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Le Québec réduit le gaspillage, protège le droit à la réparation.

Titre complet:
Loi visant à lutter contre le gaspillage

Résumé#

  • Ce projet de loi vise à réduire le gaspillage à travers le Québec. Il fixe un objectif de réduire le gaspillage alimentaire de moitié d'ici 2030 et élabore une stratégie nationale pour y parvenir.

  • Il exige que les entreprises offrent leurs biens invendus à des organisations reconnues au lieu de les jeter. Il crée également un Fonds de réparation et protège votre droit de faire réparer des produits sans perdre la garantie.

  • Changements clés :

    • Établit une stratégie nationale et un plan d'action pour lutter contre le gaspillage, avec des rapports publics annuels.
    • Les entreprises alimentaires doivent proposer des accords de don pour les aliments invendus comestibles, ou les envoyer pour l'alimentation animale, le compostage ou l'utilisation énergétique. Les entreprises non alimentaires doivent faire de même pour d'autres biens utilisables.
    • La priorité est donnée aux organisations locales et régionales sur une liste approuvée par le gouvernement. Si aucun accord n'est conclu après des efforts sérieux, le ministre peut exiger un accord avec Recyc-Québec (l'agence provinciale de recyclage).
    • Crée un registre public montrant les quantités annuelles invendues de chaque entreprise, leurs accords de don et les montants traités ; il liste également les contrevenants.
    • Interdit de ruiner délibérément des aliments comestibles ou de détruire d'autres biens utilisables ; fixe des amendes pour des informations fausses ou manquantes.
    • Crée un Fonds de réparation pour soutenir les programmes de réparation et les entreprises d'économie circulaire, et modifie les règles de garantie afin que les réparations par des tiers ne rendent pas la garantie caduque, sauf si elles ont causé le problème.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Consommateurs et ménages

    • Plus de nourriture et de biens donnés pourraient atteindre les banques alimentaires et les groupes communautaires.
    • Vous pouvez faire réparer un produit par n'importe quel atelier sans perdre la garantie, à moins que cette réparation n'ait causé le défaut.
    • Vous pourriez voir plus de remises ou de programmes de réparation financés par le nouveau Fonds de réparation.
  • Acheteurs

    • Plus d'options pour réparer au lieu de remplacer, et plus de confiance que les garanties s'appliquent toujours après un service par un tiers.
    • Au fil du temps, moins de déchets dans les décharges et moins de biens utilisables détruits.
  • Ateliers de réparation et rénovateurs

    • Augmentation potentielle de la demande pour les services de réparation.
    • De nouveaux programmes ou financements pourraient soutenir la croissance du secteur de la réparation et de la réutilisation.
  • Fabricants, transformateurs, distributeurs et détaillants

    • Doivent faire des efforts sérieux pour signer des accords de don pour les aliments comestibles invendus et d'autres biens utilisables, en priorisant les organisations locales.
    • Doivent partager des informations avec le ministre et être inclus dans un registre public des quantités invendues et des accords de don.
    • Peuvent être tenus de travailler avec Recyc-Québec s'ils ne parviennent pas à trouver un partenaire.
    • Risquent des amendes pour ne pas coopérer, fournir des données fausses ou détruire intentionnellement des biens qui pourraient être donnés ou réutilisés.
    • Pourraient avoir besoin de nouvelles procédures pour le tri, le stockage, le transport et le contrôle de la qualité des dons.
  • Organismes à but non lucratif, banques alimentaires et entreprises sociales

    • Pourraient recevoir des approvisionnements plus réguliers en nourriture et en biens par le biais d'accords formels.
    • Pourraient avoir besoin de capacités pour gérer, stocker et distribuer des volumes plus importants en toute sécurité.
  • Municipalités

    • Encouragées à promouvoir de meilleures habitudes de consommation et à améliorer les pratiques locales de gestion des déchets et de recyclage pour soutenir la stratégie.
  • Agriculteurs et opérateurs de compostage/énergie

    • Pourraient recevoir plus d'intrants (par exemple, alimentation animale, compostables) provenant de flux alimentaires invendus.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Réduira le gaspillage et les gaz à effet de serre en évitant que des aliments comestibles et des biens utilisables ne finissent dans les décharges.
  • Renforce une culture de « ne pas détruire, donner » en rendant illégale la destruction délibérée de biens utilisables.
  • Augmente la transparence grâce à un registre public, ce qui peut favoriser de meilleures pratiques commerciales.
  • Aide les familles en protégeant les droits de garantie après des réparations par des tiers et en finançant des programmes de réparation qui peuvent réduire les coûts.
  • Soutient la croissance de l'emploi et l'innovation dans l'économie circulaire, y compris la réparation, la réutilisation et le recyclage.
  • Fixe un objectif clair pour 2030 et exige des rapports publics annuels pour suivre les progrès.

Point de vue des opposants#

  • Ajoute des coûts et de la paperasse pour les entreprises afin de trier, stocker, transporter et rapporter des biens invendus, ce qui peut être difficile pour les petits magasins.
  • Soulève des préoccupations en matière de sécurité alimentaire et de responsabilité pour les dons, et peut nécessiter des contrôles de qualité supplémentaires et une formation.
  • Le registre public des quantités invendues pourrait exposer des informations sensibles sur les entreprises et affecter leur réputation ou leur concurrence.
  • Les amendes peuvent être élevées ; des termes comme « efforts sérieux » ou ce qui compte comme « utilisable » pourraient être flous et mener à des litiges.
  • Les organismes à but non lucratif peuvent manquer d'espace, de personnel ou de camions pour absorber plus de dons sans financement supplémentaire.
  • La taille et l'impact du Fonds de réparation sont incertains, et le projet de loi pourrait chevaucher des programmes de recyclage ou de sauvetage alimentaire existants.