Exclusion automatique du SAM pour les individus condamnés

Titre complet:
Loi de 2026 sur l'intégrité des programmes fédéraux et la prévention de la fraude

Résumé#

Ce projet de loi ajouterait une nouvelle règle à la loi fédérale sur les marchés publics qui place automatiquement certaines personnes sur la liste d'exclusion fédérale lorsqu'elles sont condamnées pour des crimes graves spécifiques liés à des contrats, des subventions, des prêts ou d'autres aides financières fédérales. Le principal changement est une inscription automatique de 3 ans sur la liste des exclusions du Système de gestion des attributions (SAM) pour ceux qui sont condamnés, avec une option de dérogation limitée par un responsable d'agence. L'objectif politique déclaré est de protéger les fonds fédéraux et de réduire la fraude contre les programmes fédéraux.

Points clés :

  • Changement principal : Les personnes condamnées pour certains crimes graves fédéraux découlant d'un contrat, d'une subvention, d'un prêt ou d'une autre aide financière fédérale seraient identifiées comme exclues sur la liste des exclusions du SAM pendant trois ans.
  • Qui décide : Le Procureur général doit informer l'Administration des services généraux (GSA) des condamnations, et la GSA doit inscrire l'exclusion dans le SAM.
  • Dérogation : Un responsable d'agence peut exempter une personne de l'interdiction en rédigeant une détermination et doit envoyer une copie de cette exemption au Congrès.
  • Quels crimes : Le projet de loi énumère de nombreux statuts criminels fédéraux (par exemple, fraude, vol, blanchiment d'argent, crimes d'identité et informatiques, fraude postale et par fil, et infractions connexes).
  • Orientation : Le Procureur général doit émettre des orientations pour la mise en œuvre de la nouvelle règle dans un délai d'un an, en consultation avec la GSA.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Individus condamnés pour des crimes énumérés : Si le crime est lié à un contrat, une subvention, un prêt ou une autre aide financière fédérale, la personne serait inscrite sur la liste des exclusions du SAM pendant trois ans. Le projet de loi considère les condamnations, les constatations de culpabilité, les plaidoyers de culpabilité et certains programmes différés comme des condamnations à cette fin.
  • Entrepreneurs et bénéficiaires de subventions : Le projet de loi cible les individus, pas les entreprises. Mais une entreprise pourrait être affectée si un individu clé est exclu. Cela pourrait rendre plus difficile pour les entreprises de soumissionner ou d'obtenir des contrats ou de l'aide fédérale si des personnes exclues sont impliquées.
  • Agences et responsables d'agence : Les responsables d'agence peuvent accorder des dérogations écrites dans des cas individuels. Ils doivent envoyer des copies de chaque dérogation au Congrès.
  • Procureur général et GSA : Le Procureur général doit informer la GSA lorsqu'une condamnation couverte se produit. La GSA doit inscrire l'exclusion de 3 ans dans le SAM. Ils doivent également travailler ensemble sur les orientations de mise en œuvre dans un délai d'un an.
  • Personnes cherchant à se réhabiliter ou à réintégrer : Le projet de loi considère certains programmes de jugement différé ou de jugement suspendu comme des condamnations. Cela pourrait affecter les personnes qui ont terminé de tels programmes et n'ont pas été formellement condamnées.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Effets budgétaires ou administratifs possibles (déduits du projet de loi) :

  • Pourrait augmenter la charge de travail du ministère de la Justice pour informer la GSA de chaque condamnation couverte.
  • Pourrait accroître le travail administratif pour la GSA pour inscrire les exclusions dans le SAM et gérer les dossiers.
  • Les agences devront examiner et rédiger des déterminations d'exemption et informer le Congrès, ajoutant des besoins en personnel ou en révision juridique.
  • Il peut y avoir des coûts de conformité pour les entreprises et les individus qui doivent vérifier le statut SAM avant de contracter ou d'embaucher.
  • Les orientations requises par le projet de loi peuvent nécessiter du temps de personnel inter-agences pour se préparer.

Point de vue des partisans#

  • Le projet de loi semble destiné à protéger l'argent fédéral en éloignant les personnes condamnées pour fraude liée aux programmes et crimes connexes des contrats et aides fédéraux pendant une période.
  • Rendre l'exclusion automatique pour les condamnations couvertes pourrait accélérer l'action et réduire le besoin de procédures de suspension ou d'exclusion séparées.
  • Inclure les programmes de jugement différé dans la définition de condamnation peut combler une éventuelle faille où des personnes évitent une condamnation formelle mais ont tout de même commis des actes nuisibles aux programmes fédéraux.
  • Exiger que le Procureur général émette des orientations dans un délai d'un an vise à coordonner la mise en œuvre et la conformité.

Point de vue des opposants#

  • Une préoccupation est que la définition de « condamné » dans le projet de loi inclut des programmes différés et des jugements suspendus. Cela pourrait bloquer les personnes qui ont évité des condamnations formelles par le biais de peines alternatives de recevoir un travail fédéral pendant trois ans.
  • Le projet de loi ne décrit pas entièrement les procédures de notification, d'appel ou comment les individus exclus peuvent demander une suppression anticipée du SAM, au-delà de l'option de dérogation de l'agence.
  • Le pouvoir de dérogation repose sur les responsables d'agence individuels et pourrait être utilisé de manière incohérente. Le projet de loi exige d'informer le Congrès des dérogations mais ne fixe pas de normes pour quand les dérogations devraient être accordées.
  • Le projet de loi peut chevaucher les systèmes de suspension et d'exclusion existants. Il dit qu'il ne prévient pas d'autres actions, mais il n'est pas clair comment les nouvelles exclusions automatiques interagiront avec les processus actuels.
  • Les effets fiscaux ne sont pas estimés dans le texte du projet de loi. Les coûts administratifs et de conformité pour le DOJ, la GSA, les agences et les entreprises affectées ne sont pas quantifiés.