Expiration de cinq ans pour les règlements fédéraux

Titre complet:
Loi sur le rétablissement des freins et contrepoids

Résumé#

Ce projet de loi ferait en sorte que la plupart des nouvelles règles fédérales expirent (expiration) cinq ans après leur entrée en vigueur, à moins que le Congrès ne vote une loi pour les réautoriser. Les agences ne seraient pas autorisées à continuer d'appliquer, de réémettre ou de réviser une règle après son expiration. Le projet de loi vise à accroître la surveillance du Congrès sur l'élaboration des règles fédérales et à forcer un examen périodique des règles des agences.

  • Changement principal : Les nouvelles règles couvertes émises après l'entrée en vigueur de la loi perdraient automatiquement leur force cinq ans après leur date d'entrée en vigueur, à moins que le Congrès ne réautorise chaque règle par voie législative.
  • Qui décide de la réautorisation : La réautorisation doit provenir d'une loi du Congrès (une nouvelle loi).
  • Rapport des agences : Les agences doivent envoyer au Congrès une demande de réautorisation (avec justification et règles connexes) avant le 1er décembre qui précède d'un an la date d'expiration de la règle. Les agences sont invitées à regrouper plusieurs demandes lorsque cela est possible et à publier la demande en ligne.
  • Règles exclues : Les règles ne sont pas couvertes si elles proviennent d'une élaboration de règles basée sur une audience formelle, concernent des affaires militaires ou étrangères, sont certifiées par l'OIRA comme nécessaires pour faire respecter les lois criminelles fédérales, sont limitées à l'organisation ou au personnel de l'agence, ou sont nécessaires pour des raisons de santé, de sécurité ou d'urgence imminentes.
  • Pas de changement aux procédures de l'APA : Le projet de loi stipule qu'il ne contredit pas les parties de la Loi sur les procédures administratives (procédures d'élaboration de règles et d'adjudication).

Ce que cela signifie pour vous#

  • Agences fédérales et personnel des agences : Les agences devront suivre quand chaque nouvelle règle couverte expirera, préparer des rapports détaillés et des justifications au moins un an avant l'expiration, et pourraient devoir consacrer du temps du personnel à regrouper et publier des demandes de réautorisation. Elles ne peuvent pas continuer à appliquer ou à réviser une règle après son expiration, à moins que le Congrès ne la réautorise d'abord.
  • Congrès : Le Congrès recevrait plus de demandes de réautorisation formelles et devrait agir en adoptant des lois pour maintenir les règles en vigueur. Cela pourrait augmenter la charge de travail pour les comités concernés et nécessiter des décisions sur de nombreuses règles individuelles ou des ensembles de règles.
  • Bureau de la gestion et du budget (OMB)/OIRA : L'OMB ou les chefs d'agence peuvent superviser le processus d'expiration. L'administrateur de l'OIRA a un rôle limité dans l'exemption de certaines règles (pour l'application des lois criminelles).
  • Entreprises, organismes à but non lucratif, gouvernements provinciaux et locaux, et individus soumis aux règles fédérales : Les parties réglementées pourraient faire face à plus d'incertitude réglementaire car les règles pourraient expirer à moins que le Congrès ne les réautorise. Cela pourrait affecter la planification, les investissements en conformité et les projets à long terme qui dépendent de règles fédérales stables.
  • Services publics et programmes de sécurité : Si le Congrès ne réautorise pas une règle qui régit un programme public ou une norme de sécurité, l'exigence réglementaire sous-jacente cesserait d'être en vigueur, à moins que les exceptions d'urgence ou autres du projet de loi ne s'appliquent.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

  • Le projet de loi n'inclut pas de note fiscale ou d'estimation des coûts dans les documents fournis.
  • Cela pourrait augmenter les coûts administratifs pour les agences fédérales (suivi, préparation, publication des demandes de réautorisation) et pour le Congrès (examen et adoption des lois de réautorisation).
  • Les entités réglementées pourraient faire face à des coûts indirects dus à l'incertitude ou à la nécessité de changer de pratiques si les règles expirent.
  • Le projet de loi pourrait créer des lacunes d'application si les règles expirent et que le Congrès n'agit pas ; les coûts résultant de telles lacunes ne sont pas estimés dans le texte du projet de loi.

Point de vue des partisans#

  • Le projet de loi semble destiné à rétablir ou à accroître la surveillance du Congrès sur l'élaboration des règles fédérales en exigeant un examen législatif périodique et une réautorisation.
  • Un argument possible en faveur du projet de loi est que les expirations de cinq ans forceraient les agences et le Congrès à examiner régulièrement les règles, réduisant ainsi les réglementations obsolètes ou inutiles.
  • Le regroupement des demandes de réautorisation et la publication publique pourraient accroître la transparence sur les règles nécessitant une action du Congrès.
  • Les exemptions pour les urgences, l'application des lois criminelles et les affaires internes des agences sont conçues pour prévenir des dommages immédiats dus à l'expiration des règles.

Point de vue des opposants#

  • Une préoccupation est que l'exigence pour le Congrès de réautoriser chaque règle par voie législative pourrait créer des lacunes dans la réglementation si le Congrès n'agit pas à temps, laissant aucune règle en vigueur même là où une règle est nécessaire.
  • Le projet de loi n'explique pas comment le Congrès devrait traiter de nombreuses demandes de réautorisation individuelles, ce qui pourrait surcharger les comités et ralentir la prise de décision.
  • Les agences pourraient faire face à des charges administratives et de personnel plus importantes pour suivre les expirations, préparer des justifications et regrouper les demandes.
  • Les parties réglementées (entreprises, États, localités) pourraient faire face à une incertitude concernant la planification à long terme et la conformité si les règles pouvaient disparaître après cinq ans.
  • Il n'est pas clair comment le projet de loi interagirait avec des lois qui donnent déjà aux agences une autorité continue ; le texte indique qu'il ne remplace pas certaines parties de la Loi sur les procédures administratives mais exige des lois du Congrès pour réautoriser les règles.