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Protection des terres agricoles et modernisation des règles agricoles

Titre complet:
Projet de loi 109, Loi sur la protection de l'indépendance alimentaire de l'Ontario, 2026

Résumé#

  • Le projet de loi 109 est un projet de loi agricole de grande envergure. Il vise à protéger les terres agricoles de l'Ontario, à moderniser les règles de sécurité alimentaire et la réglementation laitière, à renforcer la protection des paiements pour les agriculteurs et à mettre à jour les organismes de surveillance.

  • Il crée une nouvelle Loi sur la sécurité des terres agricoles pour restreindre qui peut acheter des terres agricoles en Ontario. Il transfère également la sécurité du lait et des produits laitiers sous la Loi sur la sécurité et la qualité des aliments, et met à jour les règles concernant le bétail, les litiges agricoles, les paiements aux agriculteurs, les vétérinaires et le Terminal alimentaire de l'Ontario.

  • Changements clés :

    • La nouvelle Loi sur la sécurité des terres agricoles empêcherait les "personnes désignées" (y compris la plupart des ressortissants étrangers et d'autres définis par règlement) d'acheter des terres agricoles en Ontario, sauf si elles obtiennent une autorisation ou se qualifient pour une exemption. Les registraires fonciers doivent refuser les enregistrements sans les informations requises. Des outils d'inspection et de pénalité stricts s'appliquent.
    • La sécurité des usines de lait et de produits laitiers passe de la Loi sur le lait à la Loi sur la sécurité et la qualité des aliments. Un système de pénalité administrative plus strict et un modèle de "pouvoir délégué" permettent aux organisations approuvées d'appliquer certaines parties de la loi.
    • La Loi sur le lait se recentre sur le marketing. Le lait et les produits laitiers doivent être payés en fonction des matières grasses, des protéines et d'autres solides (ou d'autres bases approuvées). Les municipalités ne peuvent pas adopter de règlements obligeant les produits laitiers à être locaux.
    • Loi sur le marketing du bétail : les producteurs qui vendent du bétail ou envoient du bétail pour un traitement personnalisé sont considérés comme licenciés et doivent payer des frais fixes. Les producteurs peuvent obtenir un remboursement de ces frais pour jusqu'à deux têtes par an si le traitement est pour un usage personnel. Les anciennes règles d'inscription des achats en fonction du poids des carcasses sont abrogées.
    • Le travail de la Commission de protection des pratiques agricoles normales est transféré au Tribunal de protection de l'agriculture et de l'agroalimentaire, qui peut exiger une médiation avant les audiences.
    • Loi sur la protection des agriculteurs contre le non-paiement : règles plus strictes pour les accords d'achat et de stockage écrits, les tickets de pesée et les reçus de stockage, les fonds en fiducie pour les produits de vente, les ordonnances de gel et les pénalités administratives. De nouvelles règles couvrent la collecte et le classement de certains produits désignés.
    • Le conseil du Terminal alimentaire de l'Ontario devient un agent de la Couronne et peut constituer des réserves de capital. De nouvelles protections en matière de responsabilité sont ajoutées.
    • Loi sur les professionnels vétérinaires : pouvoirs plus clairs pour agir si les demandes de licence contiennent des informations fausses ou trompeuses ; exemptions possibles de l'accréditation des installations dans des cas définis ; pouvoirs d'inspection plus larges, y compris pour les services auxiliaires.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Agriculteurs et éleveurs

    • Si vous vendez du bétail ou envoyez du bétail pour un traitement personnalisé, vous êtes considéré comme licencié et devez payer les frais de licence fixés. Vous pouvez demander un remboursement pour les frais sur jusqu'à deux têtes par an si la viande est pour votre ménage.
    • Les producteurs et transformateurs laitiers verront les règles de sécurité et d'usine sous la Loi sur la sécurité et la qualité des aliments, avec de possibles nouvelles autorités déléguées et des pénalités mises à jour.
    • Les paiements pour le lait et les produits laitiers doivent suivre un paiement basé sur les composants (matières grasses, protéines, autres solides) ou d'autres bases approuvées.
    • Protections plus fortes si un négociant ou un opérateur de stockage ne paie pas ou ne livre pas. Vous recevrez des accords écrits plus clairs, des tickets de pesée, des reçus de stockage et un accès aux fonds en fiducie et aux réclamations si les choses tournent mal.
    • Pour certaines cultures/produits désignés par le gouvernement, des reçus seront requis à la collecte, des règles de classement et des déclarations de classement afin que vous puissiez suivre la quantité, le grade et le prix.
  • Personnes cherchant à acheter des terres agricoles en Ontario

    • Si vous êtes un ressortissant étranger ou si vous tombez autrement dans une catégorie de "personne désignée" définie par règlement, vous ne pouvez généralement pas acheter de terres agricoles à moins de recevoir une autorisation ou de correspondre à une exemption. Enfreindre les règles peut entraîner des ordonnances de vente de la terre et de lourdes amendes.
    • Quiconque enregistre un contrat de terre agricole doit soumettre les informations requises, sinon le registre foncier refusera de l'enregistrer.
  • Négociants, acheteurs et opérateurs de stockage

    • Vous devez utiliser des accords écrits et suivre les règles de timing pour le paiement. Pour certains produits, vous ne pouvez pas refuser d'acheter simplement parce que le paiement n'est pas différé.
    • Les opérateurs de stockage doivent émettre des tickets de pesée et des reçus de stockage et conserver suffisamment de produits pour correspondre aux reçus en attente, ou obtenir un permis de pénurie.
    • Les règles concernant les fonds et les fiducies sont plus strictes. Des ordonnances de gel et des pénalités administratives peuvent s'appliquer si vous ne vous conformez pas.
    • Les exigences en matière de licence et de sécurité peuvent être mises à jour par règlement.
  • Transformateurs et usines

    • La sécurité des usines et des produits laitiers est régie par la Loi sur la sécurité et la qualité des aliments. Vous pourriez traiter avec une autorité déléguée, de nouveaux formulaires et des pénalités mises à jour.
  • Gouvernements locaux

    • Vous ne pouvez pas exiger par règlement que les produits laitiers vendus dans votre municipalité soient produits ou transformés localement.
  • Vétérinaires et cliniques

    • Le régulateur dispose d'outils plus puissants si les demandes de licence contiennent des informations fausses ou trompeuses, y compris des suspensions provisoires et l'annulation de licences.
    • Certaines activités ou emplacements peuvent être exemptés de l'accréditation des installations par règlement.
    • Les inspecteurs et évaluateurs peuvent entrer dans des bâtiments, véhicules ou terrains prescrits liés à la pratique vétérinaire et aux services auxiliaires (comme le pensionnat ou le toilettage), mais pas dans des habitations privées sans mandat.
  • Utilisateurs du Terminal alimentaire de l'Ontario

    • Le conseil du Terminal est désormais un agent de la Couronne et peut maintenir des fonds de capital. De nouvelles protections en matière de responsabilité s'appliquent à la Couronne et au conseil.

Dépenses#

Impact fiscal estimé : Aucune information disponible publiquement.

  • Le projet de loi déplace des responsabilités entre ministères, tribunaux et autorités déléguées, ce qui pourrait modifier les coûts administratifs, mais aucune estimation de coût public claire n'est fournie.

Point de vue des partisans#

  • Protège les terres agricoles de l'Ontario contre le contrôle spéculatif ou étranger, aidant à garder les terres disponibles pour les agriculteurs.
  • Rationalise la surveillance laitière en regroupant les règles de sécurité et d'usine sous une seule loi sur la sécurité alimentaire, réduisant la duplication et modernisant l'application.
  • Renforce les protections de paiement et de livraison équitables afin que les agriculteurs soient payés à temps et ne soient pas laissés à supporter des pertes si un acheteur ou un opérateur de stockage échoue.
  • Fournit une documentation simple et traçable (reçus, déclarations de classement) qui améliore la transparence dans les ventes de produits agricoles.
  • Modernise la résolution des litiges en plaçant les cas de pratiques agricoles normales auprès d'un tribunal spécialisé unique et en encourageant la médiation.
  • Met à jour la réglementation vétérinaire pour protéger les animaux et le public lorsque les demandes de licence contiennent de fausses informations.
  • Clarifie le statut du Terminal alimentaire de l'Ontario et lui permet de planifier et de financer ses besoins en capital.

Point de vue des opposants#

  • Les restrictions sur les terres agricoles reposent sur des définitions établies ultérieurement par règlement, créant une incertitude pour les investisseurs, les nouveaux Canadiens et les entreprises avec des structures de propriété complexes.
  • Des pouvoirs d'inspection et de collecte de données larges, ainsi que des amendes élevées et des clauses de "pas de compensation", peuvent être perçus comme autoritaires ou risqués pour la vie privée et les droits de propriété.
  • De nouveaux frais et documents (par exemple, des redevances pour le traitement personnalisé du bétail, des reçus obligatoires) pourraient ajouter des coûts ou de la paperasse pour les petits producteurs et les transformateurs locaux.
  • Le transfert de la sécurité laitière de la Loi sur le lait à la Loi sur la sécurité et la qualité des aliments et l'utilisation d'autorités déléguées pourraient brouiller la responsabilité ou réduire la surveillance directe du gouvernement.
  • Des outils d'application stricts (ordonnances de gel, pénalités administratives obligatoires) pourraient être disproportionnés pour des erreurs mineures.
  • Les municipalités perdent de la flexibilité pour favoriser les produits laitiers locaux par le biais de règlements.