Les locataires obtiennent le droit à un refroidissement estival

Titre complet:
Projet de loi 128, Loi sur les journées chaudes et les maisons fraîches, 2026

Résumé#

Le projet de loi 128 ajoute le refroidissement estival à la liste des « services essentiels » que les propriétaires doivent fournir en vertu de la Loi de 2006 sur la location à usage d'habitation de l'Ontario. Il fixe une température intérieure maximale pour les espaces de vie loués en été. L'objectif déclaré semble être de maintenir les maisons locatives à une température fraîche et sécuritaire pendant les mois chauds.

  • Le refroidissement devient un service essentiel du 1er juin au 30 septembre de chaque année.
  • Les propriétaires doivent s'assurer que toute pièce destinée aux locataires reste à 26 °C ou moins pendant cette période.
  • Si un locataire peut contrôler la température à 26 °C mais choisit un réglage plus élevé, le propriétaire est considéré comme ayant respecté l'exigence.
  • Le gouvernement obtient le pouvoir d'établir des règles de transition, y compris de retarder l'entrée en vigueur de la nouvelle exigence dans certaines parties de la province.
  • L'exigence de refroidissement commence au plus tôt le 1er janvier 2035 (et pourrait être plus tard dans certaines zones si les règles de transition la retardent).

Ce que cela signifie pour vous#

  • Locataires (bailleurs)

    • À partir de 2035 au plus tôt, vous auriez le droit à un refroidissement afin que vos espaces de vie ne dépassent pas 26 °C de juin à septembre.
    • Si votre unité dispose de contrôles qui vous permettent de régler la température à 26 °C mais que vous choisissez de ne pas le faire, le propriétaire serait tout de même considéré comme conforme.
    • Les litiges concernant le refroidissement pourraient probablement être portés devant la Commission des loyers (le projet de loi mentionne également les procédures judiciaires et de la Commission).
  • Propriétaires et gestionnaires immobiliers

    • Vous seriez responsable de fournir et de maintenir un refroidissement qui garde les salons, les chambres et d'autres pièces habitées à 26 °C ou moins du 1er juin au 30 septembre.
    • Si une unité donne au locataire le contrôle pour abaisser la température à 26 °C et qu'il ne l'utilise pas, vous êtes réputé respecter la norme.
    • Vous devrez peut-être planifier des mises à niveau, l'installation, l'exploitation et l'entretien des systèmes de refroidissement dans les bâtiments qui ne peuvent pas atteindre 26 °C par temps chaud.
    • Le nouveau devoir devient exécutoire au plus tôt le 1er janvier 2035. Le gouvernement peut également introduire progressivement ou retarder l'exigence par région ou circonstance par le biais de règlements de transition.
  • Gouvernement

    • Le Cabinet peut émettre des règlements pour gérer la transition, y compris retarder la date d'entrée en vigueur dans certaines zones et traiter les cas en cours.
  • Remarque sur le calendrier

    • La plupart du projet de loi (comme le pouvoir d'établir des règles de transition) commencerait lorsque le projet de loi devient loi.
    • L'exigence de refroidissement essentielle commence à la date la plus tardive entre la sanction royale et le 1er janvier 2035, et pourrait être retardée davantage dans certaines zones par règlement.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

  • Les propriétaires feraient probablement face à des coûts pour installer ou moderniser des équipements de refroidissement dans des bâtiments qui ne peuvent pas maintenir 26 °C en été, ainsi qu'à des coûts énergétiques et d'entretien continus.
  • Les coûts énergétiques des locataires peuvent changer en fonction de la façon dont les services publics sont facturés dans leur bâtiment (par exemple, si l'hydro est mesuré séparément ou inclus dans le loyer). Le projet de loi ne traite pas de la facturation.
  • Le gouvernement peut avoir des coûts administratifs pour développer et faire respecter les règles de transition ; aucune estimation n'est fournie.

Point de vue des partisans#

  • Le projet de loi semble destiné à protéger les locataires contre la chaleur extrême en faisant du refroidissement estival une norme de logement de base, similaire au chauffage en hiver.
  • Fixer une température maximale claire (26 °C) pourrait rendre les droits et les devoirs plus faciles à comprendre et à faire respecter.
  • Traiter le refroidissement comme un service essentiel pourrait réduire les risques pour la santé pendant les vagues de chaleur, en particulier pour les personnes âgées, les personnes ayant des problèmes de santé et les familles avec de jeunes enfants.
  • Une date de début échelonnée et des pouvoirs de transition pourraient permettre le temps nécessaire à la planification, aux mises à niveau et à la préparation du réseau.

Point de vue des opposants#

  • Une préoccupation est le coût et la faisabilité de la modernisation des bâtiments anciens pour respecter un plafond de 26 °C pendant les périodes chaudes, ce qui peut être techniquement difficile.
  • La consommation d'énergie pour le refroidissement pourrait augmenter. Il n'est pas clair comment les coûts accrus seraient partagés entre les propriétaires et les locataires selon les règles de loyer et des services publics existantes.
  • Le projet de loi n'explique pas comment les températures seront mesurées (où dans une pièce, pendant combien de temps) ni comment les pics courts pendant les vagues de chaleur seront traités, ce qui pourrait créer des litiges d'application.
  • Le long délai (pas avant 2035) pourrait retarder les avantages pour les locataires confrontés à des risques de chaleur à court terme.
  • Les règlements de transition peuvent retarder l'exigence dans certaines parties de la province, ce qui pourrait entraîner une protection inégale selon les régions.