Résumé#
Ce projet de loi ajouterait un nouveau chapitre à la loi fédérale sur l'arbitrage pour bloquer l'arbitrage pré-contentieux forcé pour les réclamations concernant la discrimination raciale. Il stipule que si une personne intente une action en justice pour discrimination fondée sur la race, la couleur ou l'origine nationale, tout accord conclu avant le litige qui obligerait à l'arbitrage ou interdirait les poursuites collectives n'est pas valide pour ce cas si la personne choisit le tribunal. Le projet de loi précise également qu'un tribunal — et non un arbitre — doit décider si la règle s'applique.
- Changement principal : Les accords d'arbitrage pré-contentieux et les renoncements à l'action conjointe pré-contentieux (accords signés avant un litige qui exigent l'arbitrage ou interdisent les poursuites collectives) seraient invalides pour les litiges de discrimination raciale lorsque la victime ou le représentant de la classe désigné choisit le tribunal.
- Portée : Couvre les litiges en vertu de la loi fédérale, tribale, étatique ou locale qui se rapportent à la discrimination fondée sur la race, la couleur ou l'origine nationale (y compris le harcèlement et les représailles).
- Qui décide : Un tribunal doit décider si la nouvelle règle s'applique à un cas donné, même si le contrat stipule qu'un arbitre doit décider.
- Calendrier : La règle s'applique aux réclamations qui surviennent ou s'accumulent à partir de la date à laquelle le projet de loi devient loi.
Ce que cela signifie pour vous#
- Personnes qui disent avoir été confrontées à la discrimination raciale : Vous pourriez choisir de porter votre réclamation devant le tribunal plutôt que d'être contraint à l'arbitrage par un contrat que vous avez signé précédemment. Vous (ou votre représentant de classe) pouvez également poursuivre une action collective même si vous avez signé un renoncement pré-contentieux.
- Employés et candidats à un emploi : Les réclamations de discrimination au travail fondées sur la race, la couleur ou l'origine nationale ne seraient généralement pas soumises à des clauses d'arbitrage pré-contentieuses si vous déposez après le début de la loi.
- Étudiants, locataires, clients et autres : Toute personne qui porte une réclamation de discrimination raciale en vertu de la loi applicable (locale, étatique, tribale ou fédérale) pourrait être couverte et pourrait éviter d'être poussée vers l'arbitrage par un ancien accord.
- Entreprises, universités, propriétaires et autres organisations qui utilisent des clauses d'arbitrage : Vous pourriez faire face à plus de litiges devant les tribunaux au lieu de l'arbitrage dans les cas de discrimination raciale. Les renoncements pré-contentieux aux actions collectives ne seraient pas exécutoires pour ces réclamations.
- Tribunaux et processus juridique : Les juges, et non les arbitres, décideront si cette nouvelle règle s'applique dans un cas donné.
Dépenses#
Aucune information disponible publiquement.
- Le texte du projet de loi et le matériel fourni ne comprennent pas de note fiscale, d'estimation budgétaire ou d'analyse de coût officielle.
- Cela pourrait signifier une augmentation de la charge de travail des tribunaux et des coûts juridiques pour les plaignants et les défendeurs, ainsi que des coûts administratifs possibles pour les tribunaux et les agences, mais le texte du projet de loi ne fournit pas d'estimations ou de chiffres.
Point de vue des partisans#
- Le projet de loi semble destiné à permettre aux personnes d'intenter des réclamations de discrimination raciale devant les tribunaux plutôt que d'être forcées à l'arbitrage privé où les actions collectives sont souvent interdites.
- Les partisans peuvent faire valoir que cela augmente la transparence et l'accès aux recours en matière de litiges collectifs pour la discrimination systémique.
- La mesure semble également destinée à garantir qu'un juge, et non un arbitre, décide si une clause d'arbitrage s'applique aux réclamations de discrimination raciale.
Point de vue des opposants#
- Une préoccupation est que la suppression de l'arbitrage pré-contentieux pour ces réclamations pourrait augmenter les coûts de litige pour les entreprises et autres défendeurs.
- Le projet de loi pourrait entraîner plus de cas dans les tribunaux publics, ce qui pourrait augmenter la charge de travail des tribunaux ; le projet de loi ne fournit pas d'estimations ou de plan pour y faire face.
- Certains peuvent faire valoir que cela réduit la liberté contractuelle des parties de choisir l'arbitrage et pourrait éliminer les avantages perçus de l'arbitrage tels qu'une résolution plus rapide ou la confidentialité.
- Il n'est pas clair à partir du texte comment ce changement interagira avec les décisions d'arbitrage existantes et d'autres exceptions législatives au-delà de ce que le projet de loi indique.