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Les législateurs du Québec ont accès aux institutions publiques

Titre complet:
Loi visant principalement à renforcer le contrôle de l’action gouvernementale par un député en lui reconnaissant un droit de visite des institutions administratives

Résumé#

Ce projet de loi du Québec donnerait à chaque député de l'Assemblée nationale (DNA) un droit clair de visiter de nombreuses institutions publiques. L'objectif est de renforcer la surveillance de l'action gouvernementale et de faciliter aux DNA l'observation des conditions sur le terrain, la discussion avec les citoyens et le signalement des problèmes.

  • Permet à tout DNA de visiter les organismes publics répertoriés (par exemple : ministères, agences, municipalités, transports en commun, écoles, collèges, universités, de nombreuses institutions de santé et de services sociaux, centres de garde d'enfants et entreprises d'État).
  • Les institutions doivent permettre la visite et aider à son organisation, sauf s'il existe des raisons de sécurité sérieuses pour la limiter ou la refuser.
  • Fixe des limites : au maximum une visite par institution tous les trois mois, pour une durée maximale de deux jours consécutifs, pendant les heures de travail normales, avec un préavis écrit d'au moins 10 jours ouvrables.
  • Les DNA peuvent tenir des discussions privées et non enregistrées avec quiconque sur place (sauf les membres du Cabinet), sans la présence de gestionnaires.
  • Les DNA peuvent être accompagnés d'un membre de leur personnel, d'un expert et d'un journaliste ; le tournage est généralement autorisé sauf en cas de risque pour la sécurité ou d'informations confidentielles.
  • Si l'accès est indûment refusé, un DNA peut demander à un tribunal d'ordonner la visite ; un abus de la part d'un DNA peut être examiné par le Commissaire à l'éthique.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Grand public et utilisateurs de services

    • Vous pourriez voir des DNA visiter des hôpitaux, des écoles, des systèmes de transport et des bureaux municipaux.
    • Vous pouvez parler en privé avec un DNA lors de ces visites. Ces discussions sont confidentielles et ne sont pas enregistrées.
    • Les informations personnelles que vous partagez doivent être protégées par le DNA et ne peuvent pas être divulguées sans votre consentement, sauf pour signaler des crimes ou des violations légales aux organismes de surveillance ou à la police.
  • Employés publics et contractuels

    • Vous pouvez rencontrer un DNA en privé sans la présence de vos superviseurs.
    • Les obligations habituelles de confidentialité ou de loyauté envers votre employeur ne vous empêchent pas de partager des informations avec le DNA lors de ces discussions. Le secret avocat-client, notaire-client et la confidentialité des professionnels de la santé s'appliquent toujours.
    • Le DNA doit protéger toute information personnelle et informer la Commission d'accès à l'information du Québec en cas d'incident grave de confidentialité.
  • Gestionnaires d'organismes et d'institutions publiques

    • Vous devez faciliter la visite, accueillir la délégation avec des gestionnaires expérimentés et fournir un guide.
    • Vous ne pouvez limiter ou refuser que pour des raisons de sécurité sérieuses, et vous devez expliquer ces raisons par écrit.
    • Le tournage ou la photographie est généralement autorisé ; vous pouvez le restreindre dans des zones spécifiques pour des raisons de sécurité ou pour protéger des informations confidentielles.
    • Un refus peut être contesté devant la Cour supérieure et peut être considéré comme une atteinte aux droits de l'Assemblée.
  • Journalistes

    • Vous pouvez accompagner le DNA mais devez rester avec lui, ne pouvez pas mener d'interviews séparées et ne pouvez rapporter que ce que vous avez observé lors de la visite.
  • Municipalités, réseaux scolaires, centres de garde d'enfants, agences de transport et fournisseurs de services de santé/social

    • Vous êtes soumis aux règles de visite sauf si spécifiquement exclu dans la liste du projet de loi.
    • Attendez-vous à des visites programmées avec préavis et conditions claires ; préparez-vous à gérer l'accès, la confidentialité et la sécurité sur place.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

  • Le projet de loi n'inclut pas de financement ni de nouveaux frais.

Point de vue des partisans#

  • Améliore la transparence et la responsabilité en permettant aux DNA de voir les conditions réelles, et non seulement de lire des rapports.
  • Offre aux travailleurs, utilisateurs et résidents un moyen sûr et privé de soulever des préoccupations auprès d'un élu.
  • Établit des règles claires et uniformes afin que les institutions ne puissent pas bloquer les visites pour des raisons vagues ; seules des questions de sécurité sérieuses permettent des limites.
  • La présence des médias peut informer le public tout en protégeant la vie privée et en maintenant l'accent sur la visite.
  • Le recours judiciaire garantit que le droit de visite est significatif et peut être appliqué rapidement.

Point de vue des opposants#

  • L'accueil des visites prend du temps au personnel et peut perturber les opérations quotidiennes, en particulier dans de petites institutions comme les centres de garde d'enfants ou les écoles.
  • Le tournage et un accès plus large augmentent les risques liés à la vie privée et à la sécurité, même avec des limites.
  • Les visites avec des journalistes peuvent encourager le théâtre politique ou mettre la pression sur le personnel de première ligne.
  • Une large autorisation de partager des informations avec les DNA peut créer de la confusion concernant les obligations de confidentialité et se chevaucher avec les systèmes de dénonciation existants.
  • D'éventuels litiges juridiques concernant des refus ou des limites pourraient entraîner des coûts supplémentaires et un fardeau administratif.