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Normalisation de la gestion des agressions sexuelles par la police

Titre complet:
Loi sur le soutien aux victimes d'agression sexuelle

Résumé#

Ce projet de loi établit des règles à l'échelle provinciale sur la manière dont la police en Nouvelle-Écosse traite les plaintes d'agression sexuelle. Il vise à garantir que les victimes soient traitées avec soin et que les décisions de mise en accusation soient prises par des procureurs supérieurs.

  • Exige que chaque service de police ait une politique claire pour les plaintes d'agression sexuelle.
  • Mandate une formation pour tous les agents : une fois pour les nouvelles recrues et des mises à jour annuelles pour tous.
  • Indique que la police doit adopter une approche de soutien, non-jugeante et informée par le traumatisme lors des échanges avec les victimes.
  • Exige que la police envoie toutes les preuves au Directeur des poursuites publiques (le procureur gouvernemental supérieur) pour décider des accusations, le cas échéant.
  • S'applique à toutes les polices en Nouvelle-Écosse, y compris les détachements de la GRC et la police municipale.
  • Utilise une définition large de « l'agression sexuelle », englobant la conduite sexuelle inappropriée et la violence sexuelle.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Victimes et survivants

    • Lorsque vous signalez, les agents doivent communiquer de manière soutenante et non-jugeante et utiliser une approche informée par le traumatisme (consciente de l'impact du traumatisme sur la mémoire, le comportement et la confiance).
    • Votre dossier devrait suivre une politique établie, de sorte que le processus soit plus cohérent d'un endroit à l'autre.
    • Le bureau du procureur, et non la police, décidera des accusations à porter après avoir examiné les preuves.
  • Agents de police

    • Vous devez suivre une formation spécifique sur les agressions sexuelles en tant que nouvelle recrue et suivre une mise à jour chaque année.
    • Vous suivrez une politique écrite pour traiter ces plaintes et utiliserez des pratiques informées par le traumatisme.
    • Vous enverrez le dossier de preuves au Directeur des poursuites publiques pour une décision sur les accusations.
  • Personnes accusées d'une infraction

    • Un procureur, plutôt que la police, décidera des accusations. Cela peut conduire à un dépistage plus cohérent des affaires à travers la province.
  • Communautés

    • Le projet de loi vise à améliorer la confiance dans la manière dont les affaires d'agression sexuelle sont traitées en établissant des normes communes et une formation pour tous les services de police.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Les victimes bénéficieront d'un traitement plus respectueux et conscient du traumatisme, ce qui pourrait faciliter le signalement et la poursuite d'une affaire.
  • Des politiques standardisées et une formation annuelle devraient améliorer la qualité et la cohérence à travers tous les services de police.
  • Avoir des procureurs qui décident des accusations peut conduire à des affaires plus solides et plus cohérentes et réduire les erreurs.
  • Une formation régulière maintient les compétences à jour et aborde le roulement parmi les agents.
  • Une définition large aide à garantir que les plaintes concernant la conduite sexuelle inappropriée et la violence sont prises au sérieux et traitées selon les mêmes normes.

Point de vue des opposants#

  • Créer des politiques et dispenser une formation annuelle à tous les agents pourrait augmenter les coûts et mettre à rude épreuve les ressources policières.
  • Exiger que le bureau du procureur décide des accusations dans chaque affaire pourrait ralentir les décisions et ajouter une charge de travail pour les procureurs.
  • Des termes larges comme « informé par le traumatisme » peuvent être difficiles à appliquer de la même manière dans chaque situation, ce qui peut causer de la confusion.
  • Des décisions de mise en accusation centralisées peuvent réduire la discrétion sur le terrain des enquêteurs expérimentés.
  • Le projet de loi établit des normes pour le processus mais ne fournit pas de ressources supplémentaires pour les services aux victimes (comme le counseling ou le logement) ni ne fixe de mesures pour suivre les résultats.