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Loi modifiant la Loi sur le droit de la famille

Titre complet:
Loi modifiant la Loi sur le droit de la famille

Résumé#

Ce projet de loi met à jour la Loi sur le droit de la famille des Territoires du Nord-Ouest. Il remplace des termes plus anciens comme la garde et l'accès par « responsabilité décisionnelle » et « temps parental », pour s'aligner sur la Loi sur le droit des enfants. Il établit des règles claires pour l'arbitrage familial et facilite la mise à jour de la pension alimentaire pour enfants dans de nouveaux accords privés par le biais d'un service administratif. Il reconnaît également certains mariages polygames d'autres pays à des fins de droit de la famille et met à jour le langage pour être plus inclusif.

Changements clés :

  • Utilise « responsabilité décisionnelle » et « temps parental » (de la Loi sur le droit des enfants) au lieu de « garde » et « accès », tout au long de la Loi et dans les accords privés.
  • Permet aux accords de séparation et parentaux d'inclure le temps parental/responsabilité décisionnelle et la tutelle de la succession d'un enfant ; mais rend ces termes dans les accords de mariage ou de cohabitation (prénup) inapplicables dans les TNO.
  • Ajoute une règle par défaut : la pension alimentaire pour enfants fixée dans de nouveaux contrats domestiques peut être recalculée par le Service de recalcul (un programme administratif) à moins que l'accord ne stipule explicitement le contraire.
  • Établit des règles pour l'arbitrage familial : il doit utiliser uniquement la loi des TNO ou d'autres lois canadiennes ; vous pouvez convenir d'arbitrer seulement après le début d'un litige ; et vous ne pouvez pas renoncer à ces protections. Les décisions provenant de processus de droit non canadien n'ont aucun effet légal.
  • Élargit la définition de « conjoint » pour inclure un mariage qui est en réalité ou potentiellement polygame, s'il a été conclu dans un endroit où la polygamie est légalement reconnue.
  • Met à jour le vocabulaire pour des termes neutres en matière de genre et inclusifs (par exemple, « parent biologique », « eux-mêmes », « leur ») et aligne les références (comme la définition de « violence familiale ») avec la Loi sur le droit des enfants.
  • Timing : entre en vigueur à une date fixée par le Commissaire.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Parents se séparant ou partageant la parentalité

    • La responsabilité décisionnelle et le temps parental dans vos accords utiliseront les nouveaux termes et normes de la Loi sur le droit des enfants.
    • Si vous signez un nouvel accord qui fixe la pension alimentaire pour enfants, le montant peut être recalculé par le Service de recalcul s'il est éligible et que quelqu'un en fait la demande, à moins que votre accord ne stipule clairement le contraire.
    • Vous pouvez établir le temps parental/responsabilité décisionnelle dans un accord de séparation ou parental, mais pas dans un accord prénuptial ou de cohabitation. Tous les termes parentaux dans un accord prénuptial/de cohabitation ne seront pas applicables dans les TNO.
    • Ce qui n'est pas clair : Le projet de loi n'explique pas comment les gens seront informés du recalcul par défaut ou à quelle vitesse les recalculs auront lieu.
  • Couples établissant ou vivant sous des accords prénuptiaux ou de cohabitation

    • Vous pouvez toujours établir des termes de propriété et de soutien, mais vous ne pouvez pas verrouiller le temps parental/responsabilité décisionnelle ou la tutelle de la succession d'un enfant dans ces accords.
    • Les décisions de soutien conjugal doivent reconnaître comment avoir la responsabilité décisionnelle pour les enfants peut affecter la carrière et les revenus d'un conjoint.
  • Personnes utilisant l'arbitrage pour résoudre des litiges familiaux

    • L'arbitrage doit suivre uniquement la loi des TNO ou d'autres lois canadiennes. Si le processus utilise d'autres systèmes juridiques ou des règles mixtes, sa décision n'a aucun effet légal.
    • Vous pouvez convenir d'arbitrer seulement après qu'un litige soit survenu. Les clauses d'arbitrage pré-litigieuses ne seront pas applicables.
    • Vous ne pouvez pas convenir de renoncer à ces protections.
  • Conjoints et partenaires

    • Pendant la cohabitation, un conjoint peut rendre les deux conjoints conjointement et séparément responsables envers des tiers pour les nécessités de la vie, à moins que le tiers ait été informé que cette autorité avait été retirée.
  • Personnes dans des mariages d'autres pays

    • Si votre mariage est en réalité ou potentiellement polygame et qu'il a été conclu dans un endroit où la polygamie est légale, vous pouvez être traité comme un « conjoint » en vertu de la Loi sur le droit de la famille des TNO.
    • Ce qui n'est pas clair : Le projet de loi n'explique pas comment la Loi traitera la propriété ou le soutien entre plusieurs conjoints.
  • Personnes cherchant à changer le nom d'un enfant

    • La Loi sur le changement de nom est mise à jour afin que les accords parentaux ou de séparation qui se qualifient comme des « contrats domestiques » en vertu de la Loi sur le droit de la famille soient reconnus à des fins de changement de nom.

Dépenses#

Le projet de loi peut augmenter les coûts administratifs, mais aucune estimation n'est disponible.

  • Plus d'accords seront automatiquement soumis au Service de recalcul, ce qui pourrait augmenter sa charge de travail.
  • Les tribunaux, avocats, médiateurs et arbitres pourraient avoir besoin de formation et de formulaires mis à jour pour utiliser les nouveaux termes et règles d'arbitrage.
  • Le projet de loi lui-même ne crée pas de nouveaux frais ni ne fixe de niveaux de financement.
  • Aucune information disponible publiquement sur l'impact fiscal global.

Point de vue des partisans#

  • Le projet de loi semble destiné à aligner le langage et les normes du droit de la famille avec la Loi sur le droit des enfants, en se concentrant sur le meilleur intérêt des enfants en utilisant « responsabilité décisionnelle » et « temps parental ».
  • Permettre le recalcul administratif de la pension alimentaire pour enfants pourrait maintenir les paiements équitables et à jour sans passer par les tribunaux, améliorant l'accès à la justice.
  • Des règles plus strictes pour l'arbitrage familial (loi canadienne uniquement, pas de clauses pré-litigieuses, pas de renonciation) pourraient protéger les parties contre des processus injustes et garantir que les décisions suivent la politique publique canadienne.
  • Rendre les termes parentaux dans les accords prénuptiaux/de cohabitation inapplicables garde les décisions liées aux enfants plus proches du moment où elles sont nécessaires, lorsque les meilleurs intérêts d'un enfant peuvent être évalués.
  • Un langage inclusif (tel que « parent biologique ») et la reconnaissance de certains mariages polygames aident à garantir que les familles diverses ne soient pas laissées sans protections ou clarté juridiques.

Point de vue des opposants#

  • Le recalcul administratif par défaut peut réduire la certitude pour les personnes qui ont négocié un montant fixe de pension alimentaire pour enfants, à moins qu'elles ne sachent qu'elles peuvent s'en retirer.
  • Interdire l'arbitrage pré-litigieux et exiger uniquement la loi canadienne peut limiter la liberté des parties de choisir des méthodes de résolution de litiges religieuses ou culturelles, rendant ces résultats légalement inefficaces.
  • Reconnaître les mariages polygames comme « conjoint » pourrait créer des problèmes complexes de propriété et de soutien ; le projet de loi n'explique pas comment les droits de plusieurs conjoints seraient équilibrés.
  • Rendre les termes parentaux dans les accords prénuptiaux/de cohabitation inapplicables peut frustrer les couples qui souhaitent planifier à l'avance et pourrait entraîner plus de litiges par la suite.
  • Le projet de loi ne fournit pas de détails sur les ressources ou les délais pour le Service de recalcul, soulevant des questions sur la capacité et les retards.