Éliminer les colorants synthétiques
Les pétitionnaires demandent que la Chambre des communes élimine progressivement les colorants alimentaires synthétiques pour les groupes vulnérables, oblige l’apposition d’avertissements et retire ces colorants des médicaments prénatals et pédiatriques. Le gouvernement répond que les preuves sont insuffisantes et qu’il surveillera la situation.
Pourquoi nous signerions cette pétition
- Réduit l’exposition des enfants, des femmes enceintes et des personnes neurodéveloppementalement vulnérables, en ciblant les risques que les pétitionnaires associent à des troubles comportementaux et d’apprentissage.
- Applique le principe de précaution et incite à des recherches indépendantes sur le développement neural ainsi qu’à des mesures préventives tant que l’innocuité n’est pas démontrée pour les groupes sensibles.
- L’obligation d’avertissements et le retrait des colorants des médicaments prénatals et pédiatriques augmenteraient l’information des consommateurs et diminueraient les sources potentielles d’exposition.
Pourquoi nous ne signerions pas cette pétition
- Les liens causaux avancés sont contestés; le gouvernement a jugé que les preuves actuelles sont insuffisantes pour justifier une élimination ou des avertissements obligatoires.
- Les colorants jouent un rôle utile dans les médicaments (identification, dosage, acceptabilité); leur retrait pourrait compliquer l’usage ou l’observance sans solutions de remplacement claires.
- Des interdictions générales ou des reformulations réglementaires peuvent être coûteuses ou difficiles; des recherches ciblées ou des limites fondées sur le risque pourraient constituer des démarches plus pratiques d’abord.
Le résumé et les deux séries de raisons sont générés par IA à partir de la pétition et ont le même poids. Les affirmations sont celles des pétitionnaires; consultez le texte officiel pour les détails.
Pétition officielle
Pétition à la Chambre des communes Un lien a été établi entre les colorants alimentaire synthétiques et certains problèmes de santé mentale chez les enfants, dont l’agressivité, les problèmes de mémoire et d’apprentissage et la dysrégulation émotionnelle grave; Même si on estime que ces effets néfastes touchent 8 % des enfants ayant un trouble d’hyperactivité avec déficit d’attention, les colorants alimentaires synthétiques demeurent omniprésents dans les aliments et les médicaments; Le gouvernement du Canada s’est engagé à faire en sorte que les additifs alimentaires ne posent aucun danger pour la santé des consommateurs; Les populations vulnérables — et plus particulièrement les enfants, les personnes éprouvant un retard neurodéveloppemental et les femmes enceintes — sont beaucoup plus à risque que les autres; On constate avec inquiétude que ces additifs demeurent présents dans les aliments destinés aux enfants et même dans les vitamines prénatales, malgré le fait que les études réalisées sur des animaux ont permis d’en établir la génotoxicité et de prouver qu’ils peuvent causer du stress oxydatif et nuire au développement neural; L’inaction du Canada va à l’encontre du principe de précaution, qui est l’une des pierres angulaires des politiques de santé publique et qui commande que des mesures de prévention soient prises dès lors qu’un risque crédible est constaté, même si ce risque ne fait pas l’unanimité sur le plan scientifique; Les lacunes réglementaires actuelles font perdurer une crise santé publique qui aurait pu être évitée et nuisent aux personnes les plus vulnérables. Nous soussignés, citoyens et résidents du Canada, prions laChambre des communes de : 1. Revoir les règlements autorisant les colorants alimentaires synthétiques (p. ex. rouge 40, jaune 5/6 et rouge 3) qui, selon diverses études revues par des pairs, causent des problèmes neurologiques chez les enfants, comme l’hyperactivité, le déficit de l’attention et les troubles de comportement, et ce, même à des quantités bien en deçà de l’apport quotidien acceptable; 2. Réévaluer dès aujourd’hui les colorants alimentaires synthétiques figurant dans la Loi sur les aliments et drogues, d’écouter la recherche indépendante en neurologie du développement et d’appliquer le principe de précaution en éliminant progressivement les additifs douteux jusqu’à ce que leur innocuité pour les groupes vulnérables soit prouvée; 3. Imposer l’apposition d’avertissements sur les produits contenant ces colorants et d’en recommander le retrait des médicaments prénataux et pour enfants, des produits dentaires et des vitamines; 4. S’associer aux spécialistes de la pédiatrie et de la neurologie du développement pour que les règlements en vigueur reposent sur des bases scientifiques et fassent passer la santé mentale avant les intérêts de l’industrie.
Réponse du gouvernement
Réponse de la ministre de la Santé Signé par Maggie Chi Santé Canada a examiné les informations faisant état d'un lien entre certains colorants synthétiques et des effets neurocomportementaux chez les enfants. À ce jour, les preuves scientifiques ne démontrent pas l'existence d'un lien de causalité ou ne sont pas suffisantes pour justifier des mesures telles que l'élimination progressive de ces colorants alimentaires ou l'obligation d'apposer une mise en garde sur les produits qui en contiennent. Avant d'autoriser la vente d'un médicament au Canada, Santé Canada vérifie qu'il répond aux exigences de sécurité, d'efficacité et de qualité de la Loi sur les aliments et drogues et de son règlement d'application, en examinant la demande d'homologation présentée par le fabricant du médicament. La sécurité des ingrédients non médicinaux, ainsi que les avantages et les risques liés à l'ajout de colorants, sont pris en compte avant qu'un médicament ne soit approuvé pour le marché canadien. Dans les médicaments, les ingrédients non médicinaux, tels que les colorants, remplissent des fonctions importantes qui permettent d'identifier avec précision un médicament, sa concentration ou sa formulation spécifique, ce qui est essentiel pour prévenir les erreurs médicamenteuses dangereuses et favoriser l'administration correcte des médicaments. Des colorants peuvent également être ajoutés pour améliorer l'acceptabilité des médicaments et l'observance du traitement, car la palatabilité ne dépend pas seulement du goût et de l'odeur, mais aussi de l'aspect visuel, qui doit correspondre à la saveur du médicament ou masquer des couleurs peu attrayantes. Le titulaire de l'autorisation de mise sur le marché (généralement la société pharmaceutique) est chargé de surveiller l'utilisation continue et sûre de ses produits pharmaceutiques et de communiquer de manière efficace et en temps utile les nouvelles informations relatives à la sécurité d'un produit de santé. Les Lignes directrices provisoires pour l’application des pouvoirs en vertu de la Loi visant à protéger les Canadiens contre les drogues dangereuses (Loi de Vanessa) : Aperçufournissent des renseignements sur la santé et sur les divers pouvoirs dont dispose Santé Canada en vertu de la “loi Vanessa” afin de gérer les risques pour la santé Au Canada, la loi exige que les produits de santé et les aliments divulguent des informations sur les ingrédients tels que les colorants. Pour les médicaments sur ordonnance, les ingrédients non médicinaux doivent être indiqués sur les étiquettes, la monographie du produit ou la notice d'emballage. Dans le cas des médicaments en vente libre et des produits de santé naturels, y compris les vitamines prénatales, une liste qualitative de tous les ingrédients non médicinaux doit être indiquée sur l'étiquette ou à d'autres endroits autorisés tels que les dépliants, les notices ou les pages web. Les colorants alimentaires synthétiques et autres additifs alimentaires doivent être déclarés dans la liste des ingrédients des aliments préemballés. Ces informations peuvent être utilisées par les consommateurs pour prendre des décisions d'achat concernant les produits de santé et les aliments. De plus, depuis 2015, les étiquettes des emballages de médicaments doivent inclure le numéro de téléphone, le site Web ou l'adresse du titulaire de l'autorisation de mise en marché. Les consommateurs peuvent utiliser ces informations pour contacter quelqu'un s'ils ont des questions ou des préoccupations concernant leur médicament. Ils peuvent également adresser leurs questions à leur prestataire de soins de santé. Les plaintes ou préoccupations concernant les aliments ou les effets secondaires des produits de santé peuvent être signalées au gouvernement du Canada. Santé Canada continuera de suivre les nouveaux développements scientifiques liés à l'innocuité des colorants synthétiques autorisés. Si de nouvelles données scientifiques démontrent qu'un colorant synthétique présente un risque pour la santé humaine en tant qu'ingrédient dans les aliments ou les produits de santé, Santé Canada prendra des mesures pour atténuer ce risque, y compris, si nécessaire, l'interdiction de l'utilisation de cet ingrédient dans les aliments et les produits de santé.