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Nouvelle Constitution provinciale et poussée pour l'autonomie

Titre complet:
Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec

Résumé#

  • Ce projet de loi créerait une Constitution écrite du Québec, une Loi sur l'autonomie constitutionnelle du Québec et une Loi sur un nouveau Conseil constitutionnel. Il modifie également de nombreuses lois québécoises et des parties de la Loi constitutionnelle du Canada de 1867 telles qu'elles s'appliquent au Québec.
  • La Constitution du Québec se déclarerait comme la loi suprême du Québec. Elle définit la nation québécoise, énonce des droits collectifs et inclut des droits humains et des droits linguistiques clés déjà présents dans la législation québécoise.

Changements clés

  • Déclare le français comme seule langue officielle ; confirme un État laïque (non religieux) ; protège l'égalité entre les femmes et les hommes et l'accès à l'avortement ; ajoute un droit aux soins de fin de vie (avec des limites légales existantes).
  • Donne la priorité à la Constitution du Québec sur les règles conflictuelles et intègre des parties de la Charte québécoise des droits et de la Charte de la langue française.
  • Renomme le « lieutenant-gouverneur » en « agent du Québec » dans les lois québécoises. Les membres de l'Assemblée nationale prêteraient allégeance à la nation québécoise et à la Constitution du Québec.
  • Crée un Conseil constitutionnel pour donner des avis consultatifs écrits, sur demande, concernant la Constitution du Québec ou l'impact des initiatives fédérales.
  • Établit une stratégie de 10 ans sur l'autonomie constitutionnelle, des débats spéciaux annuels sur les questions constitutionnelles et des outils pour résister aux mesures fédérales considérées comme empiétant sur les pouvoirs du Québec (y compris le refus de certains transferts ou coopérations).
  • Limite l'utilisation de fonds publics par de nombreux organismes publics pour contester certaines lois québécoises en cour, avec des exceptions pour les individus bénéficiant de l'aide juridique ou de frais ordonnés par le tribunal.
  • Modifie les règles judiciaires : rend plus difficile la suspension d'une loi québécoise pendant qu'elle est contestée et empêche les tribunaux de soulever des questions constitutionnelles de leur propre initiative.
  • Exige un préavis et donne au Québec un droit de premier refus pour acheter certaines propriétés si le propriétaire prévoit de vendre à une institution fédérale (détails par règlement).
  • Indique que le Québec proposera des candidats pour des sièges au Sénat du Canada et pour les sièges du Québec à la Cour suprême du Canada.
  • Date de début ciblée : la plupart des parties à l'assentiment ; la Constitution du Québec le 24 juin 2026 (ou une date antérieure fixée par le gouvernement). Certaines mesures commencent à des dates fixées par règlement.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Résidents

    • Les services publics et les institutions restent laïques. Les politiques continueront de privilégier la langue française.
    • En cas de conflit entre l'égalité des sexes et la liberté de religion, l'égalité des sexes prévaudra.
    • Le droit de demander un avortement est protégé. Un droit aux soins de fin de vie est reconnu pour les personnes qui remplissent les conditions légales existantes.
    • La Constitution reconnaît la tradition distincte du droit civil du Québec et son modèle d'intégration des nouveaux arrivants dans la nation québécoise (et non le multiculturalisme).
  • Personnes utilisant les tribunaux

    • Il sera plus difficile d'obtenir une ordonnance temporaire pour suspendre une loi québécoise pendant un défi constitutionnel. Les juges doivent se conformer à la législature élue, et il y a une présomption que les lois québécoises servent l'intérêt public pendant qu'une affaire est en cours.
    • Les tribunaux ne peuvent pas, de leur propre initiative, soulever des questions constitutionnelles ou inciter les parties à le faire. Les personnes contestant une loi doivent fournir des faits plus détaillés dès le départ.
  • Organismes publics et municipalités

    • De nombreux organismes publics (énumérés dans le projet de loi) ne peuvent pas utiliser de fonds publics pour contester certaines lois québécoises que l'Assemblée nationale déclare protéger la nation et l'autonomie du Québec, sauf dans des situations limitées (comme l'assistance à un client individuel).
    • Vous pourriez recevoir des directives pour refuser certains fonds fédéraux, suspendre des accords ou éviter de participer à des consultations fédérales si le gouvernement estime qu'une initiative fédérale empiète sur les pouvoirs du Québec.
  • Propriétaires

    • Si vous prévoyez de vendre une propriété à une institution fédérale, vous devrez peut-être d'abord en informer le ministre (dans les cas prévus par règlement). Le gouvernement du Québec ou un organisme désigné pourrait l'acheter en premier aux mêmes conditions. Une vente qui ignore ces règles serait nulle.
  • Communauté anglophone et nations autochtones

    • Le préambule reconnaît les institutions de la communauté anglophone et nomme plusieurs Premières Nations et Inuits, et il reconnaît les droits autochtones existants. Le projet de loi ne modifie pas ces droits.
  • Élus et employés du gouvernement

    • Les membres de l'Assemblée nationale prêteraient un nouveau serment à la nation québécoise et à la Constitution du Québec.
    • Un nouveau Conseil constitutionnel consultatif émettra des avis dans un délai de 90 jours lorsqu'il sera sollicité par le gouvernement ou l'Assemblée.
  • Entreprises et organismes à but non lucratif

    • Les programmes ou accords liés à de nouvelles initiatives fédérales pourraient changer au Québec si la province refuse des fonds ou une coopération pour protéger son autonomie.
    • Les organismes financés par des fonds publics font face à de nouvelles limites sur le financement des contestations judiciaires de certaines lois québécoises.

Dépenses#

Aucune information disponible publiquement.

Point de vue des partisans#

  • Il affirme clairement la nation, la langue, l'État laïque et la tradition du droit civil du Québec, leur donnant une base légale solide.
  • Il renforce la protection de l'égalité des femmes et de l'accès à l'avortement, et reconnaît les droits aux soins de fin de vie.
  • Il coordonne la réponse du Québec à l'empiètement fédéral et équipe la province pour utiliser pleinement ses propres pouvoirs.
  • Le Conseil constitutionnel offre des conseils rapides et transparents sur les questions constitutionnelles.
  • Limiter les contestations judiciaires financées par les contribuables par des organismes publics et resserrer les règles sur la suspension des lois maintient en vigueur les lois adoptées démocratiquement pendant que les affaires se poursuivent.
  • Exiger un préavis avant les ventes à des organismes fédéraux protège l'intégrité territoriale et l'utilisation cohérente des terres.

Point de vue des opposants#

  • Plusieurs revendications (comme la déclaration d'autonomie internationale ou le changement de nom du rôle de lieutenant-gouverneur) pourraient entrer en conflit avec la Constitution du Canada et susciter des combats juridiques et de l'incertitude.
  • Prioriser les droits collectifs et le laïcisme, et faire prévaloir l'égalité des sexes sur la liberté religieuse, pourrait restreindre les protections pour les minorités religieuses et autres.
  • Interdire à de nombreux organismes publics de financer certaines contestations juridiques, et relever le seuil pour suspendre des lois, pourrait limiter l'accès à la justice et affaiblir les contrôles sur le gouvernement.
  • Refuser des transferts ou une coopération fédérale pourrait réduire le financement des programmes ou services au Québec.
  • L'obligation de préavis pour la vente de propriétés et le droit de premier achat du gouvernement pourraient peser sur les propriétaires et retarder des projets.
  • Le Conseil constitutionnel pourrait être perçu comme politisé, et l'ajout de clauses réservées au Québec à la Loi constitutionnelle de 1867 pourrait faire face à des défis.