Retirer le projet de loi C‑9
Les pétitionnaires demandent le retrait du projet de loi C‑9 et la protection du droit de lire et partager des textes sacrés sans ingérence de l'État. Le gouvernement répond qu'il protège l'expression religieuse de bonne foi et que C‑9 cible les discours haineux extrêmes.
Pourquoi nous signerions cette pétition
- Il empêcherait les sanctions pénales pour l'expression ou le partage de textes religieux et protégerait la liberté religieuse contre l'encadrement étatique des doctrines.
- Il préserverait la capacité de lire, prêcher et partager des textes sacrés sans crainte de poursuites, maintenant la conscience et la pratique communautaire.
- Il éviterait l'ingérence gouvernementale dans les enseignements confessionnels et le risque de pénaliser des convictions religieuses sincères.
Pourquoi nous ne signerions pas cette pétition
- Le projet vise à lutter contre la hausse des propos haineux; le retirer pourrait réduire les moyens juridiques visant la propagande extrême et nuisible.
- Le projet comporte des formulations clarificatrices et le gouvernement affirme que l'expression religieuse de bonne foi reste protégée, donc le retrait peut être inutile.
- Retirer le projet pourrait laisser des lacunes face à la haine extrême menaçant la sécurité et la cohésion sociale; des amendements ciblés pourraient être préférables.
Le résumé et les deux séries de raisons sont générés par IA à partir de la pétition et ont le même poids. Les affirmations sont celles des pétitionnaires; consultez le texte officiel pour les détails.
Pétition officielle
Pétition à la Chambre des communes Nous, soussignés, citoyens et résidents du Canada, attirons l’attention de la Chambre des communes sur ce qui suit : Attendu que : L’amendement du Parti libéral et du Bloc au projet de loi C-9, adopté par le Comité de la justice, supprime la clause de défense religieuse « de bonne foi » du Code criminel du Canada; Le projet de loi C-9 permettrait au gouvernement de criminaliser des passages de la Bible, du Coran, de la Torah et d’autres textes sacrés; Le projet de loi C-9 permettrait à l’État de poursuivre en justice quiconque exprime des convictions religieuses profondes que le gouvernement juge offensantes; La peine pouvant être infligée pour de telles accusations peut aller jusqu’à deux ans de prison; L’État n’a pas sa place dans les textes religieux ou les enseignements d’une communauté confessionnelle; La liberté d’expression et la liberté de religion sont des droits fondamentaux qui doivent être protégés. Par conséquent, nous, soussignés, citoyens et résidents du Canada, prions le gouvernement du Canada : de retirer le projet de loi C-9; de protéger la liberté de religion, de défendre le droit de lire et de partager des textes sacrés, et d’empêcher l’ingérence du gouvernement dans la foi.
Réponse du gouvernement
Réponse du ministre de la Justice et procureur général du Canada et ministre responsable de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique Signé par LA SECRÉTAIRE PARLEMENTAIRE PATRICIA LATTANZIO Le gouvernement du Canada réaffirme son engagement indéfectible envers la liberté de religion. La liberté de religion est expressément protégée par l’alinéa 2a) de la Charte canadienne des droits et libertés et a été constamment confirmée par les tribunaux canadiens. Tous les Canadiens doivent être libres de prier, de prêcher, d’enseigner, d’interpréter les Écritures et d’exprimer leurs convictions religieuses de bonne foi, sans crainte de violence, d’intimidation ou de sanction pénale. En même temps, le Canada est confronté à une hausse préoccupante des discours haineux et des crimes haineux. Afin de mieux protéger toutes les personnes au Canada, notamment leurs droits quant à la façon dont ils pratiquent leur religion, se rassemblent et exercent leur foi dans leur vie quotidienne, le gouvernement du Canada a déposé à la Chambre des communes le projet de loi C-9, la Loi visant à lutter contre la haine, le 19 septembre 2025. Dans le cadre de son étude du projet de loi C-9, le Comité permanent de la justice et des droits de la personne de la Chambre des communes a adopté une motion visant à amender le projet de loi C-9 qui abrogerait le moyen de défense prévu aux alinéas 319(3)b) et 319(3.1)b) du Code criminel, souvent appelé la défense fondée sur l’opinion religieuse de bonne foi. Ce moyen de défense s’applique actuellement à deux infractions de propagande haineuse : le fait de fomenter volontairement la haine contre un groupe identifiable (paragraphe 319(2)) et le fait de fomenter volontairement l’antisémitisme en cautionnant, en niant ou en minimisant l’Holocauste (paragraphe 319(2.1)). Il peut être invoqué lorsqu’une personne exprime de bonne foi une opinion sur un sujet religieux ou une opinion fondée sur un texte religieux auquel elle croit. La motion a suscité un débat animé et une réflexion approfondie. Sans égard au moyen de défense, le seuil pour les infractions de propagande haineuse reste suffisamment élevé. Pour l’infraction prévue au paragraphe 319(2), la Couronne doit prouver que l’accusé a l’intention de fomenter la haine contre un groupe identifiable. En outre, l’expression doit correspondre à la définition de la haine établie par la Cour suprême du Canada, soit un sentiment extrême plus fort que le dédain et l’aversion et comportant de la détestation ou du dénigrement, ou des déclarations qui discréditent, humilient, blessent ou offensent. Les sermons, les textes et les enseignements religieux dispensés de bonne foi ne répondraient pas à ce critère. Le fait de supprimer ce moyen de défense ne change pas la portée du comportement visé par l’infraction. En janvier 2026, le ministre de la Justice a organisé des tables rondes avec des groupes confessionnels et des partenaires autochtones afin de mieux comprendre les préoccupations liées au fait de supprimer le moyen de défense, et de réitérer l’engagement du gouvernement du Canada à s’assurer que l’expression religieuse de bonne foi demeure pleinement protégée. De plus, le 11 mars 2026, le Comité permanent de la justice et des droits de la personne a adopté une clause interprétative pour plus de certitude dans le projet de loi C-9. Cette clause codifie en termes législatifs clairs ce qui a toujours été reconnu en droit canadien : les discussions religieuses, éducatives, politiques ou universitaires menées de bonne foi sur des questions d’intérêt public ne sont pas interdites. Le gouvernement du Canada demeure fermement engagé à protéger la liberté de religion. Un Canada fort protège le droit de chacun de pratiquer librement sa religion, tout en veillant à ce que personne ne soit la cible d’actes haineux menaçant la sécurité publique ou la cohésion sociale.