Ce projet de loi ajoute un nouveau chapitre sur les crimes fédéraux qui limite quand les agences gouvernementales peuvent demander ou obtenir des dossiers appartenant à des membres actuels ou anciens du Congrès ou à des employés du Congrès. Il interdit de demander des mandats de perquisition, des assignations à comparaître, des ordonnances judiciaires ou des ordonnances administratives qui pourraient raisonnablement retourner des "matériaux couverts", sauf lorsque le membre ou l'employé est la cible d'une enquête criminelle ou lorsque des dossiers d'un tiers concernent un membre ou un employé qui est une cible. Le projet de loi définit les matériaux couverts comme incluant les dossiers préparés par ou partagés avec des membres ou des employés du Congrès dans l'exercice de leurs fonctions officielles et les dossiers électroniques ou de communication liés aux comptes ou aux communications du Congrès entre membres, employés du Congrès ou employés de l'exécutif pendant leur service.
Le projet de loi exige que le gouvernement notifie le membre du Congrès ou l'employé du Congrès avant ou en même temps que l'exécution d'un mandat ou d'une demande similaire qui pourrait retourner des matériaux couverts. Si des matériaux couverts sont retournés de manière inattendue, le gouvernement doit notifier "dès que possible". Un tribunal peut retarder la notification jusqu'à 10 jours dans une enquête criminelle lorsque la notification mettrait en danger la vie, entraînerait une fuite, détruirait des preuves, intimiderait des témoins ou compromettrait gravement l'enquête ou le procès.
Après notification, le gouvernement ne peut généralement pas examiner les matériaux censés contenir des matériaux couverts pendant 30 jours. Si des matériaux couverts sont découverts de manière inattendue, l'examen doit cesser jusqu'à 30 jours après la notification. Ce délai de 30 jours ne s'applique pas lorsque l'examen est nécessaire pour prévenir un risque imminent de mort ou de blessure corporelle grave. Lorsqu'un membre ou un employé du Congrès est une cible d'une enquête criminelle, le gouvernement doit soumettre une demande certifiant un motif raisonnable et un juge doit certifier qu'un motif raisonnable existe avant de demander des matériaux couverts.
Le projet de loi précise également qu'il ne doit pas être interprété comme limitant les protections constitutionnelles pour le discours et le débat au Congrès.
Aucune information disponible publiquement.
Les sponsors du projet de loi affirment qu'il protégera la séparation des pouvoirs et mettra fin à ce qu'ils décrivent comme une "surveillance instrumentalisée" des membres du Congrès en limitant quand les agences peuvent demander des dossiers du Congrès et en exigeant des notifications et des délais d'examen.
Aucune information disponible publiquement.