Renforcer les rapports publics sur la criminalité
Les pétitionnaires demandent au Canada de renforcer les rapports publics sur la criminalité organisée et violente pour montrer la coordination entre ordres de gouvernement et prévenir de nouvelles hausses. Le gouvernement répond qu’il renforce la police, le financement, les services aux victimes et les statistiques nationales pour mieux partager le renseignement et publier des données.
Pourquoi nous signerions cette pétition
- Des rapports publics renforcés augmenteraient la transparence et permettraient aux collectivités de voir comment les gouvernements coordonnent la lutte contre la criminalité violente et organisée.
- Des rapports visibles peuvent mettre en évidence des lacunes dans l’action intergouvernementale et aider à tenir responsables les ordres de gouvernement.
- Des données consolidées et opportunes favorisent des mesures préventives fondées sur des preuves, une meilleure allocation des ressources et des ajustements de politique.
Pourquoi nous ne signerions pas cette pétition
- La création de nouvelles exigences de rapports publics pourrait dupliquer des systèmes existants et détourner des ressources d’efforts d’application ou de prévention.
- Des rapports publics détaillés risquent de révéler des tactiques ou du renseignement opérationnel, ce qui pourrait nuire aux enquêtes en cours et à la sécurité policière.
- Se concentrer sur le signalement pourrait ne pas réduire la violence immédiatement, contrairement à des investissements directs en police, services aux victimes et prévention.
Le résumé et les deux séries de raisons sont générés par IA à partir de la pétition et ont le même poids. Les affirmations sont celles des pétitionnaires; consultez le texte officiel pour les détails.
Pétition officielle
PÉTITION AU GOUVERNEMENT DU CANADA ATTENDU QUE La violence organisée, l’extorsion, les fusillades et l’intimidation sont en hausse dans le Lower Mainland et au-delà de cette région. Les fusillades, les meurtres et les actes de violence commis en plein jour révèlent une crise de sécurité publique plus vaste, comme le décès tragique de Darshan Singh Sahsi à Abbotsford. PAR CONSÉQUENT Nous, soussignés, citoyens et résidents permanents du Canada, demandons au gouvernement du Canada de renforcer le processus de rapports destinés au public de sorte que les Canadiens puissent voir clairement comment le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et les gouvernements locaux travaillent ensemble pour prévenir d’autres hausses des crimes violents et du crime organisé.
Réponse du gouvernement
Réponse du ministre de la Sécurité publique Signé par JACQUES RAMSAY, SECRÉTAIRE PARLEMENTAIRE Le gouvernement du Canada prend très au sérieux la question du crime organisé et de l’extorsion, et s’engage à répondre aux menaces complexes et évolutives auxquelles nos collectivités sont confrontées de la part des organisations criminelles transnationales. Cela comprend la mise en œuvre de mesures claires et concrètes pour perturber le crime organisé, notamment par l’inscription du gang Bishnoi comme entité terroriste en vertu du Code criminel, ainsi que l’introduction de dispositions plus strictes en matière de mise en liberté sous caution pour les infractions d’extorsion par le projet de loi C-14. De plus, des lois fédérales telles que le projet de loi C-2, la Loi sur le renforcement des frontières, fourniront aux forces de l’ordre les outils nécessaires pour lutter contre le crime organisé. Ces investissements permettront d’améliorer le partage du renseignement et la capacité d’application de la loi afin de combattre les réseaux criminels transnationaux et de couper le flux d’argent illicite qui les alimente. Le gouvernement du Canada reconnaît l’impact que l’extorsion a sur les collectivités de la Colombie-Britannique, en particulier dans le Lower Mainland. Cette question est d’importance nationale et exige un leadership et une action coordonnés de tous les ordres de gouvernement et des organismes d’application de la loi. Le Sommet trilatéral sur l’extorsion, tenu le 28 novembre 2025, s’est conclu par un engagement commun à perturber les réseaux du crime organisé et à protéger les entreprises et les résidents du Lower Mainland. Lors de l’événement, le ministre de la Sécurité publique a annoncé un investissement de 1,5 million de dollars par l’entremise du Fonds d’action en prévention du crime de Sécurité publique Canada pour l’initiative Yo Bro Yo Girl, afin de lancer un centre d’engagement jeunesse à Surrey, en Colombie-Britannique. Cette initiative vise à soutenir jusqu’à mille jeunes en réunissant écoles, forces de l’ordre et partenaires communautaires pour réduire l’implication dans les gangs grâce au mentorat, à la formation professionnelle et au counseling. De plus, afin de soutenir les victimes d’extorsion, le gouvernement du Canada fournit au gouvernement de la Colombie-Britannique 500 000 $ sur deux ans, par l’entremise du Fonds d’aide aux victimes de Justice Canada, pour financer quatre nouveaux travailleurs de services aux victimes et de sensibilisation communautaire afin d’appuyer la Force opérationnelle contre l’extorsion de la C.-B. et les services de police locaux. Ce financement servira également au développement et à la traduction de ressources publiques, y compris des pages Web et des outils de planification de la sécurité, afin d’améliorer la pertinence culturelle et l’accessibilité. L’investissement fédéral sera égalé par la province et répondra au besoin accru de services aux victimes et de sensibilisation communautaire dans les collectivités du Lower Mainland, notamment Abbotsford et Surrey. Le gouvernement fédéral a également alloué 390 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir les provinces et territoires avec des programmes de prévention et des initiatives d’application de la loi par l’Initiative de lutte contre la violence liée aux armes à feu et aux gangs, ainsi que 250 millions de dollars par le Fonds pour des collectivités plus sûres. Le Fonds d’action contre la violence liée aux armes à feu et aux gangs a investi 100 000 $ dans la province de la Colombie-Britannique pour soutenir Crime Stoppers dans la réalisation d’une campagne de sensibilisation publique de 60 jours axée sur la prévention et l’éducation en matière d’extorsion. En septembre 2025, une force opérationnelle provinciale contre l’extorsion a été créée en Colombie-Britannique, composée d’environ 40 ressources d’enquête provenant de divers organismes policiers, notamment la Gendarmerie royale du Canada en Colombie-Britannique, le service de police d’Abbotsford, l’Unité combinée des forces spéciales – C.-B. (CFSEU-BC), le service de police de Delta, la police des transports de Metro Vancouver, le service de police de Surrey et l’Agence des services frontaliers du Canada. La force opérationnelle s’est concentrée sur des stratégies d’enquête secrètes et ouvertes, la collecte et l’analyse de preuves, les entrevues de témoins, l’exécution de mandats de perquisition et la gestion des risques évolutifs – dans le but d’identifier les responsables de l’infraction criminelle d’extorsion, d’obtenir des accusations criminelles contre les suspects, de porter ces affaires devant les tribunaux et de tenir les responsables imputables. Récemment, la GRC a mis en œuvre le déploiement stratégique de ressources fondé sur le renseignement de la force opérationnelle afin de se concentrer sur la prévention, la dissuasion et la collecte de renseignements à l’appui des enquêtes en cours. Ces ressources comprennent, entre autres, les équipes d’intervention d’urgence et les services canins policiers dans toute la province, la CFSEU-BC et la patrouille routière de la Colombie-Britannique. Cette approche multi-agences permet de mettre à profit les ressources policières et d’assurer un partage fluide de l’information. La force opérationnelle collabore également avec l’Équipe nationale de coordination et de soutien (ENCS) de la GRC, en partenariat avec des services de police en Colombie-Britannique, en Alberta, en Ontario et à l’étranger, pour contrer la hausse des crimes d’extorsion. Leurs efforts coordonnés ont mené à des arrestations dans les trois provinces. Le gouvernement du Canada s’est engagé à fournir à la communauté de la justice et au public des données transparentes, pertinentes et de grande qualité sur les tendances en matière de criminalité. Un mécanisme clé soutenant cet engagement est l’Initiative nationale de statistiques sur la justice (INSJ), qui sert les sous-ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux de la Justice et de la Sécurité publique. Par l’entremise de son Comité des agents de liaison (CAL), les partenaires orientent les travaux du Centre canadien de la statistique de la justice et de la sécurité communautaire (CCSJSC), une division de Statistique Canada, afin d’assurer la production de données nationales exactes, cohérentes et opportunes sur la criminalité et la justice. Cette approche coordonnée permet au gouvernement d’identifier les menaces émergentes — telles que l’extorsion — de suivre les tendances régionales, et de soutenir l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes, l’allocation des ressources et les stratégies d’application de la loi, contribuant ainsi à une réponse plus efficace aux enjeux de sécurité publique au Canada. Le gouvernement du Canada affirme que la sécurité, la dignité et le bien-être de tous les Canadiens demeurent au cœur de son programme de sécurité publique et de ses responsabilités fondamentales. L’intimidation et la violence, sous quelque forme que ce soit, n’ont pas leur place au Canada, et nous nous engageons à faire en sorte que les collectivités se sentent en sécurité, respectées et protégées.