Acheminer l’aide canadienne par l’ONU
Les pétitionnaires demandent que l'aide canadienne à Gaza soit acheminée par l'ONU et ONG humanitaires, que leur accès soit rétabli, que soignants canadiens entrent en sécurité, et que les fonds non neutres soient suspendus. Le gouvernement répond qu'il appelle à un accès onusien sans entrave.
Pourquoi nous signerions cette pétition
- Assure une distribution impartiale et prévisible via ONU/ONG, favorisant l’acheminement d’aide vitale à Gaza.
- Renforce les principes humanitaires et la sécurité du personnel médical et humanitaire en insistant sur la neutralité.
- Aligne le financement canadien sur le droit international humanitaire et les normes de responsabilité de l’aide internationale.
Pourquoi nous ne signerions pas cette pétition
- Pourrait compliquer la diplomatie et la coordination avec d’autres États ou acteurs, ralentissant potentiellement certains flux d’aide.
- La suspension de fonds à certains acteurs pourrait réduire des modes de livraison flexibles utiles en cas d’accès restreint.
- Le Canada ne peut pas garantir seul l’accès à Gaza; l’application pratique dépend de la coopération d’Israël et d’autres partenaires régionaux.
Le résumé et les deux séries de raisons sont générés par IA à partir de la pétition et ont le même poids. Les affirmations sont celles des pétitionnaires; consultez le texte officiel pour les détails.
Pétition officielle
Pétition à la Chambre des communes réunie en Parlement L’article 1 des dispositions générales des Conventions de Genève impose au Canada l’obligation de respecter le droit humanitaire international; Selon l’article 59 de la quatrième Convention de Genève, Israël, en sa qualité de puissance occupante, doit accepter et faciliter le travail d’aide humanitaire mené par des organisations impartiales; Le Canada est tenu par sa propre loi sur la responsabilité en matière d’aide internationale de s’assurer que toute l’aide qu’il apporte à l’étranger respecte les droits de la personne et les normes juridiques internationales; La politique et les actes d’Israël enfreignent toutes ces obligations. Nous soussignés, citoyens et résidents du Canada, prions la Chambre des communes réunie en Parlement de 1. Rejeter publiquement et sans équivoque le modèle d’aide militarisée actuellement utilisé en Palestine; 2. Demander le rétablissement complet des droits d’accès des organismes de l’ONU et des ONG humanitaires reconnus comme l’UNRWA et le Programme alimentaire mondial; 3. Insister pour que l’on accorde immédiatement aux travailleurs de la santé canadiens et aux autres travailleurs humanitaires étrangers le droit d’entrer en Palestine en toute sécurité; 4. Refuser de financer tout organisme et tout modèle qui ne se conforme pas aux principes de neutralité, d’impartialité, d’indépendance et d’humanité; 5. Veiller à ce que toute l’aide canadienne envoyée à Gaza soit acheminée par des organismes humanitaires internationalement reconnus. 1. Rejeter publiquement et sans équivoque le modèle d’aide militarisée actuellement utilisé en Palestine; 2. Demander le rétablissement complet des droits d’accès des organismes de l’ONU et des ONG humanitaires reconnus comme l’UNRWA et le Programme alimentaire mondial; 3. Insister pour que l’on accorde immédiatement aux travailleurs de la santé canadiens et aux autres travailleurs humanitaires étrangers le droit d’entrer en Palestine en toute sécurité; 4. Refuser de financer tout organisme et tout modèle qui ne se conforme pas aux principes de neutralité, d’impartialité, d’indépendance et d’humanité; 5. Veiller à ce que toute l’aide canadienne envoyée à Gaza soit acheminée par des organismes humanitaires internationalement reconnus.
Réponse du gouvernement
Réponse de la ministre des Affaires étrangères Signé par Rob Oliphant Le gouvernement du Canada salue le lancement de la deuxième phase du Plan de paix pour Gaza et la mise en place de structures de gouvernance intérimaires conformes à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations Unies, y compris le Comité national pour l’administration de Gaza. Le Canada est prêt à collaborer avec les États-Unis et avec ses partenaires internationaux pour réaliser le plein potentiel de ce plan, en vue de faire progresser l’objectif d’une solution à deux États. Le Canada condamne sans équivoque l’attaque brutale perpétrée par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, les pertes humaines effroyables qu’elle a causées et les actes de violence odieux qui ont été commis. Le Canada pleure chaque vie innocente, israélienne ou palestinienne, qui a été perdue dans le conflit qui a suivi et présente ses condoléances à toutes les familles et communautés touchées par la violence. Le Canada accueille également le retour de tous les otages, vivants et décédés, ainsi que le soulagement que cela apporte à leurs familles après deux années incroyablement difficiles. Bien que le Canada salue l’augmentation des apports d’aide engendrée par le cessez-le-feu et le Plan de paix, il demeure profondément préoccupé par la situation humanitaire persistante et par les restrictions qui continuent de s’appliquer à la distribution de l’aide. Par la voie diplomatique et dans des déclarations publiques, le Canada continue d’exhorter Israël à permettre l’accès rapide et sans entrave de l’aide humanitaire dirigée par les Nations Unies à Gaza et dans toute la bande de Gaza, conformément à ses obligations en vertu du droit international humanitaire. Le Canada est également préoccupé par les nouvelles exigences de réenregistrement imposées par Israël aux organisations non gouvernementales internationales, qui mettent en danger leurs opérations et affaiblissent davantage les moyens de subsistance qui soutiennent des millions de Palestiniens. Le Canada continue de demander que les organismes des Nations Unies et les organisations non gouvernementales internationales puissent mener des activités à Gaza de manière durable et prévisible. Les civils et les infrastructures civiles doivent être protégés. Le Canada a exhorté et continuera d’exhorter toutes les parties à protéger les civils, y compris le personnel médical et humanitaire, ainsi que les infrastructures civiles, telles que les hôpitaux, et à assurer la continuité des services médicaux à la population civile. Le Canada a clairement indiqué que toutes les parties doivent respecter pleinement le droit international. Le Canada est également préoccupé par la détérioration des conditions en Cisjordanie. Il continue de condamner l’expansion illégale des colonies et l’augmentation considérable de la violence des colons, qui provoquent des déplacements continus en Cisjordanie. Ces gestes sapent notre engagement de longue date en faveur d’une solution à deux États. Le gouvernement s’est exprimé clairement sur tous ces messages et continue de prendre des mesures. En voici quelques exemples : Le 21 août 2025, la ministre des Affaires étrangères, ainsi que les ministres des Affaires étrangères de 24 pays, ont publié une déclaration publique condamnant la décision prise par le Comité supérieur de planification israélien d’approuver les plans de construction de colonies dans la zone E1, à l’est de Jérusalem, et appelant à son annulation immédiate. Le 21 août 2025 également, la ministre des Affaires étrangères, ainsi que les ministres des Affaires étrangères de 29 pays, ont publié une déclaration publique appelant le gouvernement israélien à autoriser l’accès des organisations non gouvernementales internationales afin de débloquer les opérations humanitaires essentielles et de faciliter l’accès sûr et à grande échelle des Nations Unies, des organisations non gouvernementales internationales et d'autres partenaires humanitaires. Le 13 octobre 2025, le premier ministre du Canada a publié une déclaration à la suite de sa participation au Sommet pour la paix au Moyen-Orient tenu en Égypte, soulignant la nécessité de tirer parti des progrès accomplis en prenant des mesures immédiates et durables, notamment en appelant Israël à permettre la livraison sans entrave, durable et à grande échelle de l’aide humanitaire aux civils à Gaza, ainsi qu’en s’engageant à accroître les efforts de réforme et de renforcement des capacités de l’Autorité palestinienne, afin de lui permettre de reprendre ses responsabilités en matière de gouvernance à Gaza. Le 12 novembre 2025, le Canada a pris l’initiative à l’égard d’une déclaration des dirigeants du G7 visant à réitérer le soutien au plan de paix global du président des États-Unis Trump et d’appeler toutes les parties à permettre l’acheminement sans entrave d’une aide humanitaire à grande échelle par l’intermédiaire du système dirigé par les Nations Unies. Le 26 novembre 2025, le Canada s’est joint à une déclaration conjointe appelant les autorités israéliennes à protéger les Palestiniens en Cisjordanie face à la montée de la violence des colons. Le 30 décembre 2025, le Canada, conjointement avec des partenaires d’optique commune (le Royaume-Uni, le Danemark, la Finlande, la France, l’Islande, le Japon, la Norvège, la Suède et la Suisse), a publié une déclaration conjointe sur la réponse humanitaire à Gaza, qui abordait la question de l’enregistrement des organisations non gouvernementales internationales et appelait Israël à garantir que ces organisations puissent mener leurs activités. Le 28 janvier 2026, le Canada a fait une déclaration lors du débat public du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne, affirmant que : « La radiation par Israël d’importantes organisations non gouvernementales internationales a encore affaibli les moyens de subsistance qui soutiennent des millions de Palestiniens. Le Canada continue d’appeler à une augmentation de l’aide humanitaire et réitère que les organismes des Nations Unies et les organisations non gouvernementales internationales doivent pouvoir mener leurs activités à Gaza de manière soutenue et prévisible. » Le 28 janvier 2026 également, le Canada, conjointement avec d’autres partenaires d’optique commune (la Belgique, le Danemark, la France, l’Islande, l’Irlande, le Japon, la Norvège, le Portugal, l’Espagne et le Royaume-Uni), a publié une déclaration sur l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient qui traitait également de la question de l’enregistrement des organisations non gouvernementales internationales. Le 10 février 2026, le Canada a publié une déclaration condamnant fermement la décision récente du cabinet de sécurité israélien d’approuver des mesures visant à renforcer le contrôle israélien sur la Cisjordanie et appelant Israël à revenir sur cette décision et à mettre immédiatement fin à l’expansion des colonies. Le Canada a également pris d’importantes mesures pour soutenir l’aide humanitaire en Palestine et jeter les bases d’une paix et d’une stabilité durables en appuyant le développement des institutions et des conditions socioéconomiques nécessaires à une solution viable à deux États. Depuis le 7 octobre 2023, le Canada a engagé plus de 400 millions de dollars en aide internationale pour répondre à la crise humanitaire en Palestine. Cela comprend plus de 270 millions de dollars d'aide humanitaire à des partenaires expérimentés des Nations Unies, de la Croix-Rouge et d’organisations non gouvernementales partenaires disposant des capacités nécessaires sur le terrain pour intervenir lorsque les conditions d’accès le permettent. Le Canada dispose d’un système solide pour s’assurer que ses fonds soient uniquement versés à des organisations qui soulagent les souffrances en respectant les principes humanitaires, en défendant les droits de la personne et en respectant le droit international humanitaire. Citons par exemple le Programme alimentaire mondial, l’Organisation mondiale de la santé, la Croix-Rouge canadienne et l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient. Le Canada soutient depuis longtemps l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, qui joue un rôle essentiel dans l’aide aux Palestiniens, en particulier grâce à son personnel expérimenté travaillant dans les domaines de l’éducation et des soins de santé. Le 27 octobre 2024, Canada a dirigé la préparation d’une déclaration avec des pays partenaires d’optique commune, laquelle s’oppose à la législation israélienne contre les activités de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient. En août 2025, les Forces armées canadiennes ont effectué un largage humanitaire à Gaza, livrant près de 10 000 kilogrammes d’aide alimentaire. L’aviation royale jordanienne a également effectué plusieurs largages d’aide financée par le Canada. Cela s’inscrivait dans le cadre d’un effort international coordonné visant à remédier aux restrictions sévères imposées à l’acheminement de l’aide par voie terrestre. Le gouvernement du Canada reconnaît que les largages aériens ne peuvent remplacer l’acheminement terrestre et qu’ils ne changent en rien la position du Canada quant à la nécessité urgente d’acheminer à grande échelle de l’aide humanitaire par voie terrestre à Gaza et dans toute la bande de Gaza dans le cadre du système dirigé par les Nations Unies. Le Canada continue d’exhorter Israël à faciliter cet acheminement et à mettre en place toutes les mesures possibles pour assurer la sécurité des travailleurs humanitaires. Le 21 septembre 2025, le Canada a annoncé sa reconnaissance de l’État de Palestine, une mesure nécessaire pour préserver la perspective d’une solution à deux États face aux efforts continus visant à la compromettre. Cette décision a été prise de concert avec des alliés clés, reconnaissant qu’il n’y avait pas de place pour le retard dans la coordination des efforts internationaux visant à soutenir la paix, la sécurité et la dignité de toute vie humaine. La reconnaissance de l’État de Palestine par le Canada reposait sur les engagements pris par l’Autorité palestinienne : mettre en œuvre les réformes indispensables, y compris les engagements pris par le président Abbas de réformer en profondeur la gouvernance; tenir des élections générales en 2026 auxquelles le Hamas ne pourra pas participer; et ne pas militariser l’État de Palestine. Préserver la solution à deux États signifie se tenir aux côtés de tous ceux qui choisissent la paix plutôt que la violence ou le terrorisme et honorer leur désir inné de coexistence pacifique entre les États israélien et palestinien comme seule voie vers un avenir sûr et prospère. En outre, le Canada intensifiera ses efforts pour aider l’Autorité palestinienne à mettre en œuvre son programme de réformes afin qu’elle puisse assurer une gouvernance efficace et démocratique pour les Palestiniens. Le 23 septembre 2025, le Canada a annoncé un nouveau financement de plus de 47 millions de dollars pour renforcer la résilience économique, les systèmes judiciaires, les structures de gouvernance et les efforts de démocratisation en Cisjordanie et à Gaza. Le Canada soutient fermement les efforts déployés par les États-Unis, l’Égypte et le Qatar pour mettre fin à la guerre. Il appelle les parties à respecter pleinement le cessez-le-feu et à participer de manière constructive à la mise en œuvre du Plan de paix. Les prochaines étapes cruciales consistent, pour le Hamas, à respecter son engagement de transférer le pouvoir, et, pour Israël, à rester en retrait derrière les lignes convenues et à faciliter l’acheminement rapide et sans entrave de l’aide humanitaire vers Gaza. Le gouvernement a clairement indiqué que le Hamas, une organisation terroriste inscrite sur la liste canadienne, doit déposer les armes et ne jouer aucun rôle dans la gouvernance future de la Palestine. Le Canada a également déployé des représentants civils et militaires au Centre de coordination civil-militaire créé pour surveiller la mise en œuvre du cessez-le-feu et faire progresser les efforts dans le cadre du Plan de paix global. Les responsables canadiens continueront de travailler avec leurs homologues pour soutenir l’intensification de l’aide humanitaire dirigée par les Nations Unies, conformément aux principes humanitaires. Il n'existe pas de solution militaire à ce conflit : seule une solution politique négociée permettra d’apporter la paix aux Israéliens et aux Palestiniens. Il est essentiel que les parties continuent de participer de manière constructive aux négociations afin de parvenir à un accord de paix global et durable, comme le prévoit le plan des États-Unis. Préserver les perspectives de paix et de stabilité dans la région doit être notre priorité collective.