Loi sur l'Intégrité du Financement en Recherche en Santé

Titre complet:
Loi sur le Suivi de la Science

Résumé#

Ce projet de loi, appelé la Loi sur le Suivi de la Science, limiterait le rôle des employés politiques nommés dans les Instituts Nationaux de la Santé (INS) et protégerait les subventions et contrats des INS contre l'annulation ou la suspension, sauf pour des raisons précises. Son objectif général est de maintenir les décisions scientifiques et le financement aux INS libres de toute influence politique.

  • Changement principal : Il définit « employé politique » et interdit à la plupart des employés politiques nommés de travailler pour ou de gérer des programmes des INS (avec trois exceptions nommées : le Directeur des INS, le Directeur de l'Institut National du Cancer, et le Directeur de l'ARPA‑H).
  • Règles de subvention/attribution : Il interdit aux employés politiques de participer à la sollicitation, à l'examen, à l'évaluation, à la sélection ou à l'attribution de subventions, contrats, accords de coopération, autres transactions ou autres financements des INS.
  • Protections pour les projets financés : Les INS ne pourraient pas annuler, retarder ou suspendre une subvention ou un accord similaire à moins qu'ils ne publient des conclusions écrites montrant une mauvaise gestion financière, une fraude en recherche, une exclusion ou une malversation, et qu'ils notifient ensuite deux comités du Congrès dans les 30 jours.
  • Rapport : Le Directeur des INS doit faire rapport au Congrès dans les 30 jours suivant l'adoption sur toute participation d'employés politiques dans des activités de subvention/attribution du 20 janvier 2021 à la date d'adoption.
  • Portée : Le projet de loi précise également que ses règles ne remplacent pas certaines autres exigences légales (il fait référence à d'autres sections de la loi).

Ce que cela signifie pour vous#

  • Employés politiques et recrutements supérieurs

    • La plupart des employés politiques nommés ne pourraient pas être embauchés par les INS ou participer à la gestion des programmes des INS. Quelques directeurs de haut niveau sont explicitement autorisés à être des employés politiques nommés.
    • Les employés politiques travaillant pour d'autres agences fédérales seraient toujours autorisés à participer aux activités des INS si une autre loi exige leur implication.
  • Personnel de carrière et gestionnaires des INS

    • Les scientifiques et administrateurs de carrière prendraient probablement plus de rôles de gestion et de décision que les employés politiques occupent parfois actuellement.
    • Les INS auraient besoin de nouvelles procédures pour s'assurer que les employés politiques ne participent pas aux décisions de subvention ou de gestion.
  • Chercheurs, universités et bénéficiaires de subventions

    • Les subventions, contrats et accords de coopération seraient plus difficiles à annuler ou à suspendre pour les INS sans conclusions écrites spécifiques de fraude, de mauvaise gestion financière, d'exclusion ou de malversation.
    • Cela pourrait réduire le risque d'interruptions abruptes de financement pour les projets de recherche en cours.
  • ARPA‑H et autres programmes de recherche

    • L'interdiction de participation des employés politiques aux attributions s'applique également à l'Agence des Projets de Recherche Avancée pour la Santé (ARPA‑H).
    • Le Directeur de l'ARPA‑H reste un employé politique autorisé en vertu du projet de loi.
  • Congrès

    • Le projet de loi exige un rapport rapide sur la participation passée des employés politiques aux activités d'attribution. Il exige également une notification à deux comités du Congrès nommés si les INS annulent ou suspendent un accord couvert après l'adoption.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

  • Le projet de loi exige un rapport au Congrès dans les 30 jours. La préparation de ce rapport pourrait nécessiter du temps de personnel aux INS.
  • Les nouvelles règles nécessiteraient probablement que les INS mettent en place ou mettent à jour des contrôles administratifs et de la documentation. Cela pourrait entraîner des coûts supplémentaires en temps de personnel, en révision juridique et en tenue de dossiers, mais aucune estimation n'est fournie.
  • Si les INS doivent produire des conclusions écrites formelles avant de suspendre des attributions, cela pourrait entraîner des coûts juridiques et d'enquête supplémentaires dans les cas où des problèmes sont suspectés.

Point de vue des partisans#

  • Le projet de loi semble destiné à maintenir les décisions scientifiques et le financement aux INS libres d'interférences politiques.
  • Les partisans pourraient soutenir que cela protégerait les chercheurs et les institutions des changements de financement abrupts ou motivés politiquement.
  • Cela pourrait être perçu comme un renforcement de la confiance dans les INS en limitant l'influence politique non carriériste sur les attributions de subventions et la gestion des programmes.
  • Protéger le financement attribué à moins qu'il n'y ait des preuves claires de fraude ou de mauvaise gestion financière pourrait favoriser la continuité des projets de recherche à long terme.

Point de vue des opposants#

  • Une préoccupation est que le projet de loi limite la flexibilité des INS à suspendre ou à modifier rapidement le financement dans certaines situations qui ne relèvent pas de la fraude ou de la malversation, telles que de nouvelles préoccupations en matière de sécurité, des changements de politique ou d'autres problèmes administratifs.
  • Le projet de loi ne définit pas clairement comment la « participation » des employés politiques est mesurée. Cela pourrait créer une incertitude quant à qui peut être impliqué dans certaines décisions.
  • Il peut être peu clair comment les nouvelles règles interagissent avec les lois existantes et les outils de surveillance mentionnés dans le projet de loi (le texte indique qu'il n'affecte pas d'autres exigences légales spécifiées).
  • Exiger des conclusions écrites avant la suspension pourrait ralentir l'action corrective et augmenter les coûts juridiques et d'enquête lorsque des problèmes sont suspectés mais pas encore pleinement prouvés.
  • Le projet de loi exonère trois postes de directeur de l'interdiction d'embauche, mais il n'explique pas pourquoi ces exceptions sont nécessaires ni comment elles seront gérées.