Augmenter l'accès aux médecins de famille
Les pétitionnaires demandent que le gouvernement collabore avec les provinces et territoires pour réduire la pénurie de médecins de famille et élargir l’accès aux soins primaires. Le gouvernement répond qu’il soutient provinces et territoires par du financement, de la planification des effectifs et l’intégration des professionnels formés à l’étranger.
Pourquoi nous signerions cette pétition
- Chercherait un plan fédéral‑provincial coordonné pour réduire la pénurie mentionnée par les pétitionnaires (environ 4,8 millions sans médecin régulier) et améliorer l’accès aux soins primaires.
- Pourrait cibler les déséquilibres urbain‑rural et les longues attentes en clinique soulignés par la pétition, améliorant l’accès là où la pénurie est la plus aiguë.
- Une démarche pancanadienne pourrait améliorer la planification de la main‑d’œuvre et harmoniser les stratégies provinciales pour élargir la couverture en soins primaires.
Pourquoi nous ne signerions pas cette pétition
- La gestion des effectifs de santé relève surtout des provinces et territoires; l’intervention fédérale pourrait avoir une autorité limitée ou dupliquer des efforts locaux.
- Mettre en œuvre un plan national pourrait être coûteux et nécessiter des arbitrages avec d’autres priorités sanitaires et les contraintes budgétaires provinciales.
- Des réformes provinciales ou locales adaptées aux besoins des communautés pourraient être plus pratiques et efficaces qu’un plan pancanadien large.
Le résumé et les deux séries de raisons sont générés par IA à partir de la pétition et ont le même poids. Les affirmations sont celles des pétitionnaires; consultez le texte officiel pour les détails.
Pétition officielle
PÉTITION À LA CHAMBRE DES COMMUNES RÉUNIE EN PARLEMENT Attendu que: Selon Statistique Canada, environ 4,8 millions de Canadiens n’ont pas de médecin de famille; Malgré l’augmentation du nombre de médecins au Canada, le nombre de Canadiens sans médecin de famille reste inchangé; 92 % des médecins travaillent dans les centres urbains, tandis que seulement 8 % travaillent en région; À Victoria et à Sidney, en Colombie-Britannique, le temps d’attente moyen dans une clinique sans rendez-vous est de 92 et de 180 minutes respectivement. Nous, soussignés, citoyens et résidents du Canada, prions la Chambre des communes réunie en Parlement de: travailler avec l’ensemble des provinces et des territoires du Canada afin de trouver une solution globale et équitable à cette pénurie de médecins de famille au Canada.
Réponse du gouvernement
Réponse de la ministre de la Santé Signé par (ministre ou secrétaire parlementaire) : Maggie Chi Les soins primaires représentent l’épine dorsale des soins de santé à haut rendement. Ils constituent le premier point de contact des Canadiens avec le système et jouent un rôle essentiel dans la prestation des services de santé. Nous sommes conscients que les Canadiens ont encore du mal à obtenir un accès rapide à un fournisseur habituel de soins primaires, qu’il s’agisse d’un médecin, d’une infirmière praticienne ou d’une équipe. Les défis préexistants auxquels était confronté l’effectif en santé ont été exacerbés par la pandémie de COVID-19, pendant laquelle les travailleurs de la santé ont subi les conséquences des pressions extrêmes qui ont pesé sur le système de santé, ce qui a entraîné un degré élevé de stress et d’épuisement, notamment parmi les prestataires de soins primaires. Ces défis persistants ont une incidence sur les soins que reçoivent les Canadiens. La gestion de l’effectif en santé relève des gouvernements provinciaux et territoriaux, mais le gouvernement fédéral fournit du leadership et du soutien financier, et reconnaît qu’il a un rôle de premier plan à jouer dans la recherche de solutions aux défis auxquels sont confrontés les systèmes de santé dans l’ensemble du pays. Nous restons déterminés à poursuivre notre collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux afin de protéger et de renforcer le système de soins de santé public. Le gouvernement du Canada s’engage à créer des environnements favorables et durables où les travailleurs de la santé peuvent s’épanouir. Sachant que les conditions de travail sont les conditions de soins, le gouvernement fédéral fait progresser les efforts axés sur le maintien en poste, la planification de la main-d’œuvre et le recrutement éthique. Grâce à des partenariats et à la mobilisation, il continue d’établir un consensus et de rassembler des données probantes pour renforcer l’effectif en santé du Canada et les modèles novateurs de soins primaires. Par exemple, le gouvernement du Canada: Soutient la diffusion et la mise en œuvre de la nouvelle « Boîte à outils pour la rétention des effectifs infirmiers : Améliorer la vie professionnelle du personnel infirmier au Canada ». Finance Excellence en santé Canada (ESC), qui a récemment lancé son programme Cap Santé, comprenant un programme d’amélioration de l’accès aux soins primaires. Ce programme aide les organismes à optimiser le fonctionnement des équipes de soins primaires afin d’améliorer l’accès aux soins à un plus grand nombre de personnes. A publié une étude appuyée par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux sur l’offre et la demande d’éducation et de formation pour certaines professions de la santé, y compris les médecins de famille, afin de déterminer les meilleures approches pancanadiennes pour répondre aux futures demandes de soins de santé pour les Canadiens au cours de la prochaine décennie. Finance l’organisme Effectif de la santé Canada qui dirige une collaboration pancanadienne visant à améliorer la collecte, l’analyse, et la mobilisation des connaissances relatives à la main-d’œuvre en santé afin d’éclairer la planification. Mobilise des partenaires clés de soins primaires, des chercheurs, les provinces et les territoires, des experts et d’autres ministères du gouvernement afin de rassembler des données et des preuves, d’établir un consensus et de favoriser la mobilisation des connaissances sur des sujets comme les modèles de prestation de soins primaires, les soins virtuels, les soins infirmiers, ainsi que l’éducation et la formation. De plus, un financement de jusqu’à 77,1 millions de dollars sur quatre ans est prévu dans le budget de 2024; ce montant, fourni à compter de 2025-2026, permettra d’améliorer les possibilités de formation et d’accélérer l’intégration des professionnels de la santé formés à l’étranger (PSFE) au sein des effectifs en santé. Le financement créera des postes de formation supplémentaires, augmentera la capacité à soutenir les processus accélérés d’autorisation d’exercer et apportera un soutien ciblé pour aider les PSFE à naviguer le processus de reconnaissance des titres de compétences et à intégrer l’effectif plus rapidement. Aux côtés de ses partenaires provinciaux et territoriaux, le gouvernement fédéral s’efforce également de simplifier les processus de reconnaissance des titres de compétences des médecins et des infirmières formés à l’étranger afin que les professionnels de la santé qualifiés vivant au Canada puissent contribuer à notre système de santé. Cela s’ajoute aux près de 200 milliards de dollars prévu dans le budget de 2023 pour améliorer les services de soins de santé pour les Canadiens. Ce financement comprend 25 milliards de dollars sur 10 ans pour faire avancer les priorités communes en matière de santé par l’intermédiaire d’ententes bilatérales sur mesure qui permettront de répondre aux besoins des gens de chaque province et territoire. Signés avec chaque province et territoire, ces accords leurs permettent d’agir dans les domaines suivants : élargir l’accès aux services de santé familiale, y compris dans les régions rurales et éloignées; soutenir nos professionnels de santé et réduire les arriérés; améliorer l’accès à des services de qualité de santé mentale et à la consommation de substances; et moderniser le système de soins de santé grâce à des données de santé normalisées et des outils numériques. La transformation de la prestation des services de santé familiale, notamment par la prestation de soins en équipe, aidera les Canadiens à obtenir des soins au moment et à l’endroit où ils en ont besoin. Les accords signés ainsi que les plans d’action des provinces et des territoires peuvent être consultés en cliquant sur le lien suivant : Travailler ensemble pour améliorer les soins de santé au Canada : Accords bilatéraux pour travailler ensemble – Canada.ca. La Politique sur les services de la Loi canadienne sur la santé, qui entrera en vigueur le 1er avril 2026, favorisera davantage les soins en équipe. La politique précise que les patients ne devraient pas se voir imposer des frais pour des services médicalement nécessaires, si ces mêmes services avaient autrement été couverts par un régime d’assurance-maladie provincial ou territorial s’ils avaient été fournis par un médecin. Elle reconnaît la valeur de l’intégration complète des infirmières praticiennes au système de soins de santé et leur rôle essentiel pour combler le fossé en matière de soins primaires pour les personnes au Canada n’ayant pas accès à un fournisseur de soins primaires. Notre gouvernement, par l’intermédiaire de ces diverses activités, continue de travailler avec les provinces et les territoires afin d’améliorer l’accès des Canadiens à un fournisseur habituel ou à une équipe habituelle de soins primaires. Nous nous engageons à maintenir cette collaboration.