Le projet de loi no 395 modifierait trois lois québécoises pour mieux protéger les personnes qui achètent un véhicule d’occasion.
Il viserait surtout les ventes entre particuliers. Avant la conclusion de la vente, le vendeur devrait remettre à l’acheteur un avis de vérification obtenu de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Cet avis indiquerait si des droits, comme une hypothèque, sont inscrits sur le véhicule au Registre des droits personnels et réels mobiliers.
Le vendeur devrait garantir que le véhicule est libre de ces droits, sauf ceux qu’il aurait déclarés à l’acheteur. Il devrait aussi régler les dettes garanties par le véhicule, à moins que l’acheteur accepte de les prendre en charge.
Le non-respect de cette obligation pourrait entraîner une amende de 200 $ à 300 $.
La SAAQ devrait vérifier le registre lorsqu’elle traite une demande d’avis dans le cadre d’une vente entre personnes qui ne sont pas des commerçants. Le projet de loi prévoirait aussi une indemnisation pour l’acheteur si la SAAQ omet de mentionner dans l’avis un droit qui avait été correctement publié.
Pour les commerçants, l’étiquette obligatoire des automobiles d’occasion devrait indiquer le résultat de la vérification faite au registre.
Le projet de loi entrerait en vigueur à la date de sa sanction. La date précise n’est pas indiquée.
Les détails pratiques, comme la procédure pour demander l’avis et les règles précises d’indemnisation, ne sont pas indiqués dans le texte fourni.
Le projet de loi ne précise pas les frais que la SAAQ pourrait exiger pour produire un avis de vérification.
Les vendeurs pourraient devoir consacrer du temps et engager des frais pour obtenir l’avis avant la vente. Les commerçants devraient aussi modifier leurs étiquettes et leurs pratiques de vérification.
La SAAQ pourrait devoir effectuer de nouvelles vérifications et administrer le régime d’indemnisation. Le projet de loi ne chiffre pas ces coûts ni leur financement.
Les partisans pourraient soutenir que le projet de loi :
Aucune position officielle de partisans n’est fournie dans le texte.
Les opposants pourraient s’inquiéter :
Aucune position officielle d’opposants n’est fournie dans le texte.