Le projet de loi nº 1, intitulé Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, vise à établir une Constitution du Québec et à renforcer l’autonomie constitutionnelle du Québec au sein du Canada.
Il créerait trois nouvelles lois :
La Constitution proposée déclarerait notamment que :
Le texte affirme aussi la primauté de cette Constitution sur toute règle de droit incompatible. Il reconnaît les droits existants, ancestraux ou issus de traités, des nations autochtones du Québec, dans les limites des compétences constitutionnelles du Québec.
Le projet de loi remplacerait plusieurs références au lieutenant-gouverneur par « officier du Québec » et au Conseil exécutif par « Conseil des ministres ». Le premier ministre désignerait la personne qu’il souhaite voir occuper la charge d’officier du Québec.
La Loi sur l’autonomie constitutionnelle du Québec imposerait une stratégie gouvernementale de dix ans. Elle donnerait aussi au gouvernement des moyens de répondre à des initiatives fédérales qu’il considère comme une intrusion dans les compétences du Québec. Ces moyens pourraient inclure le refus de fonds fédéraux ou la suspension de certaines ententes.
Le projet de loi prévoirait également :
Un Conseil constitutionnel de cinq membres donnerait des avis au gouvernement ou à l’Assemblée nationale sur la Constitution du Québec et les effets d’initiatives fédérales.
Le projet de loi modifierait aussi la Charte des droits et libertés de la personne. En cas de conflit entre l’égalité entre les femmes et les hommes et la liberté de religion, l’égalité aurait priorité. Les tribunaux devraient aussi appliquer des règles plus strictes avant de suspendre temporairement une loi québécoise contestée.
Le texte prévoit une entrée en vigueur générale à la date de sa sanction pour plusieurs dispositions. La Constitution entrerait en vigueur le 24 juin 2026, ou plus tôt si le gouvernement le décide. Toutefois, plusieurs éléments exigeraient des règlements ou une décision gouvernementale avant de s’appliquer.
Le projet de loi n’aurait pas le même effet immédiat sur toutes les personnes. Il modifierait surtout les règles qui encadrent l’État québécois, ses relations avec Ottawa et l’interprétation des lois.
Pour la population :
Pour les organismes publics, les municipalités, les établissements d’enseignement, les ordres professionnels et plusieurs sociétés d’État, des directives gouvernementales sur les relations avec Ottawa pourraient s’appliquer.
Les effets concrets dépendraient toutefois de l’adoption du projet de loi, des règlements subséquents et de son interprétation par les tribunaux.
Aucune estimation financière détaillée n’est présentée dans le matériel fourni.
La mise en place d’un Conseil constitutionnel, la préparation d’une stratégie décennale et l’administration de nouvelles procédures pourraient entraîner des coûts pour l’État.
Des coûts ou délais supplémentaires pourraient aussi toucher les propriétaires, les organismes publics et les entreprises concernés par les avis de vente d’immeubles ou par de nouvelles contestations constitutionnelles.
Le refus de certains fonds ou programmes fédéraux pourrait également avoir des conséquences financières pour le Québec ou pour des organismes qui dépendent de ces ententes.
Les partisans pourraient soutenir que le projet de loi :
Ils pourraient aussi présenter le projet comme une façon d’accroître l’autonomie du Québec sans modifier immédiatement son statut au sein du Canada.
Les opposants pourraient faire valoir que le Québec ne peut pas, par une loi provinciale, établir unilatéralement une Constitution ayant préséance sur la Constitution canadienne. Ils pourraient contester la portée juridique réelle de plusieurs dispositions.
Ils pourraient aussi craindre que :
Les nations autochtones, les communautés anglophones et d’autres groupes pourraient également demander des précisions sur la façon dont leurs droits et leurs institutions seraient protégés dans ce nouveau cadre.