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Le Québec unifie les écoles, met fin à la sélection et aux frais.

Titre complet:
Loi établissant un réseau scolaire commun afin de garantir l’égalité des chances

Résumé#

  • Ce projet de loi créerait un réseau scolaire commun au Québec. Il vise à donner à chaque enfant les mêmes chances, peu importe le revenu familial ou le milieu d'origine.

  • Les écoles publiques et certaines écoles privées pourraient faire partie de ce réseau. Les écoles privées qui rejoignent le réseau suivraient les mêmes règles que les écoles publiques et seraient financées de la même manière.

  • Changements clés :

    • Met fin à la sélection à l'entrée : les écoles du réseau ne pourraient pas choisir les élèves par des tests, des notes, des entrevues ou un comportement.
    • Rend l'éducation gratuite dans le réseau, sans frais de scolarité ni frais supplémentaires au-delà de ce que la loi permet.
    • Redessine les cartes de desserte scolaire afin que chaque adresse soit liée à une école à proximité (ou à une école jumelée), et que les écoles soient plus équilibrées par mixité socio-économique.
    • Exige que les écoles secondaires offrent des programmes spéciaux (sports, arts, sciences, etc.) accessibles à tous sans tests d'entrée ni frais supplémentaires.
    • Permet aux écoles privées de choisir : rejoindre le réseau en tant que « conventionné » (par accord) et suivre les mêmes règles, ou rester à l'extérieur et perdre le financement public pour les nouveaux élèves au fil du temps.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Familles et élèves

    • Votre enfant serait affecté à une école de quartier à proximité. Des exceptions pourraient être autorisées par règlement (par exemple, sécurité, besoins spéciaux ou autres raisons définies).
    • Pas d'examens d'entrée ni d'entrevues dans les écoles du réseau. Les admissions ne tiendraient pas compte des notes ou des dossiers disciplinaires.
    • Les programmes spéciaux au secondaire existeraient toujours mais seraient ouverts à tous et gratuits.
    • Si votre enfant fréquente déjà une école publique ou une école privée qui rejoint le réseau, il peut y rester jusqu'à la fin de son niveau actuel (préscolaire, élémentaire ou secondaire).
    • Les frères et sœurs pourraient fréquenter la même école même si ce n'est pas l'école de secteur ; l'enfant plus jeune pourrait y rester pendant qu'un frère ou une sœur est inscrit.
    • Les écoles spécialisées pour les élèves ayant des handicaps ou des besoins d'apprentissage/adaptation majeurs pourraient conserver des zones d'admission plus larges et établir des critères d'admission pour répondre à ces besoins.
    • Le transport pour les élèves des écoles qui rejoignent le réseau suivrait les mêmes règles de gratuité que dans les écoles publiques.
  • Parents envisageant des écoles privées

    • Les écoles privées qui rejoignent le réseau doivent être à but non lucratif, devenir laïques et mixtes, cesser la sélection des élèves et arrêter de facturer des frais de scolarité et des frais supplémentaires au-delà de ce que la loi permet. Elles seraient financées comme les écoles publiques et feraient l'objet de rapports publics et d'audits.
    • Les écoles privées qui ne rejoignent pas le réseau perdraient progressivement les subventions pour les nouveaux élèves après le début du réseau. Les élèves actuels pourraient conserver les subventions jusqu'à la fin de leur niveau. Ces écoles pourraient continuer à facturer des frais de scolarité et des frais.
    • Les écoles privées religieuses ou unisexes ne pourraient pas rejoindre le réseau à moins de changer pour respecter les règles laïques et mixtes du réseau.
  • Enseignants et personnel scolaire

    • Les groupes d'élèves seraient plus mélangés par milieu socio-économique. Les écoles devraient offrir des programmes spéciaux accessibles.
    • Les centres de services scolaires (ou commissions scolaires) s'occuperaient des admissions pour respecter les nouvelles cartes de desserte et gérer les entrées dans les nouvelles écoles « conventionnées ».
  • Écoles publiques et centres de services scolaires

    • Vous appliqueriez les nouvelles cartes scolaires et inscririez les élèves dans leur école assignée.
    • Vous géreriez les admissions pour les nouvelles écoles privées « conventionnées ».
    • Attendez-vous à des examens annuels des cartes de desserte pour maintenir l'équilibre et la proximité.
  • Communautés

    • Plus d'élèves fréquenteraient leur école locale, ce qui pourrait renforcer les liens de quartier et réduire les déplacements quotidiens.
    • Les cartes scolaires viseraient à raccourcir les trajets pour les jeunes enfants et à rendre les itinéraires plus sûrs.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Cela réduit l'inégalité en mettant fin à la concurrence et à la sélection à l'entrée, de sorte que la richesse et les résultats aux tests ne trient plus les enfants dans des écoles séparées.
  • Cela rend l'accès véritablement gratuit et local, ce qui aide les familles et réduit le temps de trajet, surtout pour les jeunes enfants.
  • Des classes mixtes par revenu et milieu d'origine peuvent renforcer la cohésion sociale, le respect des différences et le soutien entre pairs.
  • Un financement égal et la transparence pour toutes les écoles du réseau améliorent l'équité et la surveillance.
  • Les programmes spéciaux demeurent, mais sans barrières ni frais supplémentaires, permettant à plus d'élèves d'en bénéficier.
  • Les fonds publics ne soutiendraient plus les écoles privées sélectives qui restent en dehors du réseau commun.

Point de vue des opposants#

  • Les familles perdraient des options sélectives (programmes d'examen d'entrée, entrevues), que certains apprécient pour l'adéquation académique ou l'excellence.
  • Les écoles privées religieuses ou unisexes devraient changer pour rejoindre le réseau ; si elles ne le font pas, elles perdent les subventions pour les nouveaux élèves, ce qui pourrait augmenter les frais de scolarité et limiter l'accès.
  • Le redessin rapide des cartes scolaires et les nouvelles règles d'admission pourraient mettre à rude épreuve la capacité, le personnel et le transport dans certaines régions.
  • Les programmes spéciaux à accès ouvert pourraient être plus difficiles à offrir avec la même intensité sans sélection, ce qui pourrait affecter la qualité des programmes.
  • Le contrôle central par le ministre sur les cartes scolaires et les règles pourrait réduire la flexibilité locale et le choix parental.