Réponse du gouvernementPapier451-00731 · Législature 45

Réformer la mise en liberté sous caution

Les pétitionnaires demandent que le gouvernement réforme la mise en liberté sous caution pour empêcher la remise en liberté de dangereux, violents récidivistes, établisse des infractions, déclarations obligatoires et interdictions d'armes pour ceux en infraction, et impose la détention après deux accusations. Le gouvernement répond qu'il a déposé le projet de loi C‑14 pour durcir le bail, les peines et protéger les victimes.

Pourquoi nous signerions cette pétition

  • Cela réduirait la probabilité que des auteurs dangereux, récidivistes ou violents retournent dans les collectivités et améliorerait la sécurité des rues et des foyers.
  • De nouvelles infractions, déclarations obligatoires et interdictions d'armes offriraient des outils juridiques pour tenir les récidivistes en infraction responsables et mieux protéger victimes et témoins.
  • La détention obligatoire après plusieurs mises en accusation permettrait de réduire le risque de nouvelles infractions et de renforcer la confiance du public dans le système de justice.

Pourquoi nous ne signerions pas cette pétition

  • Placer des personnes en détention avant jugement peut heurter la présomption d'innocence et entraîner une détention préventive prolongée pour des personnes finalement acquittées.
  • La création de nouvelles infractions et le durcissement des règles de remise en liberté peuvent accroître l'incarcération sans traiter les causes sous‑jacentes ni favoriser la réinsertion.
  • Des règles plus strictes risquent de surcharger les tribunaux et les établissements correctionnels et d'avoir des effets disproportionnés sur les communautés marginalisées sans mesures de soutien.

Le résumé et les deux séries de raisons sont générés par IA à partir de la pétition et ont le même poids. Les affirmations sont celles des pétitionnaires; consultez le texte officiel pour les détails.

Pétition officielle

PÉTITION AU GOUVERNEMENT DU CANADA ATTENDU QUE : Les résidents des quartiers Fairhaven, Meadowgreen, Parkridge et Confederation et de l’ensemble de la ville de Saskatoon sont confrontés à de graves problèmes, car la criminalité, la désorganisation et le chaos règnent dans le secteur. En 2024, les crimes violents ont augmenté de 10 % à Saskatoon : les agressions, les meurtres et les vols qualifiés sont de plus en plus fréquents. Saskatoon a enregistré 14 homicides en 2024, soit une augmentation de près de 15 % par rapport au nombre de meurtres commis en 2023. Les habitants de Saskatoon ne se sentent pas en sécurité à la maison et dans les rues. NOUS, SOUSSIGNÉS, résidents de Saskatoon-Ouest, PRIONS le gouvernement du Canada de bien vouloir : 1. Réformer le système de capture et de remise en liberté afin d'éviter que les délinquants dangereux, récidivistes et violents puissent purger leur peine dans leur communauté. 2. Établir de nouvelles infractions punissables par mise en accusation, de nouvelles obligations de déclaration et de nouvelles restrictions sur la possession d'armes pour les récidivistes qui enfreignent les conditions de leur ordonnance de mise en liberté ou qui sont illégalement en liberté. 3. Adopter une loi selon laquelle une personne accusée plus de deux fois de certaines infractions punissables doit être placée en détention provisoire lorsqu'elle fait l'objet d'une citation à comparaître, d'une sommation ou d'une ordonnance de mise en liberté.

Réponse du gouvernement

Réponse du ministre de la Justice et procureur général du Canada et ministre responsable de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique Signé par LA SECRÉTAIRE PARLEMENTAIRE PATRICIA LATTANZIO Tout le monde mérite de vivre dans une société où il est en sécurité et confiant que le système de justice pénale les protégera et fonctionnera comme prévu. Le gouvernement est conscient que la mise en liberté sous caution et la détermination de la peine sont des enjeux qui préoccupent beaucoup de personnes au Canada, tout comme les appels à un durcissement des lois sur la mise en liberté sous caution et à un renforcement des peines pour lutter contre la récidive et la criminalité violente. C’est pourquoi, le 23 octobre 2025, le gouvernement a déposé le projet de loi C-14, la Loi sur des mesures de réforme concernant la mise en liberté sous caution et la détermination de la peine, qui est le fruit d’une collaboration étendue entre le gouvernement fédéral, les provinces et les territoires, ainsi que les partenaires des forces de l’ordre. Le projet de loi tiendrait à la tâche de l’engagement du gouvernement à faire avancer d’urgence des réformes législatives qui renforcent la sécurité publique et favorisent la confiance dans le système de justice pénale. Pour établir unrégime de mise en liberté sous caution plus strict, le projet de loi C-14 créerait de nouveaux renversements du fardeau de la preuve en matière de mise en liberté sous caution pour les vols de voitures violents liés au crime organisé, l’introduction par effraction dans un domicile, la traite des personnes, le trafic de migrants, l’extorsion avec violence, ainsi que les agressions et les agressions sexuelles impliquant l’étouffement, la suffocation ou l’étranglement. De plus, le projet de loi C-14 ordonnerait à la police et les tribunaux à ne pas libérer un accusé lorsque la détention est nécessaire pour des raisons de sécurité publique, notamment pour protéger les victimes ou les témoins. Les tribunaux seraient également tenus d’imposer des interdictions relatives aux armes lors de la mise en liberté sous caution pour les personnes accusées d’extorsion et de crime organisé, sauf si ces interdictions ne sont pas nécessaires pour des raisons de sécurité publique. Le projet de loi C-14 renforcerait également les lois en matière de détermination de la peine pour les récidives de crimes graves et violents. Par exemple, les modifications proposées exigeraient des peines consécutives – ce qui signifie qu’un délinquant purgerait une peine après l’autre, au lieu de purger des peines pour plusieurs infractions simultanément – pour le vol violent de voiture, l’introduction par effraction, l’extorsion et l’incendie criminel. La loi permettrait également d’imposer des peines consécutives pour les récidivistes et les auteurs de crimes violents, et mettrait fin aux peines avec sursis (également appelées assignation à résidence) pour les infractions sexuelles graves, y compris celles commises contre des enfants. De nouveaux facteurs aggravants seraient également pris en compte lors de la détermination de la peine pour les crimes contre les premiers intervenants, le vol à l’étalage et le vol ou le méfait causant des dommages à des infrastructures essentielles. Le gouvernement fait également avancer des réformes législatives afin de mieux protéger les victimes. C'est pourquoi, le 9 décembre 2025, le gouvernement a déposé le projet de loi C-16, Loi visant à protéger les victimes, afin de renforcer les droits des victimes, de mieux protéger les personnes confrontées à la violence sexuelle et entre partenaires intimes, de remédier aux délais dans les tribunaux et de protéger les enfants contre la criminalité. Ces réformes représentent l’une des mises à jour les plus importantes de plusieurs générations pour protéger les victimes et les survivants de violence sexuelle, de violence basée sur le genre et de violence entre partenaire intimes, et pour protéger nos enfants contre les prédateurs. En plus de la Loi sur la réforme de la mise en liberté sous caution et des peines et de la Loi sur la protection des victimes, le gouvernement a présenté le projet de loi C-22, Loi sur l’accès légal. Issu de vastes consultations, ce projet de loi renforcerait les lois canadiennes et fournirait aux organismes d’application de la loi de nouveaux outils pour enquêter sur les menaces graves, perturber les activités du crime organisé et protéger les collectivités. Dans leur ensemble, ces mesures témoignent d'un engagement clair et ferme à renforcer la sécurité des collectivités, à tenir les contrevenants responsables de leurs actes et à renforcer la confiance du public envers le système de justice pénale.