Réponse du gouvernementPapier451-00713 · Législature 45

Conserver la promotion de la religion

Les pétitionnaires demandent au gouvernement de rejeter la recommandation 430 et de préserver la « promotion de la religion » comme fin de bienfaisance dans la Loi de l’impôt sur le revenu. Le gouvernement répond qu’il n’envisage pas de supprimer cette fin.

Pourquoi nous signerions cette pétition

  • Cela préserve la reconnaissance d’organismes confessionnels qui fournissent des services communautaires cités dans la pétition, en maintenant l’éligibilité liée aux avantages fiscaux.
  • Cela protège la liberté de religion en maintenant l’admissibilité des organismes dont le travail découle de convictions sincères.
  • Cela évite des perturbations juridiques et opérationnelles immédiates pour de nombreux organismes de bienfaisance et donateurs.

Pourquoi nous ne signerions pas cette pétition

  • Supprimer la « promotion de la religion » pourrait viser à ce que l’enregistrement se fonde sur un bénéfice public démontrable plutôt que sur la croyance, réduisant le soutien public à des activités principalement religieuses.
  • Maintenir le statu quo peut permettre à certains organismes de bénéficier d’avantages fiscaux tout en privilégiant des objectifs religieux plutôt que des bénéfices publics mesurables; la réforme pourrait cibler ces compromis.
  • Des réformes plus étroites — règles plus claires liant l’enregistrement à des activités à bénéfice public précis — pourraient répondre aux préoccupations sans bloquer des solutions mieux ciblées.

Le résumé et les deux séries de raisons sont générés par IA à partir de la pétition et ont le même poids. Les affirmations sont celles des pétitionnaires; consultez le texte officiel pour les détails.

Pétition officielle

PÉTITION AU GOUVERNEMENT DU CANADA: Attendu que : La recommandation 430 du rapport prébudgétaire du Comité des finances de la Chambre des communes propose de supprimer le statut de « promotion de la religion » en tant que fin de bienfaisance reconnue en vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu; Les organismes de bienfaisance religieux au Canada fournissent des services essentiels à la société, notamment des banques alimentaires, des soins aux personnes âgées, un soutien aux familles, une aide aux nouveaux arrivants, des programmes pour les jeunes et des services de sensibilisation à la santé mentale, tous ancrés dans leurs traditions religieuses; Ces communautés favorisent l’espoir, l’appartenance, la cohésion sociale et la compassion, ce qui profite à la fois à leurs membres et au public; La liberté de religion et de conviction est un droit fondamental au Canada, protégé par la Charte des droits et libertés. Nous, soussignés, citoyens et résidents du Canada, demandons au gouvernement du Canada : 1. De rejeter la recommandation 430 du rapport prébudgétaire du Comité des finances de la Chambre des communes; 2. De s’abstenir d’inclure cette recommandation dans le budget fédéral ou dans toute loi connexe; 3. D’affirmer le statut d’organisme de bienfaisance des organismes confessionnels dont le travail découle de convictions sincères et dont les contributions servent le bien commun au Canada.

Réponse du gouvernement

Réponse du ministre des Finances et du Revenu national Signé par L'honorable François-Philippe Champagne Le gouvernement du Canada reconnaît le rôle essentiel que les organismes de bienfaisance, y compris les organismes de bienfaisance religieux, jouent dans la prestation de services essentiels à certaines des personnes les plus vulnérables de la société canadienne. Pour contribuer au travail important que les organismes de bienfaisance accomplissent, les organismes de bienfaisance enregistrés se voient accorder des privilèges et des avantages fiscaux importants, dont la possibilité de remettre des reçus officiels de dons pour les dons qu’ils reçoivent. En vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu, un organisme ne peut être admissible à l’enregistrement à titre d’organisme de bienfaisance que s’il est établi exclusivement aux fins de bienfaisance et qu’il consacre toutes ses ressources à la réalisation de ces fins. L’interprétation juridique de l’expression « aux fins de bienfaisance » s’est élargie au fil du temps pour inclure le soulagement de la pauvreté, la promotion de la religion, la promotion de l’éducation et d’autres fins reconnues comme des fins de bienfaisance, notamment la promotion de la santé ou la protection de l’environnement. Aujourd’hui, le Canada compte plus de 85 000 organismes de bienfaisance enregistrés représentant un large éventail de causes, de croyances et d’intérêts. L’enregistrement à titre d’organisme de bienfaisance n’indique pas que le gouvernement appuie les objectifs ou les points de vue précis de l’organisme. Il confirme plutôt que l’organisme satisfait à certaines conditions (p. ex. il est constitué et exploité exclusivement aux fins de bienfaisance). Ces avantages s’étendent à un large éventail d’organismes qui offrent des activités socialement bénéfiques au public, qu’il s’agisse d’établissements d’enseignement ou d’organismes religieux, dans la mesure où ils satisfont aux exigences légales d’enregistrement. Le gouvernement du Canada n’envisage pas de modifier la Loi de l’impôt sur le revenu pour supprimer la promotion de la religion comme fin de bienfaisance admissible, et ne s’emploie pas activement à élaborer une politique sur cette question.