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Renforcement de la surveillance des prisons et protections des lanceurs d'alerte

Titre complet:
Projet de loi 116, Loi sur la sécurité et la responsabilité dans les établissements correctionnels de l'Ontario, 2026

Résumé#

  • Le projet de loi 116 modifie les lois correctionnelles de l'Ontario pour renforcer la sécurité, la transparence et la protection du personnel.

  • Il exige un plan public pour finaliser les réformes correctionnelles longtemps promises. Il crée de fortes protections pour les lanceurs d'alerte parmi le personnel correctionnel. Il donne au Vérificateur général (le chien de garde de la surveillance) plus de pouvoir pour recueillir des informations et formuler des recommandations publiques. Il permet également la publication publique du nombre de personnes vivant dans chaque prison.

  • Changements clés :

    • Le ministre doit, dans les six mois, élaborer et déposer un plan avec des délais pour mettre en vigueur les paquets de réformes correctionnelles de 2018.
    • De nouvelles règles pour les lanceurs d'alerte protègent les personnes qui signalent des actes illégaux dans les établissements correctionnels et gardent leur identité confidentielle, avec des exceptions limitées.
    • Les employeurs sont interdits de punir les lanceurs d'alerte ; les clauses de confidentialité dans les contrats sont nulles.
    • Les lanceurs d'alerte peuvent choisir l'arbitrage ou aller en justice ; s'ils gagnent, ils peuvent récupérer leur emploi et jusqu'à deux fois le salaire perdu, plus d'autres compensations.
    • Faire des représailles (punir un lanceur d'alerte) devient une infraction passible d'une amende.
    • Le Vérificateur général peut contraindre les gestionnaires et certains ministres à fournir des informations sur la sécurité, le personnel, la formation et la culture de travail.
    • Le Vérificateur général peut recommander des changements en matière de sécurité et de personnel ; le ministre doit déposer un résumé de ces recommandations dans les trois mois.
    • Le ministère peut être tenu de publier, au moins tous les deux mois, le nombre de personnes vivant dans chaque établissement correctionnel résidentiel (prisons et centres correctionnels).
    • La plupart des dispositions entrent en vigueur à une date future fixée par le gouvernement ; seule l'exigence de planification commence à la sanction royale.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Agents correctionnels et autres membres du personnel

    • Vous bénéficiez d'une protection juridique si vous signalez, de bonne foi, une violation suspectée ou prévue de certaines lois. Votre identité doit rester confidentielle, sauf dans des situations limitées d'application de la loi ou judiciaires.
    • Votre employeur ne peut pas vous licencier, vous rétrograder, vous discipliner, vous menacer ou vous nuire d'une autre manière pour avoir signalé un acte illégal. Les contrats qui tentent de vous empêcher de signaler sont invalides.
    • Si vous êtes puni pour avoir signalé un acte illégal, vous pouvez aller en arbitrage ou en justice. L'employeur doit prouver qu'il n'a pas exercé de représailles. Vous pourriez être réintégré et recevoir jusqu'à deux fois le salaire rétroactif, plus d'autres frais.
    • Un fonctionnaire de surveillance peut enquêter sur les allégations de représailles selon des règles établies par règlement.
    • Le Vérificateur général peut demander à vos gestionnaires des informations détaillées sur les pratiques de sécurité, les niveaux de personnel, les charges de travail, la formation, la discipline, les procédures de harcèlement et de racisme, et les soutiens pour la santé et le bien-être.
  • Gestionnaires des établissements correctionnels

    • Vous pouvez être tenu de fournir des informations sur la sécurité, le personnel, la formation, l'équipement, les fournitures et la manière dont vous répondez aux préoccupations du personnel.
    • Les sujets de culture de travail—comme la désescalade, le signalement d'incidents et les processus anti-harcèlement—peuvent être examinés par le Vérificateur général.
    • Les représailles contre les lanceurs d'alerte peuvent entraîner des ordonnances légales, des indemnités et des amendes.
  • Dirigeants provinciaux et ministères

    • Le ministre doit produire et déposer un calendrier pour mettre en vigueur les anciens paquets de réformes.
    • Le Vérificateur général peut exiger que des ministres spécifiés et leur personnel partagent comment ils répondent aux préoccupations de sécurité du personnel correctionnel.
    • Le ministère peut être tenu de publier le nombre de résidents dans chaque prison et de le mettre à jour au moins tous les deux mois.
    • Le ministre doit déposer des résumés des recommandations du Vérificateur général dans les trois mois suivant leur réception.
  • Personnes en détention et leurs familles

    • Le gouvernement peut publier régulièrement le nombre de personnes vivant dans chaque prison. Cela ajoute de la transparence sur la surpopulation, mais ne publie pas de noms.
    • Le projet de loi vise à améliorer la sécurité, le personnel et les normes, ce qui pourrait affecter les conditions de vie au fil du temps si des changements sont mis en œuvre.
  • Grand public

    • Plus d'informations sur les niveaux de population carcérale et sur la manière dont le système aborde la sécurité et le personnel.
    • Un rôle de chien de garde plus fort et un rapport public sur les recommandations.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Renforce la sécurité dans les prisons en donnant au Vérificateur général de réels outils pour obtenir des réponses et pousser à des solutions.
  • Protège le personnel qui s'exprime sur des pratiques illégales ou dangereuses, ce qui peut prévenir des dommages avant qu'ils ne se produisent.
  • Rend la direction et les hauts fonctionnaires plus responsables de la réponse aux préoccupations de sécurité de première ligne.
  • Améliore la transparence en publiant les chiffres de la population carcérale et en déposant les recommandations du chien de garde.
  • Fait avancer des réformes correctionnelles longtemps retardées en exigeant un plan public avec des délais.
  • Des recours clairs (réintégration et double salaire rétroactif) dissuadent les représailles et favorisent une culture de prise de parole.

Point de vue des opposants#

  • Pourrait ajouter une charge administrative et un risque juridique pour les établissements et les ministères, détournant du temps et de l'argent du travail de première ligne.
  • De fortes pénalités pour représailles pourraient entraîner plus de litiges et une prise de décision prudente de la part des gestionnaires.
  • La publication publique des comptes de résidents pourrait soulever des préoccupations opérationnelles ou de sécurité pendant des périodes sensibles.
  • Le plan d'activation des anciennes réformes pourrait fixer des délais difficiles à respecter sans nouveau financement ou personnel.
  • Un contrôle élargi et des informations contraignantes des ministres pourraient mettre à rude épreuve les relations inter-ministérielles ou ralentir les décisions.