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Ratios garantis d'infirmières pour des soins plus sûrs

Titre complet:
Loi de Shavonne

Résumé#

La Loi de Shavonne établit des ratios minimums d'infirmières par patient dans les services d'urgence et les unités clés des hôpitaux à travers la Nouvelle-Écosse. L'objectif est d'assurer des soins plus sûrs et plus rapides en veillant à ce qu'il y ait toujours suffisamment d'infirmières en service. Les autorités sanitaires doivent respecter ces normes d'ici le 31 décembre 2025. Le gouvernement financera des infirmières supplémentaires aux urgences, si la législature approuve les fonds.

  • Exige une infirmière pour chaque patient aux urgences triés niveau 1 ou 2 (les cas les plus urgents).
  • Établit les ratios aux urgences : Général Aigu 1:3 ; Soins Critiques 1:1 ; Traumatologie 1:1 ; Accéléré 1:4 ; Séjour court 1:4 ; Médical/Chirurgical Séjour court 1:4.
  • Établit les ratios des unités hospitalières : Médical/Chirurgical 1:4 ; Réhabilitation 1:5 jours/soirées et 1:7 nuits ; Palliatif 1:3 ; Soins Spéciaux 1:3 ; Étape de transition/Haute Acuité 1:3 ; USI 1:1 ; Accouchement en maternité 1:1.
  • S'applique à tout moment, jour et nuit, dans chaque hôpital géré par une autorité sanitaire.
  • Exige des fonds de personnel aux urgences de la province (sous réserve d'un vote budgétaire) ; le projet de loi ne précise pas le financement pour d'autres unités.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Patients

    • Aux urgences, les patients les plus malades (niveaux 1–2) auront une infirmière dédiée à leur chevet.
    • D'autres zones des urgences et de nombreuses unités d'hospitalisation auront des charges de patients plus faibles par infirmière, ce qui peut signifier une surveillance plus étroite et une aide plus rapide.
    • Pour maintenir les ratios, les hôpitaux peuvent ajuster le nombre de lits ouverts ou transférer des patients là où le personnel est disponible.
  • Infirmières et autres employés

    • Moins de patients par infirmière, en particulier dans des zones à haut risque comme l'USI, la traumatologie et l'accouchement.
    • Plus de recrutements et de changements d'horaire sont susceptibles de se produire pour maintenir les ratios « à tout moment », y compris les nuits et les week-ends.
    • Les charges de travail peuvent être plus gérables, avec des règles de personnel plus claires.
  • Familles et aidants

    • Les soins d'accouchement en maternité doivent être en ratio un à un, ce qui peut offrir un soutien plus continu pendant l'accouchement.
    • Les unités palliatifs passent à 1 infirmière pour 3 patients, permettant plus de temps au chevet.
  • Hôpitaux et autorités sanitaires

    • Doivent recruter, embaucher et planifier suffisamment d'infirmières pour respecter les ratios d'ici le 31 décembre 2025.
    • Doivent suivre la conformité 24 heures sur 24 et ajuster les opérations lorsque le personnel est insuffisant.
    • Reçoivent un financement provincial spécifiquement pour respecter les ratios aux urgences ; le financement pour d'autres unités n'est pas précisé dans le projet de loi.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Soins plus sûrs : Moins de patients par infirmière réduit le risque d'erreurs et de signes d'alerte manqués, en particulier dans les cas critiques.
  • Réponse plus rapide en cas d'urgence : Les soins un à un pour les patients les plus urgents aux urgences garantissent une attention immédiate.
  • Meilleure rétention et recrutement : Des charges de travail plus gérables peuvent réduire l'épuisement professionnel et aider à attirer des infirmières.
  • Normes cohérentes : Les ratios à l'échelle provinciale établissent un seuil clair pour le personnel, rendant les soins plus fiables à travers les hôpitaux.
  • Délai clair : La date de 2025 crée un sentiment d'urgence pour combler les lacunes en matière de personnel.
  • Soutenu par un financement pour les urgences : Le projet de loi engage le financement gouvernemental pour respecter les ratios aux urgences.

Point de vue des opposants#

  • Défis de recrutement : Avec les pénuries d'infirmières, respecter les ratios d'ici 2025 peut être difficile, en particulier dans les hôpitaux plus petits ou ruraux.
  • Pressions financières : Le personnel 24 heures sur 24 augmente les coûts ; le projet de loi ne promet des fonds que pour les urgences, pas pour d'autres unités.
  • Moins de flexibilité : Des ratios fixes peuvent limiter la capacité des gestionnaires à ajuster le personnel en fonction des besoins des patients ou de l'expérience du personnel.
  • Impacts possibles sur les services : Pour maintenir les ratios, les hôpitaux pourraient réduire le nombre de lits ouverts ou transférer plus de patients, ce qui pourrait allonger les temps d'attente.
  • Risque budgétaire : Le financement dépend de l'approbation de la législature ; des retards ou des insuffisances pourraient ralentir la mise en œuvre.