Loi sur les droits reproductifs des employés fédéraux

Titre complet:
Loi sur la protection des droits reproductifs des employés fédéraux

Résumé#

Ce projet de loi vise à protéger l'accès des employés civils fédéraux aux soins de santé reproductive. Il ordonne au contrôleur général d'établir une liste des États et territoires qui ont de nouvelles lois ou des lois nouvellement applicables restreignant ou interdisant l'avortement, et de mettre à jour cette liste au moins tous les trimestres. Les agences ne peuvent pas déplacer un siège social ou une grande partie de leur personnel vers des endroits figurant sur cette liste, et elles ne peuvent pas utiliser de fonds pour acheter, construire ou louer de nouvelles installations dans ces endroits, avec des exceptions limitées (pour des réparations, des baux existants ou des installations utilisées uniquement pour des services publics en personne).

Les employés fédéraux peuvent refuser un transfert ou une affectation qui les déplacerait vers un État ou un territoire figurant sur la liste. Les agences ne peuvent pas exiger des employés ou des candidats à un emploi qu'ils se déplacent vers ces endroits pour une promotion ou un poste, sauf si le déplacement est renoncé pour des raisons médicales, reproductives, de planification familiale ou de santé personnelle.

Les chefs d'agence doivent autoriser les indemnités de voyage et de transport afin que les employés fédéraux et les personnes à charge éligibles puissent voyager hors de leur État ou territoire pour obtenir des services de santé reproductive légaux qui ne sont pas disponibles là où ils vivent. Le Bureau de la gestion du personnel (BGP) doit émettre des règlements dans les 90 jours, inspirés des règles de voyage militaire, et chaque agence doit désigner du personnel RH pour approuver les demandes.

Le projet de loi accorde aux employés jusqu'à 21 jours de congé administratif payé pour le temps nécessaire pour voyager hors de l'État afin d'obtenir des services d'avortement lorsque ces services ne sont pas disponibles dans l'État.

Le projet de loi ajoute des limites de confidentialité aux vérifications de sécurité et aux actions du personnel : les agences ne peuvent généralement pas demander, enquêter ou considérer si quelqu'un a utilisé des services d'avortement, a voyagé pour obtenir des services d'avortement ou a aidé quelqu'un à obtenir des soins d'avortement. Il existe une exception étroite qui permet aux agences d'enquêter sur un usage abusif présumé des indemnités de voyage ou de congé.

Le projet de loi interdit aux agences de se venger des employés qui refusent des déplacements couverts, reçoivent des indemnités de voyage ou utilisent le congé. Il entre en vigueur 60 jours après son adoption et comprend des définitions et une clause de divisibilité.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Si vous êtes un employé civil fédéral (pas un nommé politique ou un membre du Service exécutif supérieur), vous pouvez refuser un transfert ou une affectation qui vous déplacerait vers un État ou un territoire figurant sur la liste restrictive du contrôleur général.
  • Vous pourriez être éligible à des indemnités de voyage et de transport payées par l'agence pour aller hors de l'État pour des soins de santé reproductive légaux qui ne sont pas disponibles là où vous vivez. Les agences établiront des procédures pour approuver les demandes.
  • Vous pouvez utiliser jusqu'à 21 jours de congé administratif payé pour des voyages hors de l'État afin d'obtenir des services d'avortement lorsque ces services ne sont pas disponibles dans votre État ou territoire.
  • Les informations concernant votre utilisation des services d'avortement ou vos voyages pour l'avortement ne peuvent généralement pas être demandées ou utilisées dans les décisions de sécurité ou les actions du personnel, sauf pour enquêter sur un éventuel abus des indemnités ou du congé.
  • Les agences sont interdites de prendre des mesures défavorables à l'égard du personnel ou de se venger pour l'utilisation de ces options.

Dépenses#

Aucune information publique disponible sur les coûts ou économies totaux estimés. Le projet de loi exige des agences qu'elles fournissent des indemnités de voyage et de transport et qu'elles accordent un congé administratif pour certains voyages d'avortement hors de l'État, et il impose des limites sur les relocalisations d'agences et les dépenses d'installations dans certains États et territoires. Le projet de loi ordonne au BGP d'émettre des règlements mais n'inclut pas de score du Bureau du budget du Congrès ou de montants en dollars dans le texte fourni.

Point de vue des partisans#

Aucune information publique disponible.

Point de vue des opposants#

Aucune information publique disponible.