Loi sur la sécurité face à la chaleur et l'adaptation au climat

Titre complet:
Projet de loi 130, Loi sur l'adaptation à un Ontario plus chaud, 2026

Résumé#

Le projet de loi 130 établit de nouvelles règles pour aider l'Ontario à s'adapter à des conditions météorologiques plus chaudes et aux impacts climatiques. Il crée une norme de protection contre la chaleur au travail, un plan et un fonds d'adaptation à l'échelle provinciale, ainsi que des mesures pour se préparer aux inondations, à la chaleur, aux tempêtes et aux incendies de forêt. L'objectif général est de protéger les personnes, les communautés et la nature contre les risques climatiques.

Changements clés :

  • Exige une norme de protection contre la chaleur pour les travailleurs avec des pauses de refroidissement rémunérées, de la formation, un accès à l'eau et d'autres mesures de sécurité sur les lieux de travail.
  • Ordre d'un plan provincial d'adaptation au climat dans les deux ans, d'un Fonds d'adaptation au climat de l'Ontario indépendant, et d'un nouveau Centre de ressources pour les données, les conseils et les rapports annuels sur les progrès.
  • Création d'un Secrétariat gouvernemental pour coordonner l'adaptation au climat entre les ministères et faire un rapport annuel à l'Assemblée législative.
  • Appelle à des mesures sur les inondations, la chaleur extrême (y compris un maximum de 26°C pour les logements locatifs et fournis par l'employeur), des normes d'infrastructure plus strictes, la préparation aux incendies de forêt, et un Corps de jeunes pour le climat de l'Ontario.
  • Mise en place d'un Comité consultatif sur les incendies de forêt urbains pour faire un rapport dans un an et exige que le gouvernement élabore des plans et toute législation nécessaire basée sur ses conseils.

Calendrier :

  • Norme de chaleur au travail : en place au plus tard environ deux ans après la sanction royale (12 mois pour commencer le calendrier, plus jusqu'à 12 mois supplémentaires pour mettre en œuvre la norme).
  • Plan et fonds d'adaptation : dans les deux ans suivant la sanction royale ; Centre de ressources dans un an.
  • Comité consultatif sur les incendies de forêt urbains : dans les 90 jours suivant la sanction royale ; rapport dans un an ; plans provinciaux dans un an après cela.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Travailleurs

    • Vous bénéficieriez de pauses de refroidissement rémunérées, d'un accès à de l'eau potable fraîche et d'autres protections lorsque les conditions sont dangereusement chaudes.
    • Vous recevrez une formation sur les risques liés à la chaleur et vos droits. La formation doit être en langage clair et dans les langues comprises par votre lieu de travail.
    • Le salaire est protégé à votre taux régulier pour les pauses, la formation et toute évacuation médicale requise par la norme.
  • Employeurs et superviseurs

    • Vous devez respecter la nouvelle norme de protection contre la chaleur pour les travailleurs. Cela inclut probablement des contrôles techniques (ventilation, isolation, refroidissement), des changements d'horaire de travail, de l'ombre, l'acclimatation pour les nouveaux travailleurs ou ceux qui reviennent, EPI (gilets de refroidissement, vêtements réfléchissants à la chaleur) et des pauses de refroidissement rémunérées.
    • Vous devez créer une Politique et un Programme de stress thermique et de protection, évaluer régulièrement les risques de chaleur, partager les résultats de l'évaluation avec le représentant/comité de santé et de sécurité, et fournir une formation approuvée aux travailleurs, superviseurs et membres du comité.
    • Toute la formation et les matériaux doivent être en langage clair et en anglais et en français (et dans d'autres langues comprises par les employés).
  • Locataires et personnes dans des logements fournis par l'employeur

    • Le plan provincial doit inclure la fixation d'une température intérieure maximale de 26°C pour les unités locatives et les logements fournis par l'employeur. Comment et quand cela sera appliqué n'est pas précisé dans le texte du projet de loi.
  • Propriétaires et fournisseurs de logements

    • Le plan comprend des subventions et des incitations pour aider à rénover les bâtiments (par exemple, des pompes à chaleur) afin de respecter le maximum de 26°C. Des montants spécifiques ne sont pas fixés dans le projet de loi.
  • Municipalités

    • Les plans officiels devront inclure des stratégies pour évaluer et réduire les îlots de chaleur urbains.
    • Vous pourriez recevoir un financement pour planifier et construire des mesures de refroidissement urbain (toits frais/verts, revêtements frais, ombre, canopée d'arbres, parcs), sous réserve de l'approbation budgétaire.
    • La cartographie des risques d'inondation doit être élargie et rendue publique par le biais d'un portail en ligne ; des directives sur les eaux pluviales à faible impact doivent être complétées ; et les nouveaux développements devront capturer et infiltrer les 1 à 1,5 pouces de pluie des zones imperméables.
    • Un rapport annuel sur les progrès de la stratégie d'inondation est requis. Les plans de réponse d'urgence municipaux peuvent nécessiter des mises à jour liées à la préparation aux incendies de forêt urbains.
  • Propriétaires dans des zones à risque d'inondation élevé

    • Des subventions et des incitations municipales pour la protection contre les inondations au niveau des propriétés sont envisagées. La disponibilité dépendra des décisions de financement futures.
  • Agriculteurs et secteur agroalimentaire

    • Le plan comprend des actions sur les cultures résilientes au climat, la santé des sols, le stockage/irrigation d'eau sur les exploitations, et le soutien aux programmes de sol dirigés par les agriculteurs. Certains éléments dépendent d'un financement futur.
    • Vise à augmenter la production alimentaire locale et à soutenir les petits producteurs et le traitement local.
  • Opérateurs d'infrastructures critiques (énergie, eau, transport, communications)

    • Vous ferez face à de nouvelles obligations d'inclure et de divulguer les risques climatiques dans la planification et les opérations.
    • La planification des infrastructures et les réparations majeures doivent tenir compte des scénarios climatiques. Le Code du bâtiment sera mis à jour pour renforcer la résilience climatique.
  • Étudiants, patients et familles

    • La province doit évaluer les besoins de refroidissement dans les écoles, les centres de garde d'enfants et les hôpitaux et établir des cibles/stratégies pour réduire les charges de chaleur. Cela ne mandate pas lui-même des installations immédiates.
  • Services d'incendie et résidents urbains

    • Un nouveau Comité consultatif sur les incendies de forêt urbains évaluera les risques et recommandera des mesures de prévention, de suppression, de récupération et d'éducation du public. Le gouvernement devra ensuite élaborer des plans et toute législation nécessaire, et établir des protocoles de coopération entre les équipes d'incendie urbain et forestier.
  • Ce qui n'est pas clair

    • Comment le maximum de 26°C pour les logements locatifs et fournis par l'employeur sera appliqué, et par quelle loi ou agence.
    • Montants exacts et calendrier des subventions, incitations et du Fonds d'adaptation.
    • Calendriers détaillés et règles de conformité pour certaines exigences municipales et d'infrastructure.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

  • Le projet de loi crée de nouveaux organismes (Centre de ressources, Secrétariat) et un Fonds d'adaptation indépendant ; ceux-ci nécessiteront des budgets de fonctionnement et du personnel. Le Fonds ne peut pas fonctionner sans une appropriation législative.
  • De nombreuses mesures (projets de refroidissement municipaux, subventions pour les propriétaires, programmes communautaires FireSmart, financement de la santé des sols, incitations à l'irrigation) dépendent de décisions de financement provincial futures et les montants ne sont pas fixés.
  • Les employeurs feraient probablement face à des coûts de conformité pour les contrôles techniques, les EPI, la formation, les pauses de refroidissement rémunérées, l'accès à l'eau, les évaluations des risques et les impacts potentiels sur la productivité pendant les événements de chaleur.
  • Les municipalités pourraient encourir des coûts pour mettre à jour les plans officiels, élargir la cartographie de la chaleur et des inondations, gérer des portails et des campagnes publiques, et mettre en œuvre des mesures de refroidissement et d'eaux pluviales, avec un certain soutien provincial anticipé mais non spécifié.
  • L'application provinciale, les inspections et les rapports annuels (norme de chaleur au travail ; progrès de l'adaptation) ajouteront des coûts administratifs.
  • Le passage à des opérations d'incendie de forêt toute l'année et les améliorations de la main-d'œuvre (comme décrit dans le plan) pourraient augmenter les dépenses provinciales si mis en œuvre.

Point de vue des partisans#

  • Le projet de loi semble destiné à protéger les travailleurs contre la chaleur dangereuse en créant une norme claire et exécutoire avec formation, pauses rémunérées et contrôles techniques.
  • Il vise à coordonner l'adaptation à travers l'ensemble du gouvernement, en utilisant un plan stratégique, un fonds indépendant, un centre de ressources central et un secrétariat inter-ministériel avec un rapport public annuel.
  • Il pourrait améliorer la sécurité publique en élargissant la cartographie et les alertes d'inondation, en réduisant les îlots de chaleur urbains, en mettant à jour le Code du bâtiment pour les intempéries sévères et en renforçant la planification des infrastructures critiques.
  • Fixer un maximum de 26°C pour les logements locatifs et fournis par l'employeur pourrait réduire les risques pour la santé des personnes vivant dans des maisons chaudes.
  • Se préparer aux incendies de forêt, y compris dans les milieux urbains, pourrait réduire les pertes et améliorer la réponse d'urgence grâce à la planification, à la formation et à l'éducation du public.
  • Un Corps de jeunes pour le climat de l'Ontario donnerait aux jeunes une expérience rémunérée en restauration, réduction des risques d'incendie et rénovations de maisons.

Point de vue des opposants#

  • Une préoccupation est le coût. Les employeurs pourraient faire face à de nouvelles dépenses pour l'équipement, la formation et les pauses rémunérées liées à la chaleur. Les municipalités et les propriétaires pourraient faire face à des coûts de rénovation et de planification, avec des niveaux de soutien provincial peu clairs.
  • Plusieurs actions dépendent des appropriations futures (par exemple, le Fonds d'adaptation et certaines subventions). Il n'est pas clair combien de financement sera fourni et quand.
  • Le projet de loi fixe de nombreuses nouvelles attentes (par exemple, un maximum de 26°C dans les logements, des changements de plan municipal) mais n'explique pas toujours comment les règles seront appliquées ou par quelles lois ou agences.
  • Les délais sont ambitieux (plusieurs rapports annuels, nouveaux organismes, portails de cartographie, mises à jour de plans). La capacité de mise en œuvre et la coordination entre ministères et municipalités pourraient être difficiles.
  • De nouvelles obligations de reporting et de planification pourraient ajouter une charge administrative aux organismes publics et aux entreprises (par exemple, les opérateurs d'infrastructures critiques divulguant les risques climatiques).
  • Les mises à jour du Code du bâtiment et des normes d'infrastructure pourraient augmenter les coûts de construction ou de rénovation, ce qui pourrait affecter les budgets et les délais des projets.