Résumé#
Ce projet de loi (la Loi CONTAINER) permet aux États qui bordent le Canada ou le Mexique de placer des structures temporaires et mobiles sur des terres fédérales voisines pour aider à sécuriser la frontière internationale. Il supprime l'exigence normale d'un permis d'utilisation spéciale si l'État donne un préavis de 45 jours au gestionnaire fédéral des terres concerné. Les structures peuvent rester en place jusqu'à 1 an et peuvent être prolongées par étapes de 90 jours avec l'approbation fédérale après consultation avec les Douanes et la Protection des Frontières des États-Unis (CBP) ; les prolongations doivent être accordées si le CBP indique que le contrôle opérationnel n'a pas été atteint.
- Qui est concerné : Les États voisins de la frontière nord ou sud, et les terres fédérales gérées par les agences de l'Intérieur ou de l'Agriculture (Bureau des affaires indiennes, BLM, Reclamation, Service des forêts, Service de la faune et des parcs, Service des parcs nationaux).
- Changement de permis : Le secrétaire concerné ne doit pas exiger une autorisation d'utilisation spéciale si l'État donne un préavis de 45 jours.
- Limites de temps : Placement initial jusqu'à 1 an ; les prolongations en incréments de 90 jours nécessitent l'approbation du secrétaire après consultation avec le CBP.
- Règle de prolongation : Le secrétaire doit approuver une prolongation si le commissaire du CBP détermine que le contrôle opérationnel n'a pas été atteint.
- S'applique aux deux frontières : Les frontières nord (États-Unis–Canada) et sud (États-Unis–Mexique).
Ce que cela signifie pour vous#
- États frontaliers : Les États voisins du Canada ou du Mexique peuvent placer des structures temporaires et mobiles de contrôle des frontières sur des terres fédérales voisines plus rapidement que dans le cadre du processus de permis habituel. Ils doivent donner un préavis de 45 jours. Ils doivent retirer ou remplacer les structures après 1 an, sauf si prolongé.
- Gestionnaires de terres fédérales (agences de l'Intérieur et de l'Agriculture) : Les gestionnaires ne peuvent pas exiger le permis d'utilisation spéciale habituel pour ces structures temporaires après le préavis de 45 jours de l'État. Ils doivent examiner les demandes de prolongation et consulter le CBP.
- Douanes et Protection des Frontières des États-Unis (CBP) : Le CBP est consulté sur les prolongations et sa détermination concernant le contrôle opérationnel peut forcer l'approbation des prolongations.
- Communautés tribales et terres indiennes : Le projet de loi couvre les terres sous la juridiction du Bureau des affaires indiennes. Il n'explique pas si le consentement tribal est nécessaire. Cela n'est pas clair.
- Communautés locales, utilisateurs de parcs et amateurs de loisirs : Il pourrait y avoir des changements temporaires d'accès, de loisirs ou d'utilisation des terres fédérales près de la frontière pendant que les structures sont en place. Le projet de loi ne décrit pas comment l'accès public ou les services seront gérés.
- Entreprises et utilisateurs de terres près de la frontière : Les structures temporaires placées sur des terres fédérales peuvent affecter le trafic local, l'accès ou l'utilisation des terres dans les zones frontalières. Le projet de loi ne décrit pas de compensation ou d'atténuation.
Ce qui n'est pas clair :
- Le projet de loi ne définit pas "structure mobile, temporaire".
- Il n'explique pas comment les examens environnementaux existants, la consultation tribale ou d'autres exigences de permis interagissent avec la nouvelle règle.
- Il ne précise pas qui paie pour l'installation, l'entretien, le retrait, la responsabilité ou les dommages.
Dépenses#
Aucune information disponible publiquement.
- Cela pourrait augmenter le travail administratif et la surveillance pour les gestionnaires de terres fédérales qui doivent traiter les avis, consulter le CBP et gérer les prolongations.
- Les États plaçant des structures supporteront des coûts de construction, d'exploitation et de retrait ; le projet de loi ne précise pas si le gouvernement fédéral partagera les coûts.
- Il pourrait y avoir des coûts juridiques ou d'atténuation si le placement affecte des sites culturellement sensibles, des espèces en danger ou des installations de parc. Le projet de loi ne traite pas de ces coûts potentiels.
- Si les structures limitent l'accès public ou les services, les gouvernements locaux ou les entreprises pourraient faire face à des effets économiques ; le projet de loi n'inclut pas de mesures de compensation ou de financement.
Point de vue des partisans#
- Le projet de loi semble destiné à permettre aux États frontaliers d'agir plus rapidement pour sécuriser la frontière internationale en utilisant des structures mobiles et temporaires sur des terres fédérales adjacentes.
- Les partisans peuvent faire valoir que cela réduit les retards du processus normal de permis d'utilisation spéciale et permet aux États de répondre rapidement aux besoins changeants en matière de sécurité des frontières.
- L'exigence de consulter le CBP pour les prolongations lie le placement continu à une mesure opérationnelle (si le "contrôle opérationnel" a été atteint), ce qui pourrait être perçu comme une coordination de l'action des États avec l'application fédérale des frontières.
- Rendre les placements temporaires (1 an, avec des prolongations de 90 jours) maintient les mesures à court terme plutôt que permanentes.
Point de vue des opposants#
- Une préoccupation est que le projet de loi contourne les processus de permis existants et peut limiter l'examen environnemental, la participation du public ou la consultation tribale qui accompagnent généralement l'utilisation des terres fédérales.
- Le projet de loi ne définit pas "structure mobile, temporaire", ce qui peut entraîner des disputes sur ce qui est autorisé et pour combien de temps.
- Il n'est pas clair comment le projet de loi affecte la souveraineté tribale ou le consentement pour les terres sous la juridiction du Bureau des affaires indiennes.
- Le projet de loi peut transférer des coûts et des responsabilités aux gestionnaires de terres fédérales et aux communautés locales sans fournir de financement ou de règles claires sur l'entretien, la responsabilité ou le retrait.
- Il pourrait y avoir des conflits avec les objectifs de parc, de refuge ou de conservation si des structures sont placées dans des zones sensibles ; le projet de loi ne fixe pas de normes pour la sélection des sites ou l'atténuation environnementale.