451-01007 · Législature 45
Affecter le financement climatique international
Résumé par IA
Les pétitionnaires demandent que le Canada consacre au moins 50 % de son financement climatique public international à l’adaptation pour les pays en développement et 15 % à des projets visant prioritairement l’égalité des sexes. Le gouvernement répond que des analyses internes montrent qu’il a atteint ou dépassé ses cibles d’adaptation et d’égalité.
Les résumés par IA décrivent les demandes et les affirmations des pétitionnaires. Consultez le texte officiel pour les détails.
Pétition officielle
PÉTITION À LA CHAMBRE DES COMMUNES RÉUNIE EN PARLEMENT Attendu que : le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat prédit que le changement climatique fera augmenter les inégalités et les vulnérabilités entre les hommes et les femmes; les pays en développement supportent déjà 80 % du coût du changement climatique, notamment sur le plan de l’insécurité alimentaire, des pertes et des dommages, des moyens de subsistance compromis et de l’instabilité; sans mesures urgentes, les effets du changement climatique pourraient plonger 100 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté d’ici 2030; les pays développés signataires de l’Accord de Paris sur le climat ont convenu de mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour aider les pays en développement à faire face aux effets du changement climatique, et de répartir ces ressources de manière équilibrée entre l’adaptation et l’atténuation; bien que les investissements dans l’adaptation au changement climatique soient essentiels pour promouvoir l’égalité des sexes, une croissance économique inclusive et la stabilité sociale, et qu’ils puissent générer des économies de plusieurs milliers de milliards de dollars, ils représentent actuellement moins de 20 % du financement international pour le climat; moins de 35 % des investissements internationaux du Canada en matière de financement climatique appuient des projets d’adaptation et 0,2 % seulement ont l’égalité des sexes parmi leurs objectifs principaux; en avril 2019, le Comité permanent de l’environnement et du développement durable a appelé le gouvernement à augmenter à 50 % son financement climatique affecté à des mesures d’adaptation. Nous, soussignés, citoyens et résidents du Canada, prions la Chambre des communes réunit en Parlement : d’affecter à l’adaptation au moins 50 % du financement climatique publique du Canada pour les pays en développement et au moins 15 % à des projets pour lesquels l’égalité de sexes est un objectif principal.
Réponse du gouvernement
Réponse de la ministre de l'Environnement, du Changement climatique et de la Nature Signé par L'honorable Julie Dabrusin Le changement climatique accentue les inégalités entre les sexes et les schémas de vulnérabilité existants dans de nombreux pays en développement, en raison d’une insécurité alimentaire accrue, de pertes et de dommages, de la perturbation des moyens de subsistance et d’une instabilité grandissante. C’est pourquoi le Canada continue de s’engager activement pour faire progresser l’action climatique à l’échelle nationale et internationale, réduire la pauvreté et renforcer la résilience là où cela est le plus nécessaire. Le dernier engagement international du Canada en matière de financement climatique, d’un montant de 5,3 milliards de dollars (2021 à 2026), comportait de nombreux objectifs complémentaires qui répondaient précisément aux questions soulevées dans la pétition. Cet engagement comprenait des objectifs visant à allouer au moins 40 % des fonds à l’adaptation au changement climatique et à financer au moins 80 % des projets intégrant l’égalité des sexes, conformément à la Politique d’aide internationale féministe du Canada. Bien que le rapport final sur l’engagement du Canada en matière de financement climatique soit rendu public en temps voulu, selon l’analyse interne la plus récente, qui intègre tous les investissements réalisés à ce jour, le Canada a dépassé ces objectifs. Une analyse préliminaire montre que plus de 45 % des investissements visent des résultats en matière d’adaptation et que plus de 90 % des projets intègrent l’égalité des sexes. De plus, environ 75 % des projets ont soit « pleinement intégré », soit « ciblé » l’égalité des sexes comme objectif de programmation, ce qui signifie qu’ils visaient à obtenir des changements observables dans les comportements, les pratiques ou les performances qui contribueront à l’égalité des sexes. En mars 2025, les bénéficiaires du Canada au titre du financement climatique, issues de l’engagement de 5,3 milliards de dollars, avaient adopté plus de 200 mesures en faveur de l’égalité des sexes et de l’inclusion. Enfin, l’engagement de 5,3 milliards de dollars du Canada en matière de financement international de la lutte contre le changement climatique devrait aider 29 millions de personnes dans les pays en développement à s’adapter au changement climatique d’ici 2050. De nombreux exemples de programmes illustrent comment le Canada a soutenu l’adaptation et l’égalité des sexes grâce à son financement climatique : Le Canada soutient des projets qui renforcent la résilience de la production alimentaire et atténuent l’insécurité alimentaire. Plus précisément, il s’agit de projets qui encouragent l’adoption de pratiques agricoles intelligentes face au climat, telles que la diversification des cultures et la réduction de l’utilisation d’engrais chimiques. Ces pratiques permettent en fin de compte de stabiliser la production alimentaire, même face aux menaces climatiques. Par exemple, le Canada a soutenu le projet « Les femmes rurales cultivent le changement » en Éthiopie, au Kenya et en Tanzanie, mis en œuvre par SeedChange, une organisation de la société civile canadienne. Ce projet a joué un rôle clé en aidant les communautés de pays très vulnérables, tels que l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie, à atténuer les effets néfastes du changement climatique. Dans ces trois pays, le projet a soutenu des banques de semences et des bourses d’échange entre agriculteurs dirigées par des femmes, qui ont préservé la diversité locale des semences, offrant ainsi aux agriculteurs l’accès à des variétés résistantes à la sécheresse qui réduisent les pertes de récoltes. Les communautés font état d’une réduction des pertes de récoltes grâce à l’adoption de semences indigènes, à la culture intercalaire et à des pratiques de fertilisation biologique des sols qui protègent contre la sécheresse et les ravageurs. Le Canada soutient des projets qui traitent des pertes et des dommages en améliorant l’accès à des financements essentiels dans les communautés vulnérables. Par exemple, le Canada soutient l’Initiative d’évaluation et de financement des risques de catastrophe dans le Pacifique, mise en œuvre par les fonds fiduciaires de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement. Ce projet fournit une assurance contre les risques de catastrophe aux pays insulaires vulnérables du Pacifique. Conscient de l’impact disproportionné du changement climatique sur les femmes et les filles, le financement climatique du Canada soutient également des projets qui s’attaquent activement aux inégalités entre les sexes. Par exemple, le Canada soutient le projet « Résilience climatique axée sur le genre – Fonds africain pour le changement climatique », mis en œuvre par la Banque africaine de développement. Ce projet a renforcé la coordination afin de garantir une adaptation efficace et sensible au genre. Le projet amplifie la voix des femmes handicapées afin qu’elles participent activement aux politiques et aux négociations sur le changement climatique. Cela a, à son tour, soutenu la mise en œuvre de mesures d’adaptation au changement climatique sensibles au genre au Burkina Faso et au Togo. Le Canada soutient également l’Initiative Nature pour l’adaptation au changement climatique, mise en œuvre parInternational Institute for Sustainable Development, une organisation de la société civile canadienne. Le projet a proposé des formations en ligne, des webinaires et une assistance technique liés aux dynamiques de genre dans les solutions fondées sur la nature. En conséquence, le projet a permis de sensibiliser davantage et de réduire les incidents de violence sexiste ; il a aidé les femmes à renforcer leurs compétences en leadership afin de participer davantage en tant que membres à part entière de la communauté ; et il a favorisé un meilleur accès des femmes à la terre et aux intrants nécessaires à leurs moyens de subsistance. Le Canada participe activement au dialogue politique par le biais du système multilatéral, notamment pour améliorer la mise en œuvre du financement climatique et soutenir les efforts visant à renforcer la résilience et réduire la vulnérabilité au changement climatique. Canada continuera à travailler avec les pays partenaires pour atteindre le nouvel objectif collectif quantifié, qui appelle tous les acteurs à porter le financement climatique en faveur des pays en développement à au moins 1,3 milliards dollars américain par an d’ici 2035, les pays développés prenant l’initiative avec 300 milliards dollars américain par an. Ce nouvel objectif souligne l’importance des considérations de genre dans le financement climatique, en exhortant les bailleurs de fonds à promouvoir l’inclusion et l’extension des avantages aux communautés et groupes vulnérables, notamment les femmes et les filles. Plus récemment, lors de la COP30, les pays ont également réaffirmé la nécessité d’augmenter le financement de l’adaptation, appelant tous les acteurs à tripler ce financement d’ici 2035 afin de soutenir les efforts des pays visant à atteindre l’objectif mondial en matière d’adaptation. À la COP30, le gouvernement a annoncé un investissement de 392 millions de dollars dans le financement climatique international – un engagement visant à renforcer les efforts mondiaux pour réduire les émissions, accroître la résilience et soutenir les communautés les plus touchées par les changements climatiques. Le Canada reconnaît que les changements climatiques ne connaissent pas de frontières et que les efforts visant à fournir un financement climatique font partie intégrante de la stratégie du Canada pour bâtir une économie qui fonctionne pour tous et pour lutter contre les changements climatiques au pays et dans le monde. La Mise à jour économique du printemps 2026 propose d’accorder 3,0 milliards de dollars sur cinq ans, sur une base de trésorerie, à compter de 2026-2027, à Affaires mondiales Canada, ainsi que 167,9 millions de dollars sur cinq ans, sur une base de trésorerie, à compter de 2026-2027, à Environnement et Changement climatique Canada, afin de continuer à fournir un soutien lié au climat aux pays vulnérables. De plus, la Mise à jour économique du printemps 2026 propose d’accorder 2,0 milliards de dollars en capital versé à FinDev Canada, ainsi que 732 millions de dollars sur trois ans, sur une base de trésorerie, à compter de 2028-2029, afin d’élargir le mécanisme de financement concessionnel de FinDev Canada. Ces mesures contribueront à mobiliser à grande échelle des capitaux privés vers des entreprises et des projets liés au climat dans les marchés émergents et les économies en développement, notamment en mobilisant plus de 3 dollars de capitaux privés pour chaque dollar d’investissement public grâce au mécanisme de financement concessionnel de FinDev. À l'échelle nationale, le gouvernement a lancé la toute première Stratégie nationale d'adaptation du Canada afin d'aider à protéger les collectivités d'un océan à l'autre, grâce à 1,6 milliard de dollars en nouveaux investissements et à 84 mesures prioritaires. Alors que les Canadiens ressentent les effets des changements climatiques — des vagues de chaleur extrême et des feux de forêt aux inondations et aux tempêtes —, le moment est venu de bâtir des collectivités résilientes qui soutiendront une économie forte. Les mesures d'adaptation peuvent sauver des vies, prévenir les dommages aux collectivités, réduire les perturbations économiques dans les chaînes d'approvisionnement et favoriser l'innovation ainsi que la création d'emplois. La Stratégie affirme également que l'adaptation aux changements climatiques constitue un investissement rentable et bénéfique, tant pour le présent que pour l'avenir. Chaque dollar investi dans la prévention et la préparation peut permettre d'économiser jusqu'à 15 dollars en coûts. Notre gouvernement travaille en collaboration avec tous les ordres de gouvernement, le secteur privé et les Canadiens afin de bâtir ensemble des collectivités plus résilientes et une économie plus forte, pour que les Canadiens continuent de prospérer à l'avenir. Cela comprend un engagement à collaborer avec les communautés autochtones et à les mobiliser dans l'élaboration des politiques, des programmes et de la planification en matière de climat afin d'assurer la sécurité des collectivités. Les communautés autochtones sont particulièrement exposées aux effets des changements climatiques et y sont plus vulnérables, ce qui souligne la nécessité de mettre en œuvre des stratégies d'adaptation ciblées et dirigées par les communautés. Nous continuons d'investir dans l'adaptation aux changements climatiques et le renforcement de la résilience de manière à soutenir directement les initiatives dirigées par les Autochtones et à faire progresser les priorités des communautés.