Augmenter le financement du cancer du cerveau
Les pétitionnaires demandent que le gouvernement augmente le financement de la recherche sur le cancer du cerveau, garantisse l’accès national aux médicaments et accélère l’homologation en réduisant la bureaucratie. Le gouvernement répond que Santé Canada utilise des voies d’examen accélérées, collabore internationalement et modernise la réglementation, et que les IRSC financent la recherche.
Pourquoi nous signerions cette pétition
- Augmenter le financement soutiendrait davantage d’études et d’essais sur les cancers du cerveau, accélérant possiblement le développement de traitements efficaces.
- Une initiative fédérale pour l’accès national pourrait réduire les inégalités régionales afin que médicaments et dispositifs approuvés atteignent toutes les provinces et territoires.
- Accélérer les homologations en réduisant la bureaucratie pourrait permettre aux thérapies prometteuses d’atteindre les patients plus rapidement.
Pourquoi nous ne signerions pas cette pétition
- Augmenter le financement public accroîtrait les dépenses et pourrait entrer en concurrence avec d’autres priorités de santé.
- Des approbations plus rapides risquent de réduire l’examen critique; les accélérations dépendent aussi des entreprises qui soumettent des demandes.
- Les services de santé et le remboursement des médicaments sont majoritairement provinciaux; les mesures fédérales restent limitées sans collaboration provinciale.
Le résumé et les deux séries de raisons sont générés par IA à partir de la pétition et ont le même poids. Les affirmations sont celles des pétitionnaires; consultez le texte officiel pour les détails.
Pétition officielle
Pétition au gouvernement du Canada Attendu que : Environ 27 Canadiens reçoivent un diagnostic de tumeur au cerveau chaque jour; Moins de trois Canadiens sur dix atteints d’une tumeur cérébrale primaire survivent cinq ans après leur diagnostic; La recherche sur le cancer du cerveau est gravement sous-financée au Canada; Le Canada accuse des années de retard par rapport aux États-Unis dans l’approbation de nouveaux médicaments et traitements qui pourraient avoir une incidence sur des milliers de personnes ayant un cancer au cerveau; Même lorsque les nouvelles thérapies contre le cancer du cerveau sont approuvées, les patients au pays n’y ont pas tous également accès; Il y a toujours une pénurie de médicaments contre le cancer du cerveau au Canada et certains médicaments ne sont même plus produits. Nous, soussignés, citoyens et résidents du Canada, demandons au gouvernement du Canada : 1. D’accroître le financement de la recherche sur le cancer du cerveau; 2. De collaborer avec les provinces et les territoires afin de garantir que les personnes ayant un cancer du cerveau partout au pays ont accès aux médicaments, aux dispositifs médicaux et aux nouvelles thérapies; 3. D’éliminer les formalités administratives inutiles afin que les médicaments soient approuvés plus rapidement.
Réponse du gouvernement
Réponse de la ministre de la Santé Signé par Maggie Chi Notre gouvernement comprend l'importance de veiller à ce que les patients aient accès à des thérapies susceptibles de contribuer au traitement de leurs affections, comme les cancers du cerveau. Des médicaments sont mis au point qui peuvent atténuer ou prévenir certains des symptômes de ces maladies et, avec le temps, ces médicaments sont susceptibles de présenter un avantage clinique significatif en ce qui concerne l'amélioration de la survie des personnes souffrant de ces maladies. La santé et la sécurité des Canadiens est la priorité absolue de Santé Canada. En vertu de la Loi sur les aliments et drogues et de ses règlements d'application, tous les produits vendus ou commercialisés au Canada qui prétendent avoir un effet thérapeutique doivent être approuvés par Santé Canada au moyen d’une présentation de drogue déposée par un promoteur (p. ex., une entreprise pharmaceutique). Chaque demande de présentation de médicament est examinée par les scientifiques de Santé Canada qui évaluent la sécurité, l'efficacité et la qualité du produit afin de déterminer si les risques associés au produit sont acceptables compte tenu des avantages potentiels. Si c'est le cas, le médicament sera autorisé à la vente au Canada. Les délais d'examen de Santé Canada sont comparables à ceux d'autres juridictions internationales, notamment la Food and Drug Administration des États-Unis et l’Agence européenne des médicaments. La ligne directrice : Gestion des présentations et des demandes de droguefournit des détails sur le processus et les délais d'examen des médicaments. Il convient de noter qu'en l'absence d'une demande de présentation la part d'un promoteur (c'est-à-dire d'une compagnie pharmaceutique), Santé Canada ne peut pas autoriser un produit thérapeutique, que ce produit soit ou non autorisé ailleurs. La décision de soumettre une demande de présentation de médicament à l'examen est du ressort du promoteur. Santé Canada a mis en place des politiques visant à faciliter l'autorisation de nouveaux médicaments prometteurs au Canada. La politique du ministère en matière d'avis de conformité avec conditions (AC-C)facilite l'accès aux nouveaux médicaments pour les patients souffrant de maladies ou d'affections graves, potentiellement mortelles ou gravement débilitantes pour lesquelles aucun médicament n'est actuellement commercialisé au Canada ou pour lesquelles une augmentation significative de l'efficacité ou une diminution significative du risque est démontrée par rapport à un médicament existant commercialisé au Canada. Un avis de conformité (c'est-à-dire une autorisation) délivré dans le cadre de la politique des avis de conformité et des autorisations peut être accordé pour un produit pharmaceutique présentant un avantage clinique prometteur, à condition qu'il possède un profil de sécurité acceptable sur la base d'une évaluation des avantages et des risques et qu'il soit considéré comme étant de haute qualité. En outre, la Politique sur l’évaluation prioritaire des présentations de drogueset la ligne directrice permettent un délai d’examen accéléré de 180 jours, au lieu des 300 jours habituels, pour les médicaments destinés au traitement, à la prévention ou au diagnostic de maladies ou d'affections graves, mettant la vie en danger ou gravement débilitantes. Santé Canada entretient depuis longtemps une coopération avec ses homologues et organisations internationales, allant d’échanges informels d’information à des initiatives multilatérales d’harmonisation. En ce qui concerne les médicaments contre le cancer, le Projet Orbis est une initiative du Oncology Center of Excellence de la Food and Drug Administration des États-Unis qui vise à offrir aux patients un accès plus rapide à des traitements prometteurs partout dans le monde. Santé Canada est partenaire du Projet Orbis depuis sa création en mai 2019, ce qui permet aux partenaires de travailler simultanément, de partager des renseignements et/ou de communiquer entre eux au besoin, tout en préservant l’autorité réglementaire de chaque administration. Cette collaboration aide Santé Canada à offrir plus rapidement de nouveaux traitements contre le cancer aux Canadiens en favorisant le dépôt anticipé des présentations auprès de Santé Canada et en réduisant le délai d’examen par rapport aux présentations hors Orbis. Depuis le lancement du Projet Orbis en 2019 et jusqu’au 23 février 2026, Santé Canada a approuvé 100 présentations de drogues par l’entremise de cette voie et en compte actuellement 19 autres en cours d’examen. Selon une analyse indépendante réalisée par le Centre for Innovation in Regulatory Science, les présentations de drogues pour de nouvelles substances actives destinées à de nouveaux produits oncologiques dans le cadre du Projet Orbis sont déposées auprès de Santé Canada par les compagnies pharmaceutiques en moyenne (médiane) 165 jours plus tôt que les présentations hors Orbis. De plus, l’analyse a révélé que le délai d’examen est plus court de 77 jours (médiane). En tenant compte de ces deux éléments, l’autorisation de ces drogues est survenue 242 jours plus tôt que dans le cas des présentations de drogues standard. Notre gouvernement comprend également l'importance de moderniser nos cadres réglementaires afin de permettre l'autorisation de nouvelles thérapies prometteuses et de réduire les obstacles réglementaires à l'innovation qui pourraient améliorer la santé des patients au Canada. Santé Canada est en train de mettre en place un plan de modernisation de la réglementation qui vise à offrir une plus grande souplesse réglementaire à l'appui de la recherche innovante et du développement des produits de santé. Ce plan nous aidera à réglementer les risques, les avantages et les incertitudes des produits plus divers et plus complexes, tels que les médicaments potentiels contre le cancer du cerveau. Dans le cadre de ces efforts, Santé Canada poursuit ses consultations sur toutes les initiatives de politiques et de réglementations proposées. De plus, le 8 septembre 2025, Santé Canada a publié un rapport qui présente les mesures prises par le ministère pour moderniser les processus réglementaires afin de réduire les formalités administratives dans le secteur des produits de santé. Ces mesures appuient l’engagement du gouvernement à éliminer les règles et processus désuets ou trop complexes et à simplifier la prise de décisions réglementaires. En ce qui concerne les médicaments, le ministère s’est engagé à accroître l’accès grâce à une collaboration internationale renforcée, à l’harmonisation et à la reconnaissance mutuelle, à simplifier le Règlement sur les aliments et drogues, à réduire les fardeaux identifiés par les intervenants pour soutenir des approbations plus rapides et à moderniser le cadre des essais cliniques. Récemment, Santé Canada a lancé une consultation, qui prendra fin le 14 mars 2026, sur la proposition d’un Arrêté prévoyant le recours à des décisions d’autorités réglementaires étrangères, ou à des documents émanant de celles-ci, à l’égard de certaines drogues. Le ministère consultera sur ces initiatives et rendra compte des progrès réalisés dans le cadre de la mise en œuvre de ces engagements. Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), l'organisme fédéral de financement de la recherche en santé au Canada, ont investi plus de 1,1 milliard de dollars dans la recherche sur le cancer depuis 2020-2021. Cela comprend un investissement de plus de 84 millions de dollars dans les cancers touchant le cerveau et le système nerveux. Voici quelques exemples de projets de recherche actuellement soutenus par les IRSC : • Le Dr Daniel Schramek, du Sinai Health System à Toronto qui se concentre sur les gliomes de bas grade, qui touchent les jeunes patients (1,05 million de dollars sur 5 ans); • La Dre Daniela Quail, de l'Université McGill de Montréal, qui mène des recherches sur les thérapies ciblées sur le système immunitaire dans le traitement du glioblastome (1,1 million de dollars sur 5 ans); • La Dre Sheila Singh, titulaire d'une chaire de recherche du Canada de niveau 1 en biologie des cellules souches cancéreuses humaines à l'Université McMaster, qui mène un programme de recherche sur les tumeurs cérébrales (1,4 million de dollars sur sept ans). La Dre Singh a déjà découvert une cellule circulante initiatrice de tumeur cérébrale qui pourrait être à l'origine de la formation de tumeurs cérébrales ; elle et son équipe travaillent actuellement sur des recherches visant à cibler cette cellule avec des médicaments et des thérapies moléculaires sur mesure.