Stratégie nationale d'éducation environnementale
Les pétitionnaires demandent à la Chambre des communes d'adopter une stratégie nationale d'éducation environnementale et durable pour soutenir éducateurs, acteurs communautaires et gouvernements provinciaux et municipaux afin de favoriser des collectivités saines. Le gouvernement répond qu'il a publié un cadre national volontaire, consulté des intervenants et travaille à intégrer les savoirs autochtones.
Pourquoi nous signerions cette pétition
- Instaurerait un leadership national et une coordination pour améliorer la littératie environnementale entre juridictions, aidant éducateurs et leaders locaux à harmoniser leurs efforts et partager les meilleures pratiques.
- Soutient explicitement éducateurs et acteurs communautaires, renforçant la capacité d’enseigner des enjeux environnementaux complexes et d’encourager l’action civique.
- Reconnaît les savoirs autochtones, favorisant l’inclusion de perspectives autochtones qui enrichissent la compréhension écologique et l’éducation culturellement pertinente.
Pourquoi nous ne signerions pas cette pétition
- La compétence en éducation relève des provinces; une stratégie fédérale peut avoir une autorité limitée et exiger une coordination complexe ou susciter des résistances provinciales.
- Si le cadre est volontaire et de haut niveau, il peut manquer de mesures contraignantes ou de financement durable pour produire des changements concrets.
- Risque de dupliquer ou de chevaucher des programmes provinciaux et locaux existants, entraînant inefficacité plutôt que soutien clair pour les éducateurs et les collectivités.
Le résumé et les deux séries de raisons sont générés par IA à partir de la pétition et ont le même poids. Les affirmations sont celles des pétitionnaires; consultez le texte officiel pour les détails.
Pétition officielle
PÉTITION À LA CHAMBRE DES COMMUNES RÉUNIE EN PARLEMENT Nous, soussignés, citoyens du Canada, attirons l’attention de la Chambre des communes sur les éléments suivants : ATTENDU QUE compte tenu des crises écologiques, sociales et économiques qui sévissent actuellement, notre avenir collectif dépend de la capacité de tous les ordres de gouvernement et de tous les Canadiens de prendre des décisions éclairées et responsables concernant l’environnement et le développement durable; ATTENDU QUE nous sommes à une époque où l’activité humaine pousse les systèmes écologiques à leur perte par la pollution de l’eau et de l’air et l’extinction des espèces; ATTENDU QUE l’état actuel de l’éducation environnementale au Canada ne permet pas de relever les défis ni d’inculquer aux citoyens la capacité de comprendre la complexité des enjeux et d’agir concrètement; ATTENDU QUE le gouvernement du Canada doit exercer un leadership cohérent à l’échelle nationale au regard de l’éducation au sujet de l’environnement et du développement durable et doit reconnaître l’importance des connaissances et pratiques des Autochtones dans le cadre de l’éducation des Autochtones et des non-Autochtones. PAR CONSÉQUENT, VOS PÉTITIONNAIRES demandent à la Chambre des communes de faire preuve de leadership et d’adopter une stratégie canadienne qui permette aux éducateurs, aux communicateurs, aux personnes qui jouent un rôle actif dans leur milieu ainsi qu’aux gouvernements provinciaux et aux municipalités de prendre des mesures qui contribuent à bâtir des milieux sains, durables, écologiques et humains.
Réponse du gouvernement
Réponse de la ministre de l'Environnement, du Changement climatique et de la Nature Signé par L'honorable Julie Dabrusin L'éducation environnementale est essentielle pour relever les défis environnementaux auxquels le Canada fait face aujourd'hui et auxquels il fera face demain. Elle fait partie intégrante des engagements internationaux et nationaux du Canada, notamment la Stratégie fédérale de développement durable 2022-2026 et les Objectifs de développement durable des Nations Unies, la Stratégie pour la nature du Canada et le Cadre mondial de la biodiversité Kunming à Montréal, la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et son plan d’action (2023–2028), le Plan pour les emplois durables du Canada, la Convention relative aux droits de l'enfant des Nations Unies et l'Accord de Paris. Le Canada est activement engagé dans le travail d'Action pour l'autonomisation climatique de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. L'Action pour l'autonomisation climatique met l'accent sur l'importance de l'éducation pour faire face à la crise climatique et promouvoir la durabilité. Ces obligations sont prises très au sérieux, et Environnement et Changement climatique Canada reconnaît que des mesures supplémentaires sont nécessaires pour améliorer l'éducation climatique et environnementale et intégrer les connaissances autochtones. Au cours des quatre dernières années, Environnement et Changement climatique Canada a travaillé avec des partenaires et des parties prenantes pour faire progresser la littératie environnementale, notamment par le biais de l'élaboration du Cadre national pour l'apprentissage en environnement au Canada, publié le 8 décembre 2025. Une consultation nationale a eu lieu en 2024 axée sur la mobilisation des jeunes, et un forum national a été coorganisé avec des partenaires en 2025. Lors de la consultation nationale, les Canadiens ont appelé à un cadre global qui permet de contribuer. Le leadership et la collaboration autochtones ont été soulignés comme des domaines importants que le cadre devait aborder. Le cadre est une ressource d'orientation à adhésion volontaire, conçue de haut niveau, afin de respecter les juridictions provinciales et territoriales et de reconnaître la nécessité de l'adapter aux contextes locaux. Le cadre vise à compléter et à renforcer le travail notable en éducation environnementale déjà en cours dans les secteurs de l'éducation formelle et non formelle, à favoriser le partage des meilleures pratiques et à encourager le progrès collectif tout en respectant la compétence provinciale et territoriale. Bon nombre des parties prenantes qui ont contribué à ce travail se réuniront en mars 2026 afin de discuter d'une nouvelle structure de gouvernance et de l'élaboration de repères et d'indicateurs pour le cadre. Le gouvernement du Canada a investi un total de 55,2 millions de dollars dans 36 projets visant à soutenir la littératie environnementale depuis 2020. La Stratégie fédérale de développement durable La Stratégie fédérale de développement durable est le principal instrument du gouvernement du Canada pour le leadership fédéral en matière de développement durable, tel qu'exigé par la Loi fédérale sur le développement durable. La Stratégie fédérale de développement durable repose sur un cycle de trois ans et définit les priorités, les objectifs, les cibles et les plans de développement durable du gouvernement. Toutes les entités désignées en vertu de la Loi sont tenues d'élaborer et de présenter une Stratégie ministérielle de développement durable et de faire rapport sur ses progrès. Cela inclut les actions ministérielles, qui sont des activités concrètes contribuant directement à des stratégies spécifiques de mise en œuvre dans la Stratégie fédérale de développement durable. Des principes clés de la Loi sont l'ouverture et la transparence dans la fourniture d'informations sur le développement durable afin d’appuyer la reddition de compte et la mobilisation du public, ainsi que l'importance d'impliquer les peuples autochtones en raison de leurs connaissances traditionnelles et de leur rapport unique aux terres et aux eaux au Canada et de la compréhension qu’ils en ont. Un autre principe clé est l'équité intergénérationnelle, soit le principe selon lequel il importe de répondre aux besoins de la génération actuelle sans compromettre la possibilité pour les générations futures de satisfaire les leurs. La Stratégie fédérale de développement durable 2022-2026 définit les engagements liés à l'éducation environnementale dans l'Objectif 4 « Promouvoir les connaissances et les compétences » et reconnaît que l'éducation est un moteur essentiel du progrès dans les 17 objectifs de développement durable. Les connaissances et l'éducation sont également essentielles pour accroître la littératie climatique et soutenir l'action climatique. La stratégie reconnaît que les provinces et territoires sont responsables de la compétence en matière d'éducation et que le gouvernement fédéral appuie un enseignement de qualité et l’apprentissage continu, tout en reconnaissant les avantages d'une population bien éduquée pour la prospérité et le bien-être de tous les Canadiens. Le gouvernement du Canada contribue également aux connaissances et à l’éducation en matière de développement durable en finançant la recherche. Le gouvernement du Canada a récemment publié la version préliminaire de la Stratégie fédérale de développement durable 2026-2029, qui fait actuellement l’objet d’une consultation publique. La période de consultation offre au public, aux parlementaires, aux organisations, aux partenaires autochtones et aux autres intervenants, y compris les jeunes, l’occasion de formuler des commentaires afin de renforcer la Stratégie finale. Les commentaires reçus dans le cadre de la consultation serviront à éclairer la version finale de la Stratégie et seront pris en compte par les organisations fédérales dans l’élaboration des Stratégies ministérielles de développement durable. La version préliminaire présente des objectifs clairs et 27 cibles qui reflètent les priorités du gouvernement, ainsi que des stratégies de mise en œuvre pour les atteindre. Elle offre une vision équilibrée des dimensions environnementale, sociale et économique du développement durable. Les indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement Le programme des Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement appuie la mise en place d'un leadership national cohérent en matière d’éducation environnementale et durable en publiant des informations fiables et faisant autorité sur l'état de l'environnement. Des rapports, des graphiques, des tableaux et des cartes et figures interactives sont accessibles au public et facilement adaptables pour inclusion dans des ressources pédagogiques. Savoir Autochtone Les communautés autochtones se sont adaptées aux changements environnementaux et possèdent une connaissance approfondie des écosystèmes, de la gestion des ressources et de l’adaptation au climat. Environnement et Changement climatique Canada reconnaît la valeur des connaissances autochtones et la Division de la science Autochtone du ministère travaille à établir un pont, de tresser et de tisser la science Autochtone avec les approches de la science occidentale afin d’informer et d’améliorer la prise de décision dans les politiques, programmes et décisions d’Environnement et Changement climatique Canada. Grâce à son Plan d'action pour la science ouverte : 2021-2026, Environnement et Changement climatique Canada mobilise les connaissances et rend sa science plus transparente, accessible et inclusive, au profit du public canadien. Dans le cadre de sa Politique ministérielle sur l'intégrité scientifique, Environnement et Changement climatique Canada reconnaît et soutient la liberté d'expression des chercheurs et des scientifiques en matière de recherche et de science, y compris leur rôle important dans la communication d’informations au public et leur droit de parler de leur travail sans approbation, préapprobation ou désignation en tant que porte-parole officiel. Environnement et Changement climatique Canada intègre également la transparence, la mobilisation des connaissances et la communication scientifique comme valeurs fondamentales et soutiens fondamentaux dans sa Stratégie ministérielle pour les sciences 2024-2029. La Division des sciences Autochtones de la Direction générale des sciences et de la technologied'Environnement et Changement climatique Canada est une division dirigée par des Autochtones qui a été créée en janvier 2022. La Division des sciences Autochtones a été créée afin d'établir des collaborations scientifiques entre les chercheurs d’Environnement et Changement climatique Canada et les partenaires Autochtones, avec pour mandat d’établir un pont, de tresser et de tisser la science Autochtone avec les approches de la science occidentale afin d'éclairer et d'améliorer la prise de décisions. La Division des sciences Autochtones organise également la série de webinaires « Voix de la science Autochtone », conçue pour faire entendre et amplifier la voix des scientifiques, des détenteurs de connaissances, des chercheurs et des praticiens Autochtones sur le thème de la science Autochtone. Cette série vise à inciter les participants à comprendre l'importance de la science Autochtone, à remettre en question les idées préconçues et à créer un espace pour de nouvelles façons de savoir et d’être dans le domaine scientifique. Chaque session accueille entre 150 et 500 participants d’Environnement et Changement climatique Canada, ainsi que d'autres ministères fédéraux tels que Pêches et Océans Canada, le Conseil national de recherches du Canada, Services aux Autochtones Canada et Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada. Les sessions comprennent une présentation d'une heure par le conférencier invité, suivie d'une période de questions-réponses de 30 minutes avec les participants.