Catalogue et index des infractions criminelles

Titre complet:
Loi sur le comptage des crimes pour réduire

Résumé#

Ce projet de loi exige que le ministère de la Justice et de nombreuses agences fédérales cataloguent les lois et règlements criminels fédéraux et les rapportent au Congrès. Le principal changement est un effort unique pour lister chaque loi criminelle fédérale et chaque règle d'agence pouvant être appliquée pénalement, ainsi que les pénalités, les comptes de poursuites ou de renvois pour les 15 années précédentes, et l'exigence de mens rea (état d'esprit) pour chaque infraction. L'objectif déclaré est de faciliter la visualisation des crimes fédéraux existants et de la fréquence de leur application.

  • Crée deux rapports : un du Procureur général listant toutes les infractions criminelles statutaires (lois fédérales) et un de nombreux chefs d'agence listant les infractions réglementaires criminelles (règles appliquées par une pénalité criminelle).
  • Exige des détails pour chaque infraction : les éléments légaux, les pénalités potentielles, le mens rea (l'état d'esprit requis), et les comptes de poursuites (pour les lois) ou de renvois au ministère de la Justice (pour les règles d'agence) pour chacune des 15 dernières années.
  • Index public : dans les deux ans, le ministère de la Justice et chaque agence répertoriée doivent publier un index accessible et gratuit en ligne de leurs infractions criminelles répertoriées.
  • Délais : les rapports des agences et du ministère de la Justice doivent être remis dans l'année suivant l'adoption ; les index publics doivent être remis dans les deux ans.
  • Pas de nouvelles pénalités ou de modifications aux crimes existants : le projet de loi exige uniquement la déclaration et la publication d'informations ; il ne modifie pas les lois criminelles ou les pénalités.
  • Pas d'attributions : le projet de loi stipule qu'il ne nécessite ni n'autorise des attributions (il ne fournit pas lui-même de nouveaux financements).

Ce que cela signifie pour vous#

  • Agences fédérales et ministère de la Justice

    • Doivent consacrer du temps du personnel à identifier et à lister chaque infraction criminelle statutaire fédérale et chaque infraction réglementaire criminelle applicable par leur agence.
    • Doivent compiler et rapporter 15 ans de données annuelles sur les poursuites (pour le ministère de la Justice) ou les renvois au ministère de la Justice (pour les agences).
    • Doivent créer et publier un index public et consultable sur leurs sites web.
  • Membres du Congrès et personnel du Congrès

    • Recevront des rapports consolidés destinés à montrer l'étendue et l'historique de l'application des infractions criminelles fédérales.
  • Chercheurs, avocats, journalistes et membres du public

    • Pourraient avoir un accès plus facile à une liste centralisée et publique des crimes fédéraux et à la fréquence à laquelle ils ont été poursuivis ou renvoyés.
    • Pourraient utiliser l'index pour étudier les tendances d'application ou pour localiser les éléments et les exigences de mens rea des infractions fédérales.
  • Personnes accusées d'infractions fédérales ou leurs avocats de la défense

    • Pourraient trouver plus facilement le mens rea et les éléments pour des infractions spécifiques dans un index public, mais le projet de loi ne modifie pas les droits légaux, les pénalités ou les procédures.
  • Entreprises et entités réglementées

    • Pourraient obtenir des informations plus claires sur les violations réglementaires pouvant entraîner des pénalités criminelles et la fréquence à laquelle ces violations ont été renvoyées pour poursuite.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement. Le projet de loi lui-même stipule qu'il ne nécessite ni n'autorise des attributions, et il ne contient aucune estimation fiscale.

  • Les agences et le ministère de la Justice auraient probablement besoin de temps du personnel et de travail administratif pour rassembler les lois, les règles, les éléments, le mens rea, et 15 ans de données de poursuite/renvoi.
  • La création et le maintien d'un index public en ligne ajouteraient des travaux de publication web et éventuellement des travaux informatiques pour chaque agence.
  • Le projet de loi ne précise pas qui paie ces coûts ni ne fournit de budget, donc les agences devraient probablement réaffecter des ressources existantes pour se conformer à moins que le Congrès ne fournisse un financement ultérieurement.

Point de vue des partisans#

  • Le projet de loi semble destiné à rendre l'univers du droit criminel fédéral transparent et plus facile à analyser.
  • Un argument possible en faveur du projet de loi est qu'il pourrait révéler des duplications, des excès ou des infractions rarement appliquées en montrant combien de dispositions criminelles existent et à quelle fréquence elles sont utilisées.
  • Les partisans pourraient voir les index publics comme des outils pour les législateurs, les tribunaux et le public afin de mieux comprendre et réformer le droit criminel fédéral.
  • Rendre publiques les exigences de mens rea et les éléments pourrait améliorer la clarté juridique sur l'état d'esprit qu'un procureur doit prouver.

Point de vue des opposants#

  • Une préoccupation est le fardeau administratif : collecter des listes précises et 15 ans de comptes annuels de poursuites ou de renvois pourrait être long et coûteux pour le ministère de la Justice et de nombreuses agences.
  • Le projet de loi n'explique pas comment compter les poursuites lorsque les accusations se chevauchent, que les lois changent au fil du temps, ou que les affaires impliquent plusieurs infractions ; cela pourrait rendre les chiffres rapportés incohérents ou trompeurs.
  • Il n'est pas clair si les comptes de poursuites se réfèrent aux accusations, aux mises en accusation, aux condamnations, ou à une autre mesure ; le projet de loi ne définit pas cette distinction.
  • Les agences pourraient avoir besoin de financements supplémentaires pour se conformer, mais le projet de loi n'autorise explicitement pas les dépenses, créant un potentiel écart de ressources.
  • Le projet de loi ne traite pas de la manière de maintenir l'index public à jour après la publication initiale, ni de la fréquence à laquelle les agences doivent mettre à jour les entrées.