La Loi de Sammy exigerait que les très grands services de médias sociaux construisent et maintiennent des interfaces de programmation d'applications (API) ouvertes en temps réel qui permettent à un enfant, ou à un parent pour les enfants de moins de 13 ans, de déléguer le contrôle du compte à un fournisseur de logiciel de sécurité tiers enregistré. Une "grande plateforme de médias sociaux" est un service qui permet aux enfants de partager des images, du texte ou des vidéos et qui répond aux seuils de taille ou de revenus dans le projet de loi. Un "fournisseur de logiciel de sécurité tiers" doit s'enregistrer auprès de la Commission fédérale du commerce (la Commission) et certifier qu'il n'utilisera les données que pour protéger un enfant contre les dangers.
Les API doivent permettre au fournisseur de logiciel de sécurité tiers de gérer les interactions en ligne, le contenu et les paramètres de compte d'un enfant de la même manière que l'enfant pourrait le faire, et de demander des transferts sécurisés de données utilisateur dans un format commun et lisible par machine au moins une fois par heure. Les plateformes doivent rendre les API disponibles dans les 180 jours pour les services existants de grande taille (ou dans les 30 jours suivant le moment où un service devient grand). Les plateformes doivent appliquer une sécurité des données raisonnable et à la pointe de la technologie aux transferts de données. Le projet de loi limite la gestion par des tiers aux actions qui protègent un enfant contre les dangers, telles que l'ajustement des paramètres de confidentialité, d'âge et de marketing.
Les fournisseurs de logiciels de sécurité tiers doivent limiter la collecte et l'utilisation des données utilisateur, supprimer les données dans des délais spécifiés, ne pas vendre les données utilisateur, subir des audits indépendants annuels et soumettre des résumés de ces audits à la Commission. La Commission peut refuser, suspendre ou révoquer l'enregistrement d'un fournisseur pour violations. Le projet de loi établit également des règles concernant les moments où les fournisseurs peuvent divulguer des données (par exemple, aux parents, aux forces de l'ordre avec un processus légal, ou pour prévenir un danger imminent) et exige que les fournisseurs notifient l'enfant ou le parent lorsque des divulgations sont faites, sauf dans des circonstances limitées. Les plateformes ne sont pas tenues de fournir un accès API au contenu des messages qui est techniquement inaccessible (par exemple, en raison du chiffrement de bout en bout), mais doivent offrir une interface technique pour transmettre simultanément ces communications à un destinataire désigné par l'utilisateur sans que la plateforme n'accède au contenu.
La Commission applique la Loi en vertu de ses autorités existantes. Le projet de loi stipule que les violations sont considérées comme des actes ou pratiques déloyaux ou trompeurs. Il établit également que les États ne peuvent pas exiger des règles d'accès API similaires, créant ainsi une norme nationale unique pour ce sujet.
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Le projet de loi cadre son objectif comme permettant aux parents ou aux enfants de déléguer la gestion des comptes à des fournisseurs de logiciels de sécurité tiers dans le seul but de protéger les enfants contre les dangers, tout en établissant des règles d'enregistrement, de sécurité des données et de surveillance par la Commission fédérale du commerce.
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