Réponse du gouvernementPapier451-00537 · Législature 45

Marquage de masse à 100 %

Les pétitionnaires demandent à la ministre d'exiger le marquage à 100 % (ablation de la nageoire adipeuse) et le CWT des chinooks d'écloserie pour pêches sélectives. Le gouvernement répond qu'il a accru le marquage et pilote des pêches sélectives, précisant que le CWT diffère.

Pourquoi nous signerions cette pétition

  • Permet de conserver les poissons d'écloserie tout en relâchant les sauvages, augmentant les occasions de pêche et la sécurité alimentaire locale.
  • Optimise l'investissement en écloserie et soutient la science puisque le CWT aide au suivi de la survie et de la migration pour l'évaluation.
  • Peut réduire les fermetures non nécessaires et aligne la C.-B. sur les juridictions voisines qui utilisent des pêches sélectives des marqués.

Pourquoi nous ne signerions pas cette pétition

  • Les programmes CWT sont plus coûteux et exigent financement et logistique; implanter un marquage à 100 % peut être onéreux et complexe.
  • L'amélioration extensive et le marquage de masse soulèvent des inquiétudes quant aux impacts génétiques ou écologiques possibles sur les stocks sauvages.
  • Les pêches sélectives dépendent aussi du calendrier, de la proportion de poissons marqués, de la mortalité accessoire et des compromis de gestion; le marquage seul ne garantit pas plus de captures.

Le résumé et les deux séries de raisons sont générés par IA à partir de la pétition et ont le même poids. Les affirmations sont celles des pétitionnaires; consultez le texte officiel pour les détails.

Pétition officielle

PÉTITION À LA ministre des Pêches et des Océans ATTENDU QUE • De 30 à 35 millions de saumons quinnats d’élevage sont relâchés en Colombie-Britannique chaque année, mais de 10 à 15 % seulement sont marqués par l’ablation de la nageoire adipeuse et de 8 à 12 % seulement portent une micromarque magnétisée codée aux fins de traçage scientifique. • L’État de Washington opère l’ablation de la nageoire adipeuse sur de 90 à 100 % des saumons quinnats et cohos d’élevage, ce qui permet aux États-Unis de mener de grandes pêches sélectives des poissons marqués puisque presque tous les poissons d’élevage sont marqués. • Le faible taux de marquage de la Colombie-Britannique est le principal obstacle à la création de possibilités de pêche supplémentaires du saumon quinnat. Les programmes d’ablation de la nageoire adipeuse et d’implantation de micromarques magnétisées codées : • Permettent aux pêcheurs de conserver les poissons d’élevage et de relâcher les poissons sauvages, ce qui améliore la sécurité alimentaire. • Protègent les stocks vulnérables de poissons sauvages tout en offrant des occasions de pêche aux familles et aux collectivités. • Optimisent l’investissement dans la pisciculture, afin que les poissons d’élevage puissent contribuer à la pêche publique. Soutiennent la science et le développement puisque le micromarquage magnétisé codé aide au suivi des taux de survie et de migration. • Empêchent des fermetures non nécessaires, les zones de pêche pouvant rester ouvertes pourvu que seuls les poissons marqués soient conservés. • Alignent la Colombie-Britannique sur l’État de Washington, l’Oregon et l’Alaska, où les pêches sélectives de poissons marqués sont menées avec succès. NOUS SOUSSIGNÉS, résidents de la Colombie-Britannique, PRIONS LA ministre des Pêches et des Océans à mettre en œuvre des programmes d’ablation de la nageoire adipeuse et de micromarquage magnétisé codé à un taux de 100 % pour soutenir les pêches sélectives de poissons marqués.

Réponse du gouvernement

Réponse de la ministre des Pêches Signé par Ernie Klassen Le marquage de masse, défini comme l’ablation de la nageoire adipeuse des juvéniles d’écloserie relâchés, a deux objectifs principaux. Premièrement, il peut favoriser les occasions de pêche sélective de saumons d’écloserie dans les pêches du saumon du Pacifique dans le sud de la Colombie-Britannique puisqu’il permet de conserver les poissons marqués et d’éviter la prise de saumons sauvages non marqués, ou d’exiger la remise à l’eau de ces derniers. Deuxièmement, il améliore la capacité de Pêches et Océans Canada à évaluer les programmes d’écloseries, à contrôler les proportions de poissons améliorés par rapport à ceux non améliorés dans une population, et à évaluer l’influence génétique potentielle de cette amélioration sur les populations sauvages. Le marquage de masse et le micromarquage magnétisé codé ne sont pas synonymes. Il s’agit de méthodes distinctes d’identification des poissons qui ont des objectifs d’évaluation différents et fournissent des types de renseignements différents. Le micromarquage magnétisé codé est un outil d’évaluation plus coûteux utilisé pour soutenir l’évaluation des stocks et les objectifs de surveillance connexes, mais il ne permet pas la mise en œuvre d’une pêche sélective par marquage. Au cours des cinq dernières années, Pêches et Océans Canada a investi plus de 800 millions de dollars pour soutenir la conservation et la protection du saumon du Pacifique, notamment par l’entremise de programmes tels que l’Initiative de la stratégie pour le saumon du Pacifique (ISSP) et le Fonds de la stratégie et d’innovation pour le saumon de la Colombie-Britannique (FSISCB). Dans le cadre de l’Initiative de la Stratégie relative au saumon du Pacifique, Pêches et Océans Canada a investi dans les infrastructures et les capacités techniques afin d’accroître le marquage de masse à l’appui des objectifs de récolte et d’évaluation. Depuis 2021, le Ministère a doublé la proportion de saumons chinooks ayant fait l’objet d’un marquage de masse dans le sud de la Colombie-Britannique, portant le taux à environ 46 % pour l’année d’éclosion 2024. Pêches et Océans Canada a mis en œuvre des projets pilotes de pêche sélective dans plusieurs zones du sud de la Colombie-Britannique et continue d’évaluer leur efficacité tout en élaborant un cadre de mise en œuvre visant à soutenir l’examen futur des pêches normales sélectives. Même lorsque les taux de marquage de masse sont suffisants, la mise en œuvre de pêches sélectives dépend d’une série d’autres facteurs. Ces facteurs sont notamment l’objectif de gestion de la pêche, la proportion et le moment où les poissons marqués sont disponibles dans la pêche cible, les taux de mortalité accidentelle des poissons non marqués et les interactions potentielles avec les programmes d’évaluation. Les décisions relatives aux pêches normales sélectives efficaces et durables devraient se poursuivre dans le cadre de processus annuels de planification intégrée de la pêche qui regroupe les considérations de gestion des écloseries et des récoltes, et s'appuient sur un cadre de mise en œuvre pour les pêches normales sélectives.