Loi sur l'éthique judiciaire et la surveillance

Titre complet:
Loi sur l'éthique de la Cour suprême

Résumé#

Ce projet de loi, appelé la Loi sur l'éthique de la Cour suprême, exigerait des règles d'éthique formelles et un enquêteur indépendant pour les juges de la Cour suprême et pour les juges fédéraux. Il exigerait également que les juges mettent leurs raisons sur le registre public lorsqu'ils se récusent ou rejettent une demande de récusation. L'objectif général est d'accroître la transparence et d'établir des procédures d'éthique claires pour la Cour suprême.

  • Changement principal : La Conférence judiciaire doit rédiger un code de conduite pour les juges fédéraux, et la Cour suprême doit émettre un code de conduite pour ses juges (chacun devant être complété dans un délai d'un an).
  • Crée : Un Conseil d'enquête sur l'éthique pour la Cour suprême, nommé par la Cour et chargé de faire respecter le code de la Cour et de traiter les informations du public.
  • Exige : Les juges doivent expliquer publiquement pourquoi ils se disqualifient en vertu de l'article 455 (la règle fédérale sur les conflits d'intérêts) et doivent expliquer publiquement pourquoi ils ont refusé la motion d'une partie demandant leur récusation.
  • Enquêtes et rapports : Le conseil peut enquêter sur d'éventuelles violations et doit publier un rapport public annuel décrivant les informations reçues et les mesures prises.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Juges de la Cour suprême

    • Doivent suivre un code de conduite écrit émis par la Cour dans un délai d'un an.
    • Doivent déclarer publiquement les raisons chaque fois qu'ils se récusent en vertu de l'article 455 ou lorsqu'ils refusent la demande d'une partie de se récuser.
    • Sont soumis à des enquêtes par le Conseil d'enquête sur l'éthique concernant d'éventuelles violations ou d'autres comportements nuisant aux affaires de la Cour.
  • Juges fédéraux (tribunaux inférieurs)

    • La Conférence judiciaire doit émettre ou mettre à jour un code de conduite qui s'applique aux juges des tribunaux américains, à compléter dans un délai d'un an.
  • Membres du public

    • Peuvent soumettre des informations sur d'éventuelles violations d'éthique au Conseil d'enquête sur l'éthique (par courrier ou électroniquement).
    • Auront accès à un rapport public annuel décrivant les informations reçues et les mesures prises.
  • Administration de la Cour suprême

    • La Cour doit nommer un Conseil d'enquête sur l'éthique dans les 90 jours suivant l'émission de son code.
    • Le conseil sert un mandat renouvelable de 4 ans et peut embaucher des assistants (avec l'approbation du juge en chef) et des avocats externes.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Catégories possibles de coûts que le projet de loi crée (non estimées dans le texte du projet de loi) :

  • Salaires et coûts de bureau pour le Conseil d'enquête sur l'éthique et tout personnel ou avocat externe.
  • Coûts administratifs et informatiques pour mettre en place des méthodes de soumission publiques (électroniques et par courrier) et pour traiter les plaintes.
  • Coûts pour préparer et publier le rapport public annuel.
  • Coûts juridiques ou d'enquête potentiels liés à des demandes spécifiques.

Point de vue des partisans#

  • Le projet de loi semble destiné à étendre des règles d'éthique claires et écrites à la Cour suprême, correspondant aux attentes pour d'autres juges fédéraux.
  • Il pourrait rendre la Cour plus transparente en exigeant des explications publiques pour les récusations et les refus de motions de récusation.
  • La création d'un Conseil d'enquête sur l'éthique fournit un bureau nommé qui peut recevoir des préoccupations publiques et les enquêter, ce qui pourrait accroître la responsabilité.
  • Le rapport public annuel donnerait au public des informations sur la manière dont les allégations sont traitées.

Point de vue des opposants#

  • Une préoccupation est l'indépendance du Conseil d'enquête sur l'éthique, puisque la Cour suprême nomme et peut révoquer le conseil pour cause ; cela peut limiter l'indépendance perçue.
  • Le projet de loi ne précise pas quels pouvoirs le conseil a s'il trouve une faute (par exemple, s'il peut imposer des sanctions), laissant l'application peu claire.
  • Exiger la divulgation publique des raisons de récusation ou de refus peut soulever des questions de confidentialité, et le projet de loi ne fixe pas de limites sur ce qui doit être divulgué.
  • Le processus de dotation et de nomination du conseil nécessite l'approbation du juge en chef pour les assistants, ce qui peut rendre les enquêtes dépendantes de l'approbation interne de la Cour.
  • Le calendrier lie certaines étapes ensemble (par exemple, la nomination du conseil seulement après que la Cour émet son code), ce qui pourrait retarder la mise en œuvre ; le projet de loi ne fixe pas de délais pour le personnel, les budgets ou les procédures spécifiques.