Conserver la promotion de la religion
Les pétitionnaires demandent que le gouvernement rejette la recommandation 430, ne l’adopte pas et confirme que la promotion de la religion demeure une fin de bienfaisance. Le gouvernement répond qu’il n’envisage pas de retirer cette fin de la Loi de l’impôt sur le revenu.
Pourquoi nous signerions cette pétition
- Préserve la reconnaissance charitable des organismes confessionnels qui fournissent les services cités dans la pétition, contribuant à maintenir ces programmes communautaires.
- Protège la liberté de religion en maintenant sa promotion reconnue dans le droit de bienfaisance.
- Évite de perturber des services dépendant du statut charitable et de ses privilèges, réduisant les risques pour les personnes vulnérables.
Pourquoi nous ne signerions pas cette pétition
- Conserver « promotion de la religion » peut être perçu comme une subvention gouvernementale aux activités religieuses via des avantages fiscaux, ce que certains jugent inapproprié.
- Le statut charitable pour les groupes religieux peut être difficile à surveiller; des critiques craignent que les fonds privilégient la promotion de la foi plutôt que des avantages publics démontrables.
- Une réforme ciblée resserrant l’usage des fonds des organismes de bienfaisance pourrait répondre aux préoccupations sans simplement conserver la règle actuelle.
Le résumé et les deux séries de raisons sont générés par IA à partir de la pétition et ont le même poids. Les affirmations sont celles des pétitionnaires; consultez le texte officiel pour les détails.
Pétition officielle
PÉTITION AU GOUVERNEMENT DU CANADA: Attendu que : La recommandation 430 du rapport prébudgétaire du Comité des finances de la Chambre des communes propose de supprimer le statut de « promotion de la religion » en tant que fin de bienfaisance reconnue en vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu; Les organismes de bienfaisance religieux au Canada fournissent des services essentiels à la société, notamment des banques alimentaires, des soins aux personnes âgées, un soutien aux familles, une aide aux nouveaux arrivants, des programmes pour les jeunes et des services de sensibilisation à la santé mentale, tous ancrés dans leurs traditions religieuses; Ces communautés favorisent l’espoir, l’appartenance, la cohésion sociale et la compassion, ce qui profite à la fois à leurs membres et au public; La liberté de religion et de conviction est un droit fondamental au Canada, protégé par la Charte des droits et libertés. Nous, soussignés, citoyens et résidents du Canada, demandons au gouvernement du Canada : 1. De rejeter la recommandation 430 du rapport prébudgétaire du Comité des finances de la Chambre des communes; 2. De s’abstenir d’inclure cette recommandation dans le budget fédéral ou dans toute loi connexe; 3. D’affirmer le statut d’organisme de bienfaisance des organismes confessionnels dont le travail découle de convictions sincères et dont les contributions servent le bien commun au Canada.
Réponse du gouvernement
Réponse du ministre des Finances et du Revenu national Signé par L'honorable François-Philippe Champagne Le gouvernement du Canada reconnaît le rôle essentiel que les organismes de bienfaisance, y compris les organismes de bienfaisance religieux, jouent dans la prestation de services essentiels à certaines des personnes les plus vulnérables de la société canadienne. Pour contribuer au travail important que les organismes de bienfaisance accomplissent, les organismes de bienfaisance enregistrés se voient accorder des privilèges et des avantages fiscaux importants, dont la possibilité de remettre des reçus officiels de dons pour les dons qu’ils reçoivent. En vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu, un organisme ne peut être admissible à l’enregistrement à titre d’organisme de bienfaisance que s’il est établi exclusivement aux fins de bienfaisance et qu’il consacre toutes ses ressources à la réalisation de ces fins. L’interprétation juridique de l’expression « aux fins de bienfaisance » s’est élargie au fil du temps pour inclure le soulagement de la pauvreté, la promotion de la religion, la promotion de l’éducation et d’autres fins reconnues comme des fins de bienfaisance, notamment la promotion de la santé ou la protection de l’environnement. Aujourd’hui, le Canada compte plus de 85 000 organismes de bienfaisance enregistrés représentant un large éventail de causes, de croyances et d’intérêts. L’enregistrement à titre d’organisme de bienfaisance n’indique pas que le gouvernement appuie les objectifs ou les points de vue précis de l’organisme. Il confirme plutôt que l’organisme satisfait à certaines conditions (p. ex. il est constitué et exploité exclusivement aux fins de bienfaisance). Ces avantages s’étendent à un large éventail d’organismes qui offrent des activités socialement bénéfiques au public, qu’il s’agisse d’établissements d’enseignement ou d’organismes religieux, dans la mesure où ils satisfont aux exigences légales d’enregistrement. Le gouvernement du Canada n’envisage pas de modifier la Loi de l’impôt sur le revenu pour supprimer la promotion de la religion comme fin de bienfaisance admissible, et ne s’emploie pas activement à élaborer une politique sur cette question.