Ce projet de loi modifierait la charte des droits de la personne du Québec pour faire d'un environnement sain un droit fondamental pour tous.
Il stipule que toute personne a le droit de vivre dans un environnement qui est sain et respectueux de la biodiversité (la variété des plantes et des animaux).
Il supprime la limite actuelle qui dit que ce droit ne s'applique que « comme prévu par la loi », le rendant plus fort et plus direct.
Il ajoute une déclaration à l'introduction de la charte concernant la nécessité de protéger la santé humaine, la sécurité et l'intégrité des écosystèmes.
Il entrerait en vigueur lorsqu'il deviendra loi.
Changements clés :
Fait du droit à un environnement sain un droit fondamental, au même titre que d'autres droits essentiels.
Supprime l'ancienne version plus faible du droit environnemental qui était limitée par d'autres lois.
Signale que la protection des écosystèmes est importante pour le bien-être humain.
Vous pourriez utiliser ce droit pour contester une pollution grave ou un préjudice à la nature qui affecte votre santé, votre domicile ou votre communauté.
Il pourrait être plus facile de demander des actions sur la qualité de l'air, la sécurité de l'eau, le bruit ou les expositions toxiques.
Communautés près de l'industrie ou de la circulation intense
Plus de levier pour exiger des pratiques plus propres, des contrôles plus stricts ou des modifications de projets qui pourraient nuire à la santé ou à la biodiversité.
Travailleurs
Les lieux de travail qui créent de la pollution pourraient faire face à des règles ou à une surveillance plus strictes, ce qui pourrait changer l'équipement, les processus ou la formation.
Entreprises et promoteurs
Doivent planifier des projets en tenant compte de ce droit, y compris des mesures de protection environnementale plus strictes.
Risque accru de plaintes ou de poursuites concernant la pollution, la perte d'habitat ou d'autres préjudices à la santé ou à la biodiversité.
Les permis et les approbations pourraient faire l'objet d'un examen plus attentif et de nouvelles conditions possibles.
Gouvernements locaux et provinciaux
Doivent tenir compte de ce droit lors de la rédaction de règlements, de l'émission de permis et de la prise de décisions en matière d'utilisation des terres ou d'infrastructure.
Pourraient avoir besoin d'ajuster les politiques pour prévenir les dommages environnementaux avant qu'ils ne se produisent, et non seulement réagir après.
Le droit est large et pourrait être vague, entraînant plus de poursuites et d'incertitudes sur ce qui est permis.
Pourrait ralentir les projets de logement, d'infrastructure et industriels en raison de contestations et d'examens plus stricts.
Pourrait augmenter les coûts pour les entreprises et les villes afin de respecter des normes environnementales plus élevées ou de défendre des actions en justice.
Déplace des choix politiques complexes des organes élus vers les tribunaux.
Pourrait entrer en conflit avec des permis ou des lois existants, créant de la confusion jusqu'à ce que les tribunaux établissent des règles plus claires.