Canada / Pétitions

451-00901 · Législature 45

Stratégie nationale santé mentale d’urgence

Résumé par IA

Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada d’appuyer la motion M-20 et d’élaborer une stratégie nationale sur la santé mentale liée aux situations d’urgence. Le gouvernement répond qu’il coordonne les efforts, finance des initiatives et suit l’évolution de la motion M-20.

Les résumés par IA décrivent les demandes et les affirmations des pétitionnaires. Consultez le texte officiel pour les détails.

Pétition officielle

PÉTITION À LA CHAMBRE DES COMMUNES RÉUNIE EN PARLEMENT Nous, résidents du Canada soussignés, attirons l’attention de la Chambre des communes réunie en Parlement sur ce qui suit : Attendu que La menace d’incendies de forêt, d’inondations et d’autres catastrophes naturelles est en hausse en raison du changement climatique; Les événements causant de nombreuses victimes, notamment la fusillade de Fredericton en 2018 et la catastrophe ferroviaire de Lac-Mégantic, laissent des traces dans les communautés pendant des années; Il a été démontré que les évacuations, les pertes matérielles, le deuil et l’incertitude résultant des situations d’urgence ont des répercussions durables sur la santé mentale et peuvent aggraver les maladies mentales; En novembre 2025, l’attaque d’un grizzli lors d’une sortie scolaire à Bella Coola, en Colombie-Britannique, a gravement blessé trois élèves et un membre du personnel, laissant les élèves, les familles et l’ensemble de la communauté de la nation Nuxalk aux prises avec un traumatisme persistant et soulignant la nécessité de disposer de services de soutien en santé mentale accessibles dans les communautés isolées; Les communautés autochtones représentent environ 40 % des évacuations liées aux feux de forêt au Canada; L’Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis ont mis en place des cadres fédéraux pour traiter les questions de santé mentale à la suite de situations d’urgence à grande échelle; Le gouvernement fédéral participe à la gestion des urgences, souvent en collaboration avec les gouvernements provinciaux, territoriaux et autochtones. Par conséquent, nous soussignés, citoyens et résidents du Canada, demandons au gouvernement du Canada d’appuyer la motion M-20 et de collaborer avec les provinces et les territoires, les peuples autochtones, les syndicats et les autres parties prenantes afin d’élaborer et de mettre en œuvre une stratégie nationale visant à traiter les répercussions des situations d’urgence sur la santé mentale, y compris celles découlant de catastrophes naturelles et d’événements causant un grand nombre de victimes.

Réponse du gouvernement

Réponse de la ministre de la Santé Signé par Maggie Chi Les changements climatiques contribuent à une augmentation de la fréquence et de la gravité des urgences et que des événements tels que les feux de forêt, les inondations, les évacuations et les actes de violence de masse peuvent avoir des effets psychosociaux graves et durables sur les personnes, les familles et les collectivités. Ces effets peuvent persister bien au-delà de la phase aiguë de l’urgence et toucher de façon disproportionnée certains groupes, notamment les communautés autochtones, les enfants et les jeunes, les premiers répondants ainsi que les personnes vivant dans des régions éloignées ou rurales. Dans le contexte du partage des compétences au Canada, les provinces et les territoires sont principalement responsables de la prestation des services de santé, y compris les soins de santé mentale. Le gouvernement fédéral joue un rôle complémentaire en assurant un leadership national, la coordination, un soutien financier et l’élaboration de lignes directrices fondées sur des données probantes, tout en travaillant en collaboration avec ses partenaires provinciaux, territoriaux, municipaux et autochtones, ainsi qu’avec des organisations non gouvernementales. La gestion des urgences au Canada est une responsabilité partagée, guidée par la Stratégie de gestion des urgences pour le Canada, et repose sur les piliers de la prévention, de la préparation, de l’intervention et du rétablissement. Le Canada applique une approche hiérarchisée et fondée sur les compétences, selon laquelle les urgences sont généralement prises en charge d’abord au niveau local, puis relayées au niveau provincial, territorial ou fédéral lorsque nécessaire. L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) contribue, au niveau fédéral, à la préparation aux urgences et au renforcement de la résilience des collectivités en favorisant la santé mentale et le bien-être psychosocial à l’échelle de la population. Le rôle de l’ASPC comprend le financement d’initiatives communautaires, le soutien à la surveillance et à la production de données probantes, la mobilisation des partenaires ainsi que la diffusion de connaissances, d’outils et de ressources visant à appuyer la planification et l’intervention en matière de santé mentale lors des urgences. Bien que l’ASPC ne fournisse pas directement de services cliniques en santé mentale, elle collabore avec ses partenaires pour renforcer les capacités et veiller à ce que les considérations liées à la santé mentale et psychosociale soient intégrées à la planification des urgences et aux efforts de rétablissement, dans une optique d’équité en santé et en tenant compte des besoins des populations touchées de manière disproportionnée. La prise en charge des besoins en santé mentale et psychosociaux pendant et après les urgences nécessite une action coordonnée entre de multiples secteurs et partenaires. Sécurité publique Canada dirige les efforts fédéraux liés à la gestion des urgences, au rétablissement et à la résilience, notamment par l’entremise du Centre canadien pour le rétablissement et la résilience, qui appuie les collectivités dans la planification du rétablissement et leur fournit des outils pratiques et une expertise afin de reconstruire de manière à réduire les risques futurs. Par l’entremise des Accords d’aide financière en cas de catastrophe (AAFCC), le gouvernement fédéral partage avec les provinces et les territoires les coûts admissibles liés au rétablissement après une catastrophe, y compris certains soutiens en santé mentale et psychosociaux offerts durant la phase de rétablissement à la suite de catastrophes naturelles de grande ampleur. Des initiatives complémentaires administrées par Services aux Autochtones Canada appuient les communautés des Premières Nations et inuites dans l’évaluation et la gestion des effets des changements climatiques sur la santé, notamment en matière de préparation aux urgences et de santé mentale. Notre gouvernement a également réalisé des investissements ciblés afin de renforcer les soutiens en santé mentale et psychosociaux dans les contextes d’urgence. En mai 2026, l’ASPC a annoncé un financement de 1,2 million de dollars pour élargir la formation, les outils et les ressources permettant aux collectivités d’intégrer des soutiens psychosociaux aux milieux d’intervention d’urgence, en appuyant des organisations telles que la Croix-Rouge canadienne, Jack.org, Réseau canadien de soutien psychosocial en intervention d’urgence (CanEMERG) de l’Université McMaster et la Coalition canadienne pour la santé mentale des aînés. Cet investissement s’appuie sur ceux du gouvernement précédent, notamment le financement de 749 932 $ accordé par l’ASPC en juin 2024 pour soutenir CanEMERG. Ce financement a permis d’élaborer des ressources fondées sur des données probantes afin d’aider les collectivités à se préparer aux urgences et à y répondre, en s’appuyant sur les leçons tirées d’urgences et d’événements comportant de nombreuses victimes, y compris les conclusions de la Commission des pertes massives de la Nouvelle-Écosse. Notre gouvernement demeure résolu à travailler de concert avec les provinces et les territoires, les partenaires autochtones, les organisations communautaires et l’ensemble des parties prenantes afin de renforcer la capacité du Canada à atténuer les répercussions des urgences sur la santé mentale et le bien-être psychosocial, et à promouvoir des approches résilientes, inclusives et tenant compte traumatismes, adaptées aux besoins des collectivités partout au pays. La motion M-20, une motion d’initiative parlementaire présentée par le député de Courtenay – Alberni, a été inscrite au Feuilleton de la Chambre des communes le 8 octobre 2025 et, en date de mai 2026, n'avait pas encore été retenue pour débat.Le gouvernement attend avec intérêt les commentaires des parties prenantes et des parlementaires concernant la motion M-20 et suit son évolution à la Chambre des communes.