Condamner la violence au Nigéria
Les pétitionnaires demandent que le Canada condamne la violence au Nigéria, presse le Nigéria de protéger et d'enquêter, accélère l'aide humanitaire et l'accueil, y compris les proches de Canadiens, et envisage des sanctions ciblées. Le gouvernement répond qu'il condamne, soutient l'aide et peut sanctionner.
Pourquoi nous signerions cette pétition
- Cela inciterait le Canada à exiger des enquêtes et des comptes, ce qui pourrait mieux protéger les civils et documenter les abus.
- Cela augmenterait l’aide humanitaire et accélérerait les voies de réinstallation, offrant sécurité concrète et regroupement familial pour les personnes touchées.
- Cela permettrait des sanctions ciblées et une pression diplomatique pour dissuader les auteurs et soutenir la justice internationale.
Pourquoi nous ne signerions pas cette pétition
- La condamnation et la pression diplomatique pourraient tendre les relations Canada–Nigéria et nuire à la coopération sur le terrain.
- Les sanctions et la pression extérieure peuvent être inefficaces ou provoquer des réactions aggravant l’insécurité locale.
- Accélérer l’asile et la réinstallation pose des défis pratiques de capacité, de contrôle et d’arbitrage budgétaire avec d’autres priorités.
Le résumé et les deux séries de raisons sont générés par IA à partir de la pétition et ont le même poids. Les affirmations sont celles des pétitionnaires; consultez le texte officiel pour les détails.
Pétition officielle
Pétition à la Chambre des communes du Canada À l’honorable Président et aux députés de la Chambre des communes réunie en Parlement : Nous, soussignés, prions la Chambre des communes de demander au gouvernement du Canada : 1. De condamner publiquement les actes de violence généralisés et ciblés contre les communautés chrétiennes et d’autres civils au Nigéria; 2. De presser le gouvernement du Nigéria et les autorités concernées de prendre immédiatement des mesures efficaces pour protéger les communautés vulnérables et enquêter sur les atrocités présumées; 3. D’accroître les pressions diplomatiques et les appuis en vue de la tenue d’enquêtes indépendantes et transparentes sur les comportements violents; 4. De fournir une aide humanitaire additionnelle et d’accélérer les processus d’asile et de réinstallation pour les civils touchés, notamment les Canadiens ayant des liens familiaux; 5. D’envisager des sanctions contre les personnes qui ont vraisemblablement organisé ou facilité des actes de violence de masse, conformément au droit canadien et aux normes internationales en matière de droits de la personne. Contexte : Selon de multiples rapports de groupes de la société civile, d’organismes confessionnels et d’organes de presse, il y a une intensification des attaques, des enlèvements et des meurtres commis contre des chrétiens et d’autres communautés dans des régions du Nigéria. Ces incidents ont eu des conséquences humanitaires dévastatrices, notamment des déplacements de masse, des pertes de vie, la destruction de biens et de lieux de culte et une grande insécurité pour les populations vulnérables. Des Canadiens préoccupés par la situation demandent une intervention urgente et coordonnée de la communauté internationale afin de protéger les civils, de défendre les droits de la personne et de favoriser une coexistence pacifique au Nigéria.
Réponse du gouvernement
Réponse de la ministre des Affaires étrangères Signé par Rob Oliphant Le gouvernement du Canada reconnaît que la violence et l'insécurité demeurent un défi important au Nigéria et touchent tous les segments de la population. La situation au Nigéria est complexe, la violence étant enracinée dans divers facteurs, notamment la religion, les tensions ethniques, les conflits liés à la terre et aux ressources, les facteurs socioéconomiques et les questions de gouvernance. Le gouvernement du Canada condamne les violations des droits de la personne et s'oppose à toute forme de haine, de discrimination et de xénophobie, peu importe où qu’elles se produisent. Le 27 novembre 2025, la ministre des Affaires étrangères a condamné les violences touchant les communautés religieuses et confessionnelles partout dans le monde, y compris les chrétiens au Nigéria, devant le Comité permanent des affaires étrangères et du développement international. Le gouvernement du Canada reste fermement engagé à promouvoir et à protéger les droits de la personne, y compris la liberté de religion ou de conviction. Le gouvernement du Canada mène des activités de promotion des droits de la personne sur une base régulière, par l’entremise de canaux privés, publics et multilatéraux. Cela comprend le dialogue politique avec le gouvernement nigérian, la coordination avec des partenaires partageant les mêmes idées, le soutien aux organisations de la société civile, le renforcement des normes et standards internationaux concernant la liberté de religion ou de conviction, ainsi que la publication de déclarations publiques, menées selon une approche à la fois stratégique et constructive. Des hauts responsables canadiens et la ministre des Affaires étrangères ont échangé avec leurs homologues afin de discuter de la façon d’adresser les enjeux de sécurité urgents en 2025. Le Canada continue d’appuyer le gouvernement du Nigéria dans ses efforts pour lutter contre le terrorisme et la violence à l'égard des populations civiles, y compris les chrétiens. Dans le cadre de ses programmes en matière de paix et de sécurité, de développement et d'aide humanitaire, le gouvernement du Canada collabore avec le Nigéria et d'autres partenaires afin de s'attaquer aux causes principales de la violence et à ses facteurs sous-jacents, ainsi que d'atténuer les menaces, telles que le terrorisme et ses répercussions sur la population civile. Depuis 2020-2021, le Canada a investi plus de 24,2 millions de dollars en Afrique de l’Ouest et Centrale dans le cadre de son Programme d’aide au renforcement des capacités antiterroristes pour lutter contre l'extrémisme violent, renforcer sa résilience face à la radicalisation et renforcer sa capacité judiciaire en matière de poursuites contre le terrorisme, notamment au Nigéria. Dans le cadre du Programme pour la stabilisation et les opérations de paix, le Canada soutient des projets d'une valeur d'environ 2 millions de dollars au Nigeria visant à réduire les flux d'armes de petits calibres dans la région nord-ouest, à mener des recherches sur la réintégration des personnes anciennement associées à des groupes armés et à faire progresser le Programme pour les femmes, la paix et la sécurité. Depuis 2014, le Canada a alloué 9,5 millions de dollars dans le cadre de son Programme de réduction de la menace liée aux armes afin de lutter contre la prolifération des armes chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires et les menaces terroristes au Nigeria. Le Haut-Commissariat du Canada au Nigeria fournit également un financement direct à des organisations locales de la société civile pour appuyer des programmes de promotion des droits de la personne par l’entremise du Fonds canadien d’initiatives locales. Le gouvernement du Canada continue d'exhorter les autorités nigérianes à traduire en justice les responsables de violations et d'abus des droits de la personne et à assurer la transparence. Lors de l'Examen périodique universel du Nigeria devant le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies en 2024, le Canada a notamment recommandé au Nigeria d'enquêter sur les allégations de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité qui auraient été commis par l'armée nigériane, Boko Haram et d'autres groupes armés, et de traduire les auteurs en justice. Le Canada a également recommandé au Nigeria d’affecter des ressources humains et financières aux institutions chargées de la mise en oeuvre de la Loi de 2015 sur l’interdiction de la violence à l’égard des personnes. Le Haut-commissariat du Canada au Nigéria collabore également régulièrement avec la Commission nationale des droits de la personne du Nigéria afin de discuter des droits de la personne et d'appuyer les efforts de la Commission pour défendre les droits de la personne et enquêter sur les plaintes de violations des droits de la personne déposées par les citoyens. Le gouvernement du Canada reconnaît que certaines conditions exacerbent négativement le contexte sécuritaire dans le pays. Afin de s'attaquer à certaines des causes profondes de l'insécurité et d'atténuer la pauvreté au Nigéria, les programmes de développement bilatéral du Canada créent des possibilités d'emploi pour les jeunes et les femmes, renforcent les capacités de gouvernance et soutiennent la résilience des communautés, tout en répondant aux besoins urgents liés à l'adaptation au changement climatique et aux moyens de subsistance grâce au renforcement des systèmes alimentaires durables et à la formation à l'agriculture résiliente aux chocs. En 2023-2024, le Canada a investi 16,5 millions de dollars dans le cadre de programmes de développement bilatéral visant à réduire l'extrême pauvreté, à renforcer la résilience des communautés et à créer des possibilités d'emploi, s'attaquant ainsi à certains des principaux facteurs d'insécurité. L'aide humanitaire apportée par le Canada au Nigéria, par l'intermédiaire de partenaires humanitaires expérimentés, comprend la prestation d'une aide alimentaire et nutritionnelle d'urgence, de services essentiels en matière de santé et de protection, ainsi qu’un soutien dans les domaines de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène. En 2023-2024, le Canada a fourni une aide humanitaire de 13,7 millions de dollars afin d'apporter une aide d'urgence vitale aux populations touchées par la crise dans le pays. Le Canada continue de suivre de près la situation. Le Canada est parti à la Convention relative au statut des réfugiés et au Protocole relatif au statut des réfugiés, qui établissent une protection internationale pour les réfugiés fondée sur le principe fondamental du non-refoulement. Conformément à ses obligations internationales, le Canada s'engage à renforcer et à protéger l'intégrité de son système d'asile et de protection des réfugiés afin de garantir un processus rapide, équitable et définitif pour le nombre croissant de personnes qui demandent l'asile au Canada. Toutes les personnes qui demandent la protection des réfugiés au Canada sont soumises à une procédure établie et ont la possibilité de faire valoir leur besoin de protection au Canada. Le gouvernement du Canada reste fermement attaché à ses objectifs humanitaires en réinstallant des réfugiés et à ses obligations internationales en accordant l'asile aux personnes qui ont besoin de protection, notamment celles qui sont persécutées en raison de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social ou de leurs convictions politiques, ainsi que celles qui courent un risque pour leur vie ou un risque de traitement ou de peine cruel et inhabituel. Le Canada reste déterminé à maintenir un système de protection des réfugiés équitable, compatissant et durable, et à aider les personnes qui ont besoin de protection. De plus, le gouvernement du Canada reconnaît que le regroupement familial est un pilier important de sa politique d'immigration. Le gouvernement du Canada perpétue également sa tradition humanitaire en élaborant et en mettant en œuvre des politiques, des programmes et des services qui facilitent l'arrivée et l'intégration des réfugiés réinstallés au Canada. Les sanctions sont un outil clé de la politique étrangère et sont utilisés judicieusement par le Canada. En imposant des sanctions, le Canada envoie un message clair indiquant que les politiques et les comportements qui enfreignent les règles, les normes et les codes de conduite internationaux ne seront pas tolérés. Le Canada utilise ses sanctions comme un outil discrétionnaire en réponse aux violations des normes internationales. Plus précisément, le Canada peut imposer des sanctions en réponse à des violations graves de la paix et de la sécurité internationales, à des violations des droits de la personne et à des actes de corruption. À cette fin, le Canada maintient un processus rigoureux de diligence raisonnable pour évaluer les cas possibles de violations des droits de la personne, de corruption ou d'autres circonstances pouvant justifier le recours à des sanctions. Le Canada tient également compte du contexte politique et international plus large lorsqu’il décide si les sanctions ou tout autre outil de la politique étrangère du Canada constituent une réponse appropriée. Le Canada continuera de recourir aux sanctions de manière judicieuse et reste déterminé à les utiliser et à les appliquer de manière efficace et coordonnée, lorsque cela est approprié. Le Canada a inscrit Boko Haram et l'État islamique en Afrique de l'Ouest sur sa liste des organisations terroristes en vertu de son Code criminel en 2013 et en 2021. L'inscription sur la liste des organisations terroristes est un outil essentiel dans la lutte contre le terrorisme, et elle démontre que le gouvernement du Canada ne tolérera pas de tels actes de violence. L'inscription sur cette liste entraîne des conséquences importantes qui permettent l'application des mesures appropriées prévues dans le Code criminel afin de dissuader les activités terroristes au Canada ou le soutien du Canada à ces activités.