Privilège avocat-client dans la messagerie en détention

Titre complet:
Loi sur l'assistance efficace des avocats à l'ère numérique

Résumé#

Le projet de loi exigerait du ministère de la Justice et du Bureau des prisons (BOP) qu'ils mettent en place ou modifient un système permettant aux personnes en détention fédérale d'envoyer et de recevoir des messages électroniques qui préservent la confidentialité des communications avocat-client. Il vise à empêcher la surveillance des communications électroniques privilégiées entre une personne incarcérée et son avocat ou le personnel de l'avocat. L'objectif général est de protéger le privilège avocat-client à l'ère des courriels et des systèmes électroniques en prison.

  • Changement principal : Le BOP doit disposer d'un programme ou d'un système qui exclut le contenu des communications électroniques privilégiées de la surveillance.
  • Qui est protégé : Communications électroniques privilégiées entre une personne incarcérée et un avocat actuel, ancien ou potentiel ou les agents de cet avocat (par exemple, parajuristes, enquêteurs ou greffiers).
  • Limites d'accès : Les messages privilégiés stockés ne peuvent être examinés que dans des situations étroites — pour maintenance par le Procureur général (mais non lus), ou par les forces de l'ordre qui obtiennent un mandat judiciaire (ordre d'un juge).
  • Garanties de révision : Avant que les forces de l'ordre ne puissent lire les messages sous un mandat, un avocat américain ou un procureur général adjoint (ou désigné) doit les examiner pour décider si une exception au privilège s'applique ; cet examinateur est interdit d'utiliser le matériel dans les affaires où l'expéditeur ou le destinataire est un accusé.
  • Conservation : Le BOP peut conserver (stocker) les messages privilégiés et doit permettre à la personne incarcérée d'y accéder jusqu'à sa libération.
  • Délai : Le Procureur général doit publier un rapport, établir des lignes directrices et créer ou modifier le système dans les deux ans suivant le début de la loi.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Personnes incarcérées :

    • Vous pourriez avoir une messagerie électronique conçue pour protéger les communications privées avec votre avocat de la surveillance routinière.
    • Vos messages privilégiés peuvent toujours être stockés par le BOP et disponibles pour vous jusqu'à votre sortie de détention.
    • Vous pourriez être informé par écrit, jusqu'à ce que le système soit mis en place, que vos communications électroniques pourraient être surveillées.
  • Avocats et agents d'avocats (parajuristes, enquêteurs, greffiers de droit) :

    • Les communications électroniques avec des clients en détention fédérale seraient considérées comme privilégiées si elles respectent les règles de privilège légal.
    • Vous pourriez avoir besoin de vérifier votre identité, votre emploi ou votre licence pour envoyer ou recevoir des messages via le système.
    • La surveillance routinière des messages privilégiés par le personnel pénitentiaire serait restreinte.
  • Personnel du Bureau des prisons et du ministère de la Justice :

    • Le BOP doit créer ou modifier des systèmes et des politiques pour séparer les communications privilégiées des autres messages.
    • Le bureau du Procureur général établira des lignes directrices et des procédures pour la maintenance et pour traiter les demandes des forces de l'ordre d'accéder aux messages privilégiés.
    • Le BOP peut toujours surveiller, conserver et examiner les messages non privilégiés comme auparavant.
  • Forces de l'ordre et procureurs :

    • Pour lire des messages électroniques privilégiés, les enquêteurs doivent généralement obtenir un mandat (ordre du tribunal).
    • Un avocat américain ou un procureur général adjoint doit approuver toute demande de mandat et d'abord examiner les messages pour identifier les exceptions au privilège.
  • Membres de la famille ou autres contacts :

    • Les communications qui ne sont pas avec un avocat ou l'agent de l'avocat ne sont pas protégées par ce projet de loi et peuvent toujours être surveillées.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

  • Ce projet de loi nécessitera probablement un travail du BOP et du ministère de la Justice pour concevoir, tester et faire fonctionner un système qui sépare les messages électroniques privilégiés des messages non privilégiés.
  • Les coûts possibles pourraient inclure des modifications logicielles, le temps du personnel pour la vérification d'identité et les examens, la formation, et le stockage et la sécurité continus des messages conservés. (Le texte du projet de loi ne fournit pas d'estimations de coûts ni de note fiscale.)

Point de vue des partisans#

  • Le projet de loi semble destiné à protéger le privilège avocat-client pour les personnes en détention fédérale lors de l'utilisation de la messagerie électronique.
  • Un argument possible en faveur du projet de loi est qu'il aide à garantir un accès significatif à un avocat dans l'ère numérique en empêchant la surveillance routinière des communications avocat-client.
  • Le projet de loi pourrait être perçu comme mettant en place des procédures pour équilibrer le privilège légal avec les besoins légitimes des forces de l'ordre (en permettant des mandats et des étapes d'approbation).
  • L'exigence de vérification d'identité pourrait être considérée comme réduisant la fraude ou l'usurpation d'identité lorsque les avocats communiquent électroniquement avec des clients incarcérés.

Point de vue des opposants#

  • Une préoccupation est que le projet de loi ne donne pas d'estimation des coûts et pourrait créer des dépenses techniques et de personnel importantes pour le BOP et le ministère de la Justice.
  • Le projet de loi permet au BOP de conserver des communications privilégiées, ce qui pourrait soulever des questions sur la sécurité à long terme et le risque d'accès non autorisé aux messages stockés.
  • Il n'est pas clair comment le système séparera techniquement les messages privilégiés des messages non privilégiés en pratique, surtout lorsque les messages impliquent des tiers ou un statut légal incertain.
  • L'exigence qu'un avocat américain ou un procureur général adjoint examine les messages avant une recherche pourrait créer des retards ou des couches supplémentaires de bureaucratie, et le projet de loi ne précise pas les délais pour ces examens.
  • Le projet de loi permet à un accusé de renoncer à l'exigence de mandat ; il ne précise pas de garanties pour s'assurer que ces renoncements sont faits en connaissance de cause et volontairement.