Réponse du gouvernementPapier451-00659 · Législature 45

Programme de gestion des pinnipèdes

Les pétitionnaires demandent que la ministre des Pêches et des Océans mette en place un programme de gestion des pinnipèdes avec les communautés locales et autochtones pour contrôler phoques et otaries et protéger le saumon quinnat et coho. Le gouvernement répond qu’il mène des recherches, applique la précaution et note une incertitude scientifique.

Pourquoi nous signerions cette pétition

  • Il ciblerait directement les effectifs de pinnipèdes, ce que les pétitionnaires disent pouvoir réduire la prédation sur le saumon quinnat et coho et favoriser leur rétablissement.
  • La collaboration avec les communautés locales et autochtones peut assurer des prélèvements réglementés et culturellement appropriés et intégrer le savoir local.
  • Un programme officiel établirait des mécanismes de suivi et de révision pour gérer adaptativement les interactions pinnipèdes–pêcheries.

Pourquoi nous ne signerions pas cette pétition

  • Le gouvernement indique une incertitude scientifique sur l’impact des pinnipèdes; agir avec des preuves incertaines risque d’être inefficace ou préjudiciable.
  • Les pinnipèdes sont protégés par des règlements et des lois sur les espèces; la gestion pourrait se heurter à des contraintes juridiques et éthiques.
  • Le déclin du saumon a des causes multiples; se concentrer sur les pinnipèdes pourrait détourner des ressources d’autres mesures possiblement plus efficaces.

Le résumé et les deux séries de raisons sont générés par IA à partir de la pétition et ont le même poids. Les affirmations sont celles des pétitionnaires; consultez le texte officiel pour les détails.

Pétition officielle

PÉTITION à la ministre des Pêches et des Océans ATTENDU QUE • Les phoques et les otaries sont aujourd’hui beaucoup plus abondants qu’à n’importe quel moment au cours des derniers millénaires, lorsque la chasse pratiquée par les Premières Nations maintenait les populations en équilibre. • Les pinnipèdes consomment désormais plus de poissons que l’ensemble des activités des pêches et d’aquaculture commerciales. • Murdoch McAllister, de l’Université de la Colombie-Britannique, rapporte que les otaries consomment plus de 300 000 tonnes de poissons par an, soit plus que toutes les pêcheries commerciales réunies. • Les phoques communs de Colombie-Britannique consomment environ 70 000 tonnes de poisson par an (environ 2 kg par phoque et par jour). • Dans le détroit de Géorgie, les phoques ont considérablement réduit le taux de survie des jeunes saumons quinnat et coho en mer, réduisant ainsi le nombre de poissons adultes revenant frayer de près de 80 %. • La réduction du nombre de phoques est un programme de gestion essentiel dont les avantages potentiels l’emportent largement sur les coûts éventuels. NOUS, SOUSSIGNÉS, résidents de la Colombie-Britannique, PRIONS LA ministre des Pêches et des Océans de collaborer avec les populations locales et les communautés autochtones à la mise en œuvre d’un programme de gestion des pinnipèdes afin de contrôler la croissance de leur population et de contribuer à la conservation des saumons quinnat et coho en Colombie-Britannique.

Réponse du gouvernement

Réponse de la ministre des Pêches Signé par Ernie Klassen Pêches et Océans Canada s’engage à favoriser les pêches durables, stables et prospères, fondées sur la science et la prise de décisions éclairées par des données probantes. On croit que l’abondance actuelle d’espèces de pinnipèdes (phoques et otaries) sur la côte ouest du Canada s’est largement rétablie par rapport aux niveaux historiques, après que celles-ci ont été décimées par la chasse excessive et les programmes d’abattage sélectif avant de bénéficier de protections légales en 1970. Les pinnipèdes continuent d’être protégés et gérés au titre du Règlement sur les mammifères marins, conformément à la Loi sur les pêches, et selon les espèces (comme l’otarie de Steller), ils peuvent également relever de la Loi sur les espèces en péril. En Colombie-Britannique, l’approche actuelle en matière de gestion des pinnipèdes est axée sur une chasse durable, bien réglementée et sans cruauté par les Autochtones à des fins alimentaires, sociales et rituelles. La protection de la biodiversité et des stocks de poissons est une priorité pour le gouvernement, et nous continuons de mettre en place des mesures importantes pour favoriser la durabilité des océans. Pêches et Océans Canada est conscient des préoccupations selon lesquelles les pinnipèdes ont une incidence sur l’abondance de poissons, comme le saumon, en raison de la prédation. Il est important de reconnaître que de nombreux facteurs peuvent contribuer au déclin ou à l’absence de rétablissement des stocks de poissons. Pêches et Océans Canada mène des recherches sur la dynamique des populations et le régime alimentaire des pinnipèdes afin de mieux comprendre les interactions entre ces derniers et le saumon. Ce travail comprend la mise à jour des évaluations des populations (y compris les tendances et l’état actuel) du phoque commun du Pacifique, de l’otarie de Steller et de l’otarie de Californie. Des études de marquage par satellite sont menées afin d’améliorer l’exactitude de ces évaluations en établissant une meilleure estimation des animaux non visibles lors des relevés, et de comprendre les tendances quant à la recherche de nourriture et à la répartition. Le Ministère analyse également des échantillons pour mieux comprendre la composition du régime alimentaire de ces trois espèces, en plus d’effectuer des analyses de biopsie. Ces moyens complémentaires d’estimer le régime alimentaire fournissent un tableau plus complet de l’alimentation des pinnipèdes. Les résultats de ces études révèlent une grande incertitude scientifique quant à l’ampleur des répercussions de la prédation des pinnipèdes sur les stocks de poissons par rapport à celle d’autres prédateurs. Une recherche menée récemment par Pêches et Océans Canada a démontré que la quantité de saumon consommée par les phoques communs dépend de la saison et de l’emplacement, et qu’elle est estimée bien inférieure à ce qui avait été indiqué dans des publications antérieures. D’après l’analyse d’échantillons d’excréments, le merlu du Pacifique, le hareng du Pacifique et la goberge de l’Alaska représentaient plus de 63 pour cent de la composition du régime alimentaire des pinnipèdes, tandis que les salmonidés (toutes espèces confondues) représentaient moins de 3 pour cent de la composition du régime alimentaire. Le Ministère applique le principe de précaution pour orienter ses décisions de gestion en intégrant les meilleurs renseignements disponibles, y compris les avis scientifiques évalués par les pairs et le savoir autochtone. Pêches et Océans Canada dispose d’un solide programme scientifique, et ses scientifiques améliorent continuellement sa compréhension des populations de phoques et d’otaries et de leur rôle dans les écosystèmes marins afin d’étayer les décisions en matière de politique et de gestion.