaindre avec le consentement du patient, ou en tant que représentant autorisé ou décideur substitut. Si un ancien patient est décédé, un représentant de la succession ou, dans certains cas, un membre de la famille pourrait se plaindre.
  • Travailleurs de la santé et autres : Vous pourriez fournir des informations sur des risques systémiques pour la sécurité des patients, même si vous ne déposez pas de plainte personnelle.
  • Autorités sanitaires : Elles devraient coopérer avec les enquêtes, fournir les informations et dossiers requis, répondre aux recommandations et faire rapport sur les actions correctives prévues.
  • Confidentialité : Les enquêtes seraient privées. Les rapports auraient généralement des informations personnelles supprimées avant d'être remis à d'autres ou rendus publics. Le projet de loi permet à l'ombudsman de partager des informations avec un autre organisme lorsque la question relève de l'autorité de cet organisme.
  • Procédures judiciaires : Si la question est déjà devant un tribunal ou un autre processus légal, l'ombudsman doit limiter l'enquête si nécessaire pour éviter de nuire à cette procédure.
  • Protection contre les représailles : Le projet de loi interdirait les représailles contre les plaignants, les patients concernés et les personnes fournissant des informations.
  • Ce qui n'est pas clair : Le projet de loi n'explique pas clairement comment les plaintes seraient soumises, combien de temps les enquêtes pourraient prendre, ou comment les recommandations seraient appliquées si une autorité sanitaire les rejette.

Dépenses#

Le projet de loi créerait un nouveau bureau public et pourrait augmenter les coûts administratifs, mais aucune estimation n'est disponible.

  • Le gouvernement devrait financer le salaire de l'ombudsman, le personnel, les enquêtes, les rapports et le travail de surveillance.
  • Les autorités sanitaires et les prestataires de services pourraient faire face à des coûts liés à la réponse aux enquêtes, à la production de dossiers et à la mise en œuvre d'actions correctives.
  • Le projet de loi ne fixe pas de budget, de frais ou de montant de financement spécifique. Le financement proviendrait de l'argent approuvé par la Législature.
  • Les autorités sanitaires devraient fournir des réponses écrites et des mises à jour sur la mise en œuvre dans des délais fixés par de futures réglementations.
  • Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Le projet de loi semble destiné à donner aux patients un endroit indépendant pour soulever des préoccupations graves concernant les soins de santé et la sécurité des patients.
  • Les enquêtes pourraient identifier des problèmes répétés ou systémiques, plutôt que de ne traiter que des plaintes individuelles.
  • L'accès requis aux dossiers et aux témoignages pourrait aider l'ombudsman à examiner plus pleinement ce qui s'est passé.
  • Les rapports publics et les rapports annuels à l'Assemblée législative pourraient améliorer la transparence et la responsabilité.
  • La surveillance des actions correctives pourrait aider à garantir que les problèmes identifiés sont traités.
  • La protection contre les représailles pourrait inciter les patients, les familles et les travailleurs de la santé à fournir plus d'informations.

Point de vue des opposants#

  • Une préoccupation est que le projet de loi donne à l'ombudsman des pouvoirs étendus pour exiger des informations, convoquer des personnes et enquêter sur des affaires sans plainte.
  • Le projet de loi n'indique pas clairement ce qui se passe si une autorité sanitaire rejette une recommandation ou ne met pas en œuvre l'action corrective promise. Le rapport public semble être la principale réponse déclarée.
  • Un compromis possible est que les enquêtes et la production de dossiers pourraient ajouter du travail et des coûts pour les autorités sanitaires et les prestataires de soins de santé.
  • Le projet de loi laisse des détails importants aux réglementations futures, y compris les délais de rapport, les exceptions de confidentialité et la manière dont les actions correctives seront surveillées.
  • Il n'est pas clair comment les enquêtes de l'ombudsman s'intégreraient dans les processus de plainte, de discipline professionnelle, de confidentialité, de milieu de travail ou judiciaires existants.
  • Le projet de loi ne fournit pas d'estimation des coûts ni n'explique comment le nouveau bureau serait doté de personnel et organisé.