Réponse du gouvernementÉlectroniquee-6623 · Législature 45

Programme national d’aide alimentaire

Les pétitionnaires demandent la création d’un programme national d’aide alimentaire garantissant aux adultes seuls, handicapés et à faible revenu l’accès à une nourriture adéquate et nutritive. Le gouvernement répond qu’il a adopté des mesures comme l’Allocation canadienne pour l’épicerie et la Prestation canadienne pour personnes handicapées et qu’il évaluera d’autres solutions.

Pourquoi nous signerions cette pétition

  • Élargirait l’accès public et régulier à une alimentation nutritive pour les adultes seuls handicapés à faible revenu, comblant une lacune qui les force à dépendre de banques alimentaires insuffisantes.
  • Une meilleure nutrition pourrait prévenir la détérioration de la santé, réduire les coûts des soins et améliorer la qualité de vie pour ceux qui doivent choisir entre nourriture, médicaments ou logement.
  • Un programme national pourrait prévoir la livraison et des soutiens adaptés aux personnes à mobilité réduite, atteintes d’agoraphobie ou isolées, incapables d’utiliser les banques alimentaires.

Pourquoi nous ne signerions pas cette pétition

  • Le coût et la complexité de la mise en œuvre fédérale pourraient être élevés et risquent de dupliquer les soutiens provinciaux existants.
  • Il est difficile de fixer des critères d’admissibilité sans créer d’effets pervers; des seuils de revenu modestes pourraient exclure ou pénaliser certains.
  • La coordination avec les provinces et territoires ou l’amélioration des programmes locaux existants pourrait être plus efficace que la création d’un nouveau programme fédéral.

Le résumé et les deux séries de raisons sont générés par IA à partir de la pétition et ont le même poids. Les affirmations sont celles des pétitionnaires; consultez le texte officiel pour les détails.

Pétition officielle

Pétition à la Chambre des communes en Parlement assemblée Le Canada n’offre aucun programme national d’aide alimentaire aux adultes à faible revenu handicapés qui vivent seuls et qui n’ont pas d’enfants, ce qui signifie que bon nombre d’entre eux risquent de souffrir d’insécurité alimentaire et de malnutrition chroniques; La faim nuit à la santé physique, mentale et émotionnelle, particulièrement chez les personnes atteintes d’une maladie chronique ou ayant subi un traumatisme; Les programmes de soutien existants, comme l’Assured Income for the Severely Handicapped, le Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées et le Programme de prestations d’invalidité du Régime de pensions du Canada, sont rarement assez généreux pour couvrir la totalité des frais de subsistance et s’offrir une alimentation équilibrée, ce qui oblige de nombreux prestataires à se tourner vers les banques alimentaires, qui offrent parfois des articles périmés ou de piètre qualité nutritionnelle; Beaucoup de Canadiens ne peuvent utiliser les services des banques alimentaires parce qu’ils ont des problèmes de mobilité, qu’ils souffrent d’agoraphobie, qu’ils n’ont pas de moyen de transport ou qu’ils sont isolés; Les adultes vivant seuls et n’ayant pas d’enfants sont souvent exclus des programmes d’aide alimentaire, même si la pauvreté, les limitations fonctionnelles et la faim ont les mêmes répercussions chez eux que chez les autres; Quand une personne doit choisir entre s’alimenter, se médicamenter ou se loger, elle risque d’avoir des problèmes de santé, de consacrer davantage d’argent aux soins de santé et de s’enfoncer dans la pauvreté; Même un revenu modeste peut rendre une personne inadmissible à l’aide alimentaire, ce qui n’encourage personne à viser l’autosuffisance; L’accès à des aliments sains est considéré comme un droit fondamental en droit international et que le système canadien ne permet pas de garantir ce droit à tous; Nous, soussignés, citoyens et résidents du Canada, demandons à la Chambre des communes en Parlement assembléede créer un programme national d’aide alimentaire auquel seraient admissibles les adultes à faible revenu handicapés qui vivent seuls et qui n’ont pas d’enfants afin que tout le monde ait accès à des aliments sains et nutritifs.

Réponse du gouvernement

Réponse de la ministre de l’Emploi et des Familles et ministre responsable de l’Agence fédérale de développement économique pour le Nord de l’Ontario Signé par Annie Koutrakis Le gouvernement reconnaît que de nombreux Canadiens subissent la pression des dépenses quotidiennes et qu’ils ont besoin d’aide dès maintenant. En effet, les pressions liées au coût de la vie – en particulier celles qui sont relatives à l’achat de nourriture – nécessitent la mise en place immédiate de mesures de soutien pour les Canadiens. Il est important de reconnaître que la sécurité du revenu et les programmes sociaux sont des responsabilités qui relèvent de tous les ordres de gouvernement. Par conséquent, le gouvernement fédéral convient de l’importance de collaborer avec les provinces et les territoires pour relever les défis communs. Le gouvernement a adopté un certain nombre de mesures récentes qui aident les Canadiens à compenser l’augmentation du coût de l’épicerie. Par exemple, en janvier 2026, le gouvernement a annoncé la nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels (anciennement le crédit pour taxe sur les produits et services), qui comprend un paiement unique équivalant à une augmentation de 50 % cette année, ainsi qu’une hausse de 25 % du montant de la prestation pour une période de cinq ans, à compter de juillet 2026. Concrètement, cette mesure signifie qu’une famille de quatre personnes pourrait recevoir jusqu’à 1?890 $ cette année, et environ 1?400 $ pour les quatre prochaines années, et une personne seule, jusqu’à 950 $ cette année, et environ 700 $ pour les quatre prochaines années. La nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels fournira donc un soutien supplémentaire important à plus de 12 millions de Canadiens. Dans le cadre du budget de 2025, le gouvernement a également présenté l’initiative de versement automatique des prestations fédérales, qui sera mis en œuvre au cours de l’année d’imposition 2026. L’initiative devrait toucher jusqu’à 5,5 millions de personnes à faible revenu d’ici l’année d’imposition 2028, afin de veiller à ce qu’elles reçoivent les prestations auxquelles elles ont droit. En aidant les familles à accéder aux mesures de soutien essentielles, cette initiative vient compléter les mesures plus générales qui favorisent l’abordabilité – comme l’adoption récente du projet de loi visant à accorder une réduction d’impôt à la classe moyenne – ce qui permettra aux familles à deux revenus d’économiser jusqu’à 840 $ par année à compter de 2026. En juin 2025, le gouvernement du Canada a lancé avec succès la Prestation canadienne pour personnes handicapées, une nouvelle prestation mensuelle qui offre jusqu’à 2?400?$ par année un soutien financier direct aux personnes en situation de handicap âgées de 18 à 64 ans, le montant de la prestation étant basé sur le revenu. Les versements ont commencé en juillet 2025. La Prestation canadienne pour personnes handicapées est indexée chaque année en juillet en fonction de l’inflation. Le montant mensuel maximal pour le cycle de paiement qui s’étend de juillet 2025 à juillet 2026 est de 200 $. La Prestation canadienne pour personnes handicapées vise à compléter les programmes de soutien du revenu provinciaux et territoriaux déjà en place, qui sont destinés aux Canadiens en âge de travailler qui sont en situation de handicap. Pour faciliter l’accès à la Prestation canadienne pour personnes handicapées, le gouvernement a annoncé dans son budget de 2025 qu’il compenserait les coûts associés à la demande de crédit d’impôt pour personnes handicapées en versant un montant supplémentaire de 150 $ au titre de la Prestation canadienne pour personnes handicapées pour chaque demande de certificat ou de renouvellement de certificat pour le crédit d’impôt pour personnes handicapées justifiant l’admissibilité à la Prestation canadienne pour personnes handicapées. Une fois que le processus réglementaire qui vise à modifier le Règlement sur la prestation canadienne pour les personnes handicapées aura été mené à bien, les paiements supplémentaires devraient être versés aux bénéficiaires actuels et passés de la Prestation canadienne pour personnes handicapées avant la fin de 2026-2027. En 2018, le gouvernement du Canada a aussi publié Une chance pour tous : la première Stratégie canadienne de réduction de la pauvreté. La stratégie reconnaît que l’insécurité alimentaire est une dimension essentielle de la pauvreté et elle énonce une vision audacieuse où le Canada fait office de chef de file mondial en matière d’élimination de la pauvreté, en harmonie avec l’objectif de développement durable des Nations Unies qui vise à mettre fin à la pauvreté sous toutes ses formes. Fondée sur le seuil officiel de pauvreté au Canada, la stratégie fixe des objectifs ambitieux et concrets : réduire la pauvreté de 20 % d’ici 2020 et de 50 % d’ici 2030, par rapport aux niveaux de 2015. Les résultats de l’Enquête canadienne sur le revenu de 2023, publiés en mai 2025, montrent que la pauvreté au Canada a diminué de près de 28 % de 2015 à 2023. Ces mesures récentes s’appuient sur d’importants investissements actuels dans les programmes sociaux et les mesures de soutien du revenu, comme la Sécurité de la vieillesse, le Supplément de revenu garanti et l’Allocation canadienne pour les travailleurs. En effet, ces programmes offrent du soutien aux personnes à faible revenu, aux personnes en situation de handicap et aux adultes seuls sans enfants, et leur permettent de choisir comment dépenser leur argent, en réduisant leur fardeau financier ainsi qu’en améliorant leur accès à des produits essentiels, notamment des aliments nutritifs. Le gouvernement du Canada continuera d’évaluer les approches de lutte contre l’insécurité alimentaire au Canada et d’aider à concevoir des solutions à court et à long terme pour les personnes qui en ont besoin.